On pourrait encore effectuer le changement de variables
x=. a -^ {b — a)rj,
qui ramène les limites de l'intégrale à être zéro et im, c'est-àdire indépendantes de «.
DES INTEGRALES DEFINIES iH
Iiitégralioli par les séries
89. Une méthode féconde consiste à développer en série le coeFQcient différentiel ou un des facteurs de ce coefficient.
f(^) = /"oC^) + / l(^) + • • • + fnÇoo) + R„,
R„ ayant pour limite 0 pour ?z = oo . On aura
et l'on pourra faire croître n à l'infini dans cette dernière égalité si
lim / Kndx = 0.
90. Considérons, par exemple, l'intégrale suivante étudiée par Fourier dans la théorie de la chaleur :
1=1 e -■'•-" Q.o'è'lbx dx.
Comme
ai. A (2hxY {2bxY , ,. (2b v]^"'
cos 2bx = 1 - ^-i- + '-^y^ -+-...+ (- 1)- ^4^^ + .
on aura
1= / e-'^dx -y I .x^e-'^'^lx -]-...
ou, en vertu de (30),
Le tel me général qui figure dans le crochet peut s'écrire
on aura donc enfin
e-^^ cos 2bx dx =\e-^'' ^iz. (31)
Mais, pour que la méthode précédente soit applicable, il faudra vérifier que
ri„j CiX ^ '0
a bien pour limite zéro. Or
en désignant par /"^mM- '(Oa?) un sinus ou un cosinus. On a donc
I , (2&^r' + ^ ,2 ^ (2bjj- + Kv'-'n(l + CO') , ' "»^ ' - (2m + 1) ! ^ ■- (2w~n)T ^ •
DES INTÉGRALES DEFINIES 117
Le module de / R,„fl?.2? est inférieur à
qui peut s'écrire
ou encore
^ r 25 h'-'" 2m + 2 &^"' + '- 1 2 L2m + 1 m ! "^ 2ô~^ (m -+- 1) ij'
et enfin
cette quantité tend évidemment vers zéro. L'égalité (31) est donc légitime.