‹ Application de l'algèbre à la géométrieChapitre 23 sur 160 · INTRODUCTION. ', O · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. ', O

trie, on parvient <4>uvènt à résoudre des questions qui, autre- # ment, exigeraient des»niisonnemens difficiles et compliqués. , /

8t Eu réfléchissant sur la* manière dont la dernière ques- • tion vient d'être traitée, ou voit que là résolution d'un pro- -

M blême ^e Géométrie par le secours^ de, l'Algèbre se compose de trois parties principales :

l°. Traduit* algébriquement J'énonce du problème j Ott le* mettre en équation; » .

» 2*. Résoudre V équation ou les équations j suivant que l'é- ' nonce renferme une ou plusieurs inconnues. ,

' * 3°. Construire ou évaluer en lignes les expressions algébriques •

■ auxquelles on est parvenu. * .

' Souvent^ il fauf y joindre une 4* partie' qui a pour objet la * discussion du problème ,,-ou l'examen de toutes les circons- ' tances qui y sont relatives. {Voyez le n° 5.) . . «t

Or, il en est des problèmes de Géométrie comme des pro~ #< *

' blêmes d* Algèbre, cfest-à-dire qu'il n'existe pas de règles bien fixes pour mettre un problème en, équation. Le précepte Çtabli en^ Algèbre est également applicable {voyez n° a) aux pro- • Mtiïus de Géométrie; mais la manière de le mettre en pratique ^ varie suivant les diffiérens problèmes qu'on peut avoir à résoudre. Cependant, npus développerons dans le troisième cba-. pitre une méthode générale à ce sujet. Dans celui-ci, nous n'emploierons que des artifices particuliers à chaque problème,

• parce que ces* méthodes, quoique indirectes, donnant .souvent des solutions plus simple/et plus élégantes que la méthode générale, il es^jiétoessaire de les faire connaître.

Les équations une foia obtenues, on peut les résoudre d'après les méthodes que «fournît l'Algèbre. Toutefois, les commençans ne sauraient trop s*e*ercer a faire les calculs adroitement, en cherchant à dégager1 le plus simplement possible les inconnues, dés équations qui ont été. établies.

' Quant à la troisième partie, qui a pour objet de construire les expressions des inconnues , les règles à suivre sont faciles et en petit nombre. Cest donc par le développement de cette dernière partie qu'il convient de commencer.

# § I". Construction des expressions algébriques.

gt Nous ne considérerons, dans tout ce qui Ta suivre, que des expressions rationnelles au irrationnelles du second degre^, c'està-dire des résultats provenant d'équations du premier ou do. .second degré.

Les expressions élémentaires^ c'est-à-dire les expressions à la construction desquelles on peut ramener toutes les autres, sont4 au nombre de six, savoir : *

(a, t, c, A... exprimant des nombres d'unités linéaires cou* ténues dans des lignes données).

I °. Soi t à construire l'expression <r s= a— &+ c— d -f- e . » .

C£ résultat, pouvant être mis sous la forme

* représente la différence entre la somme faite des lignes <*$ cr e. « . • , et la somme faite des lignes b , d. . . . *

D'abord , pour obtenir une ligne égale à a -f- c +*?+•••• ; Fig. 5- prenez sur une ligne indéfinie AX ( fig. 5 ) , et à partir du

point A"> ÀB = a, BC = c, CD sz « ; vous aurei ainsi

AD = a -+• c -f- *.

Porte* ensuite de D f*rs A, DE=6* EF=<£, ce qui donne

DF = i+d;

il en résulte nécessairement AF =sx a + e "4" * — * (^ + <0 — *• .On peut, avec la même facilité, construire les expressions * ar = 3a, a; = 5&....; tout se réduit * porter la ligne a ou 6 à la suite d'elle-même, plusieurs fois.

On a vu d'ailleurs | en Géométrie > le moyeu de diviser use droite donnée en a, 3, 4# 5« • • t parties égale»; ainsi ^ il ne

« „ Ola EXfBBSflKmS AUB&HIQUES. . , # ••II #"

serait pas plus difficile de construire les résultats x = ^r,

Par exemple , pour construire la dernière expression , il

suffit de diviser & en *] parties égales et de prendre 3 de ces parties; ou bien , de prendre une ligne égale à 3a > qu'on diviserait ensuite en 7 parties égales.

