‹ Analyse infinitésimale à l'usage des ingénieursChapitre 9 sur 201 · Soit par exemple /"(a:) = — ,(/?> 1). On aura · texte numérisé non relu

Soit par exemple /"(a:) = — ,(/?> 1). On aura

et

I dx 1

I ^ "■ 1 — p \bi'-^ al'b

dx 1 1

"^ \ —p ai'-^'

Si au contraire p est inférieur ou égal à l'unité, le symbole n'a plus de sens ; le second membre de (10) croit sans limite.

16. Il n'existe pas de règle générale pour reconnaître si / f{xyiœ est bien déterminée, pas plus qu'on ne sait en

général, reconnaître, si lintégrale 1 f {x)dx conserve un

sens défini lorsque /"(.z) devient infinie pour une valeur de x comprise entre a et b.

Voici deux théorèmes qui permettent de résoudre la question dans des cas assez étendus.

1 Tt. Si, pour X = Xo, f{x) devient infinie^ mais si le produit [x — ,2'o)*/"(^) conserve une valeur finie, a étant inférieur à

Vunité, rintègrale j f{x)dx, où l'on a a <iXo<ih^ aura un

sens bien déterminé.

Il suffit évidemment, à cause de la définition, de démontrer que chacune des intégrales suivantes

f{x)dûo et / f\oG)dœ,

a un sens bien déterminé ; la démonstration est la même pour les deux. Nous n'examinerons que la première. Soit A la limite du produit [x^ — œY f{x), on aura, pourvu que x soit suffisamment voisin de x^ {x ■< x^),

A - £ < (^„ ■- ccYr{x) < A H- £,

E étant un nombre donné aussi petit qu'on voudra. On déduit de là

et par suite

fJrï. *y ri.

Or l'intégrale qui figure dans le premier et dans le troisième membres a une valeur L bien déterninée. L'intégrale

j f[x)dx a donc une limite A X L bien déterminée.

De même, si ce produit ne tend pas vers zéro, et si a est supérieur

à l'unité, l'intégrale / fix^dx n'a pas de sens ; l'expression

croît sans limite quand t tend vers zéro. La démonstra-

DES INTEGRALES INDEFINIES 13

tion est identique à celle qui vient d'être donnée : on pourra, pour £ suffisamment petit, et en supposant, par exemple {Xo — xY f[x) positif, trouver un nombre n tel que l'on ait

ou, comme {x^ — a?)*est positif,

{ûG„ — x)

OU, en intégrant

f{x)dx >> n

ypCfj Xj L'intégrale du second membre a pour valeur

et croit sans limite lorsque e tend vers zéro.

18. Si, pour X infini, le produit x'' f{x) reste inférieur en

f {x)dx

aura une limite, pourvu que n soit supérieur à Vunité.

Supposons positives les quantités x, f{x), et par suite L, ce qui facilite l'écriture sans diminuer la généralité de la démonstration. On aura

oc'' f{x) < L,

d'où

et, en intégrant,

Lorsque x croît à l'infini, le second membre a une limite finie ; il en est donc de même du premier qui est une somme de quantités positives.

En particulier, si L est la limite du produit «" f[x), on aura

Au contraire si n est supérieur ou égal à l'unité et si le produit x" f{x) reste, pour x suffisamment grand, supérieur

f f [x)dx

n^aura pas de limite. La démonstration étant analogue aux précédentes, nous nous dispenserons de la donner.

19. Par exemple, les deux théorèmes précédents permettent d'affirmer que

/ dx

] {x — x^) {.X — x^ {ce — 0^3). .. ' ^ a

est infinie, tandis que

dx ^ , I dx

et

ont des valeurs bien déterminées, x^ étant une racine du polynôme soumis au radical et a un nombre inférieur à cette racine,

DES INTEGRALES INDEFINIES 13

mais supérieur à la racine qui est immédiatement inférieure à x^. A vrai dire une nouvelle difficulté se présente ici, les quantités soumises au radical pouvant être négatives ; mais nous supposerons, dans ce cas, qu'on a changé tous les signes, sauf à multiplier l'intégrale par sj — 1.

De même ^on peut affirmer que l e 'dx k une valeur

finie.

Rappelons que les théorèmes de la moyenne permettent d'aller plus loin. Nous avons vu par exemple (n** 9) que l'inté'Jfrale

dx

est comprise entre

2 ^'1 -li' 2'

L'intégrale

peut s'écrire

I = y e ~ ^''dxy «-'0

e ~ -'-"dx -+- / e~ ^''dx.

Pour les valeurs de x positives et inférieures à l'unité on aura

.oi - ,.1

/ e~ '■'- xdx <C / 6 ■" ^-'dx. ♦-^0 «-'0 :

La première expression peut s'intégrer complètement, car

on connaît la fonction primitive de xe ~'", qui est — ^ e "'" ;

on a donc

e-^ xdx = s 1

et

|(l -^-)< / e-Vx<l, (11)

en remarquant, pour écrire la dernière inégalité, que e"^" est toujours inférieur à un.

On aura de même, pour x compris entre 1 et oo ,

0 ■<! / e ~ -''dx <C I e ~ ^'xdx ou

0< / e'-'dx<^~. (12)

Donc finalement on aura^ en ajoutant les inégalités (il) et (12) membre à membre,

La valeur exacte de I est —f, comme on le verra dans le second chapitre.

30. Le tliéorème, énoncé au début du n° 18, impose à f[x) la condition d'avoir zéro pour limite lorsque x devient infinie. Mais cette condition n'est nullement nécessaire et f{x) peut être indéterminée. Nous en verrons des exemples dans le chapitre suivant.

DES INTEGRALES INDEFINIES i7

SI. H importe de vérifier que les propriétés établies aux n°^ 3 et suivants pour les intégrales ordinaires subsistent avec l'extension que nous avons donnée à ce mot.

Supposons d'abord que, pour x = c^ f[x) devienne infinie, mais que la fonction primitive '^{x) reste finie et continue. On a par définition

f{oc)d.v = lirn / f(x)dx -h h'ni / f {ci;)d.v

t^o ] z=oJ

= lim c{/(c — z) — vj{a) H- lim <^{b) — cp(c + £')

= cp(&) ?(«)•

Même démonstration pour les formules des n"'' 4, 5, 6 et 7.

HH. tl résulte des n°® précédents que le calcul des intégrales définies se trouve singulièrement simplifié lorsqu'on connaît l'intégrale indéfinie. C'est à la recherche de cette dernière intégrale que sera consacrée la fin du chapitre.

Intégration par jiarties

S3. Cette première méthode d'intégration est fondée sur la formule

d.uv = udo H- vdu, qu'on peut écrire

udv = d.uv — vdu, ou, en intégrant,

/ tidv = uv — Il

vdu. (13)

Calcul infinitésimal

Si Tintégrale I vdu rentre dans celles qui viennent d'être établies (ou qui s'en déduisent imnaédialement), lalormule (13) fera connaître / udv.

Page 1