‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieursChapitre 46 sur 201 · n = v/2Tt«n"e-"ei · texte numérisé non relu

n = v/2Tt«n"e-"ei

C'est la formule de Stirling, qui donne deux limites

entre lesquelles est compris le produit 1.2.3...?^. On peut récrire en prenant les logarithmes

log T{n -^ 1) = (^n 4- 2 j log n — « H- ^ log 2- -f- jy- . (30)

Le dernier terme tend vers zéro quand n croît à l'infini ; l'ensemble de ceux qui le précèdent constitue donc une valeur asympiotique de log r(« + 1). Cette valeur dilTère peu de celle que nous avons donnée à la fin du numéro précédent.

155. Kn réalité, la formule de Stirling est plus complète en ce qu'elle donne une expression du terme complémentaire

Si l'on écrit le développement en série

i 1 ± , jPl. r2 - '>'*• -4- -+- f \\n—^ £2 'ïi2n ,

les nombres B^, B. ... sont appelés nombres de Bernouilli. Ils ont pour valeurs

Dj — 7., Da — on» "3 — 19' °* — ÔTÎ

Cela posé, le terme complémentail'e do la formule de

POLYNOMES DE LEGliNDRE — FONCTIONS EULERIENNES 213

Stirling, donné en premier lieu par Euler dans le cas de n entier, est-

R ï^i Ai^ + ( 1).-1 __«,. L.

a- r— iV'O — — JVlj L

avec

Nous renverrons le lecteur, pour la démonstration, à l'ouvrage déjà cité de J. Bertrand.

La série, qui représente li,i, est divergente si/? croit à l'infini;

mais limitée comme nous l'avons fait, elle fournit bien une

expression qui tend vers zéro pour ji = ce • H }' aura lieu,

dans chaque cas, de choisir la valeur de p la plus avantageuse.

Dans sa thèse, M. Bourguet a démontré qu'il convient de

s'arrêter au rang p pour lequel p est le plus grand entier

inférieur à -n -+- -, 4- rn — .

Fonctions eulérîennes de première espèce

156, On appelle fonction eulérienne de première espèce et on désigne par la notation B{p, q) la fonction de deux arguments

^{j),q)= I xv-\\—xyi-'dx. (40)

Cette fonction est symétrique par rapport aux lettres p et q, comme on le voit en posant a; = 1 — ?/. On peut encore l'écrire

en remplaçant x par j-

i^(^' ^I) = \ ,. 1...... dx, (41)

OU encore

Bij3, ^7) = 2 / sin^ï-'io cos-^^-^toc^o), (41 &is)

en posant a? = cos^w.

15T. Intégrons le deuxièine membre par parties ; nous obtenons la nouvelle forme

d'où l'on déduit, en écrivant [1 — (1 — œ)] xv-"^ au lieu de cg^',

De même

^p,q - 1) = ^--"-^-2 Kv.q - 2)

d'ot

ou

Celte formule permettra de ramener le calcul d'une fonction B(;?,^) quelconque à celui d'une fonction où q serait compris entre zéro et un. On pourra de même réduire p à être entre zéro et un.

158. Supposons maintenant ^entier, et faisons dans la formule précédente k =-- q — 2 ; elle devient

POLYNOMES DE LEGENDRE FONCTIONS EULERIENNES 213

On voit directement que

B(îvi) = p;

donc

Si de plus p est aussi entier, cette formule peut s'écrire

et elle est ainsi mise sous une forme symétrique par rapport aux deux arguments.

1 59. V intégrale de première espèce dégénère dans celle de deuxième espèce si q devient infini. Pour le voir, revenons à la formule (42) où p est supposé quelconque ; remplaçons ^{p,q) par l'intégrale qui lui sert de définition et dans cette

intégrale, écrivons - au lieu de x. Nous obtenons la nouvelle

égalité.

I \ qJ p{p -h l)...{p-h q — i)

On peut maintenant supposer q infini ; le premier membre tend vers r(p), ce qui démontre la proposition énoncée, à savoir que

lim B(p,q) = T(p).

Mais la démonstration montre en outre, de nouveau, que l'on a

œi'-^e—'''dx= lim —, ^.0^ ~ — ^— j^.

160. Le lien entre les intégrales eulériennes des deux espèces est d'ailleurs beaucoup plus complet. Toute intégrale de première espèce s'exprime rationnellement en fonction tVintégrales de deuxième espèce.

Voici comment se démontre ce théorème : posons dans l'identité (27),

elle devient

r(-) = ?«= I y--^ e~'"'"Jdii

ce que nous écrirons

Après avoir signalé en passant cette importante formule qui permet de remplacer l'inverse d'une puissance par une intégrale définie, nous la mettrons sous la forme

-. L___^^ i — ^ / yv-^'i'^e-('+-)ydv

(1 -h xy + '1 \\p -i- q) -^

<:e qui permet d'écrire la formule (41),

B(;p,q) =z j ^'---^^d.v I yP + 'i-^e-i'+'-yodi/

ou^ en intervertissant l'ordre des intégrations^

POLYNOMES DE LEGENDRE FONCTIONS EULERIENNES 21?

Or la formule (43) nous montre que

I ccr-^e-^nidy = '^-

on a donc

B(P,5') - r(^^- / y^-'e-vdy

c'est-à-dire

BOM) = îM) (44)

I6t. Cette égalité va nous permettre de retrouver un certain nombre de résultats déjà obtenus autrement. Supposons

La formule (44) devient

D'autre part la formule (41) donne, dans la même hypothèse,

or l'on a vu n» (129) que

fjx z=. —.

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