' 3°. i&h* d construire le résultat x=z — :

On en déduit la proportion c l a II b '. x \

d'où Ton voit que x est une 4" proportionnelle aux trois" lignes données c, a et i. J

Pour l'obtenir > forme* un angle indéfini XkY (fig. 6), et à Fig. partir du point A., prenez sur AX , AB =s c , AC = a , puis sur AT, AD*= b. Tire» BD */ mtf/ie?z par le point C, CE />a- « ~ rallèle à BD. La ligne AE sera la ligne cherchée.

En effet , on m , d'après cette construction ,

■» ah

AB:AC:;àD:àE, ou bien, c\a\\b\ AE ; d'où AE=— =x.

Autrement. Sur une ligne indéfinie AX > prenez AB=rc, fig.

ÀC — eu Du point B tirez une droite quelconque BT et prenez ■ BD sir b. Joignes AD^ ** |iar le point G menez CE parallèle à BY* La ligue CE sera la ligne demandée. Car on aura

ab : ac :: bd : ce, ou c : a :: b : ce. ,

3°. L expression x = — , ou x =

est une 3'

proportionnelle aux deux lignes a et c, puisqu'on en déduit

La construction est donc la même que celle de l'expression ' précédente.

On peut toutefois, dans certaines circonstances, lui substituer celle-ci:

OOKSTlUCTIOlf

*%• •■ êstr une ligné AB = c (Jtg. 8) , comme diamètre* décrit**

umé demi-circonférence; du point A. comme centre * et avec un

•rayon AC égal à*, décrivez un arc de certle oui rencontre ta

• demi-circonférence au point C} puis abaisse* la' perpendicu- .

taire CD sur AB. Von* aures AD pour la 3* proportionnelle

demandée. '

En effet, le triangle rectangle ACB «donne

ab:ac::ac:ad, on c:a::a:AD; d'où ad=««-=x. >

N. B. Ce mode de construction suppose évidemment que Pou ait a<^c. En outre, on ne l'emploie avec avantage qu'autant que, dans la figure du problème, il existe déjà une demicirconJerenoe décrite sur c comme diamètre , parce qu'alors il n'y a réellement que la perpendiculaire CD à abaisser. .

4°. Le résultat x= ^ ab exprime une moyenne propor- * ' tionnelle entre a et b j car on en déduit , %

x* = aX&| d'où alxllxlb.

Fi* 9. Pour la construire, prenez sur une ligne indéfinie AX

" ififr 9) deux parties AB = a , BC = b\ puis sur la somme AC

de ces deux parties j comme diamètre* décrive* une demi-circon-

fèrence et élevé* la perpendiculaire BD. Vous aurez BD'pour la

1 ligue cherchée.

En effet, le triangle rectangle ADC donne

AB:DB::DB:BC, ou a:DB::DB:4-, d'où DB= j/a*=x.

Fig.10. Autrement. Sur une ligne AB = a (fig. 10), décrive* une • demi-circonférence; prenez sur AB une partie AC = b* et éle-

vez en C la perpendiculaire CD. La corde AD est la ligne \ demandée. ' •

Car le triangle rectangle ADB donne

AB : AD :: AD : AC, ou a! AD;; AD: b ; donc AD as ^ab. •

lin]

* DES EXPRESSIONS AxaiBBigtnu. l3

5°. X = V'aï+b* exprime l'hypoténuse d'an triangle rec- • tanglç dont les deux côtés de l'angle droit sont a et b. ^

Format un pngle droit CAB {fig. 1 1 ); puis prenez AB=a,% Fîg.u. AC =ab,et tire* l'hypoténuse BC; vous aurez ,

se

= VaB+~AC — yV-f-6'

6°. x=» f/«* — ^a e*t l'un des côtés de l'angle droit d'un triangle rectangle dont Puyjpoténuse est a et l'autre côlé &.•

Premiers construction. Tracez un angle droit X AT (fig 1 a) ; ffg. w- *ur AX prenez AB =& , puis, du point B comme centre ^,e$ avec a /wztr rayon ., décrivez un arc de cercle qui coupe AT » /» u/s point>€u Vous ailrez ^C pour la ligue demandée. ,

En effet, cette construction donne

AO

= y Bc'-t A»* ou bien, AC s= i/o* — *ft = *•

Seconde construction. Sur AB=±a (fig, i3) , comme dût- F. '-" . mètre a décrivez une 4emi*circonférence; à partir du point • A , prenez, une corde AC=6. L'autre corde CET sera la ligne demandée. Cela est évident. '. *

Troisième construction. L'expression f/ a* — b* peut se

«iettre#ous la forme V(a-\-*b)(a — T>), et représente une moyenne proportionnelle entre les deux lignes a + Jeta— fc. •

Sur une ligne indéfinie AX , prenez AB = a (fig. i£) >et por- 'jrç- ,* te* b A B «h C, puis de B eh D, Décrivez sur AC , comme diamètre j une aimi-clrconférence, et élevez au point D /a perpen- \

diculaire DE» Vous aurez la corde AE pour la ligne demandée.

