‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieursChapitre 45 sur 201 · Euler a établi la formule · texte numérisé non relu

Euler a établi la formule

r(.)r(^ + i) ... r(.^ -i- ^) = (2.)'^-^ n— + 1 r(n^). (31) Pour la démontrer, formons d'une part le produit

dont le premier membre de (31) est la limite pour p = oo , d'autre part le produit

qui, pour p = oo , devient n-«=r(nî). Le quotient de ces deux produits

(p !y^n''^i' + ^ [np) ! p~^

est indépendant de z ; tout revient donc à chercher la limite de

POLYNOMES DE LEGENDRE FONCTIONS EULERIENNES 207

cette fraction pour p intîni, ou encore, ce qui est préférable, à calculer la valeur du quotient précédent pour une valeur particulière de z. Nous ferons :? = 1 et nous calculerons

Le dénominateur a pour valeur n—''{n — 1) ! ; le numérateur équivaut, à cause de la formule (22) à

irfi)x?r(2\ ?l--lir(?.'^

n \nl n \n n \ n

Or on a (formule 24)

sin —

ni \ n J . 27C sm —

tij . (n — 1) TT ' sm i ^ —

d'où en multipliant ces égalités, membre à membre, et tenant compte de la valeur, du produit calculée au n" 68

\nj \ n ) V 7z2'-«"

Finalement on aura

Q = ^ r- r- 2 2 7 T--i = (271) 2 ns'

^"~ ni (w — 1)! ^ ^

ce qui démontre entièrement la formule (31).

Signalons en passant la formule, que nous venons de rencontrer,

1513. La formule précédente permet d'évaluer une intégrale définie célèbre

1=1 log Y(oj)doo.

On a en effet, par définition, si nh = 1

I = lim [A log T h -h h iog r(2/0 -+- ... 4- A log r(nh)]

^- log 2Tr — ^ log n ^ = lim — -^^î =: fi loff 271

ou enfin

log r(j;)c?a; = log \^2t.

On démontrerait d'une manière analogue la formule de Raabe

log T(o:^dœ = a (log a — 1)4- log ^2tz. a

Formule de Stîrliiig-

153. L'objet de cette formule est d'és^aluer, d'une manière approchée, la fonction v {n-\-i)=nl. Signalons d'abord un premier procédé très rapide. Nous désignerons par E{x) le plus grand entier inférieur à ^ de sorte que, par exemple, la fonction discontinue -^ aura pour valeurs successives, suivant

POLYNOMES DE LEGENDRE — FONCTIONS EULERIENNES 209

12 3 que la partie entière de ce sera i, 2, 3 etc, -, -. - etc. La définition que nous avons donnée de l'intégrale définie n'exclut

a donc une signification très nette, et Ton peut écrire immédiatement en appliquant les formules les plus élémentaires :

=: log 2 -h 2(log 3 — log 2) -H ... -h ?î [log (/2, + 1) — log n] = il log (n 4-1) — ■ log n I

Prenons comme valeur approchée de E(^) la quantité .V — ;> qui n'en diffère jamais de plus d'une demi unité. L'inté-

gfale / '[ 2 dx a pour valeur ?î — 9 log (n — 1) et cette

Ji ' ^

valeur peut être prise comme valeur approchée de

^ Cl..

On en déduit que

log n! ou log r(;i -{- 1)

diffère peu de

(n + 2-^log(îH- 1)— îi.

I5d. Mais cette méthode rapide à l'inconvénient de ne donner aucune idée de l'approximation avec laquelle la dernière expression permet d'évaluer log Y[n -1- 1). Nous'allons exposer une méthode qui permet de serrer le problème de plus près

Calcul im'ikitésimal ^*

et qui a été donnée pour la première fois par M. Rouché (C.R.1890).

La relation bien connue (1. n° 162 form. 41)

log (n -f- 1) — log n = n r 1 -h 'tt-, Tn I ?

où n désigne un nombre entier positif quelconque, et 6 un nombre compris entre 0 et 1, peut s'écrire

12n(n H- 1) Elle devient

2 j [log {n-\- 1) — log wj..

quand on pose

On conclut de là

log cp(w) >> log œ(w -i- 1),

et

log ^{n) - ^ < log ^{n 4- 1) - ï2(7iqrT),'

en d'autres termes, des deux fonctions

tp(w), cp(w)e *^",

la première est décroissante et la seconde croissante, lorsque l'entier n croît. Si donc on désigne par p un nombre entier positif quelconque, on a les inégalités

ç>(n)e 1^" < tf(w -I- p)e '2(« + p) ^

POLYNOMES DE LEGENDRE FONCTIONS EULERIENNES 2ii

que l'on peut remplacer par l'égalité

cp(w -i- p) e ^ ' ^ ■'

dans laquelle G^, de'signe un nombre compris entre 0 et 1.

Il est bien aisé de déduire de cette relation la formule célèbre de Stirling pour l'évaluation approchée du produit 1.2.3...« lorsque n est un grand nombre.

En effet, la relation (34), appliquée au cas où n est égal kp, montre immédiatement que le rapport

a pour limite l'unité, lorsque;? croit indéfiniment. On a donc, pour/) = "=c ,

limo(p)=:iim?||^, (35)

ou, d'après (33),

limo(p) = lim^^/4. p 3. 3.^ ... ^—^. ^^4-j, (36)

et enfin, en vertu du théorème de Wallis,

lim cp(p) =z /2^ (a?)

Dès lors si dans la formule (34) on laisse ?i fixe en faisant croître p indéfiniment, on obtient

v/2ti

c'est-à-dire d'après la définition de ®(w),

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