Car il résulte de cette construction,

AÊSrs=ACxAD=(a+6)(a— i); * .

d'où . AE= t/(a + 6) (a — b) = x.

1 o. De la construction des expressions y aa-f- i* et v aa— A* , il est facile de déduire «elle du résultat * '

OOMT»HOT101l

x = v/û*— *a + eft — d* + e*— . .

• ?lgi5*# D'abord, «wj» AB=a (fig. i5), co/nai* diamètre j décrit** f *i *ww* demi-circonférence ^ et à partir du poipf, A, prm** uœ - ' • corcfe*AC=ô; puis tirez l'autre corde BC. Vous aure**-

BC= t/iF^T?. ' * .

Soit posé 1/0* — ^ = »»; il en résulte c* — 6* =

etJa valeur de X devient x=!k /na-Hc* — d*-^- *• - • •

Prolonge* ensuite AC ûPtt/i* /Ktrti* CD zsr'ic , puw tires. BD; Tous aurez , •

. Soit . \/a%— *» + c*fi=n; d,oùô•— 6«+c* = »%

; il en résulte x-=^yn%^dk + e%....x t

-i? f Maintenant , *i*r BD, comme diamètre, décrivez une d* micirconférence ; prenez une corde DE=rf , et tirez BE. Vous aurez

' *• BE== V^n%^di=\/âT^T:+cT^à^. ' '

Continuez ainsi cette suite de constructions jusqu'à ce que . vous soyez parvenu» au dernier ries carré» qui entrent sous le radical de la valeur de x. " •

1 1 . La construction précédente sert principalement a évaluer en lignes les radicaux numériques.

Soitj pour premier exemple, à ^construire x*é=. |/i5.

On peut d'abord mettre cette expression sousjk forme. . . .

x= y 5 x3, et elle représente ainsi une moyenne proportionnelle entre 5 et 3.

Mais il est plus simple de la transformer -en cette autre ex- ; pression: xsac V/16 — 1 ■= V^(4)* — *•

Alors tout se réduit à construire un triangle rectangle dont l'hypoténuse est 4> et l'un des côtés est égal ai. - *

On trouvera de même

1 des Bxpaiwatr» AfcoiaRigvEs. tt

L'artifice consiste à décomposer le nombre sous le radical, flans la somme algébrique -de plusieurs carrés, ce qui est tôt* •jours possible. ,

On démontre même Ans l'analyse * algébrique , que toutnombre entier, s'il n'est pas un carré, est décomposante dans la somme de deux * trois ou quatre carrés au plus.

îa. Noua sommes actuellement en état de construire 1*» expiassions afgébriques les plus compliquées. Commençons par les monômes rationnels.

Soit proposée l'expression x = --^ — .

On. peut la mettre sous la forme x = — -y»X -•

* Tkàb • * •

Or, —7- exprime évidemment une Sf proportionnelle a«x

trois lignes* J, 2a et 4.

aaZ%

Soit donc cette ligne construite, et posons —j- = mj* il en

résulte xsi: i7» X - , qui exprime encore une ^proportion-* ize//e auxtrois ligneste , n» et c.

Soit encore à construire x =

ao'iV

^t. " * .* . „ , ûa* a b b c

Cfttte expression retient à ^^"gXjX/X/X-'

D abord, ^j, ou — ^ — exprime k#i* 4 proportionnelle aux lignes 3J, 2a et à. . "

Posant r- = m, ona

Or m * % ^présente une 4* vropoHwmelk wx lignes à

m et a.

Soit

it mX^=n, il en résulte * •

» • En continuant ainsi, l'on parviendra, à l'aide de aW? 4** * proportionnelles, à nue dernière ligne qui /•présentera la valeur proposée.

N. B. Xq «oroér* ife» 4° propordamnetes est toujours marqué par le degré, ou par la somme des exposons du dénorrsd*mteur. * • # m

# i3. Passons aux expressions fractionnaires polynômes.

%a*—Za*b+b%c So* à construire as = fl,aflfe + b. - -

* On peut d'abord l'écrire ainsi : - .

/ * Si ^ a^rès avoir supprimé le facteur a commun aux deux

termes, on pose — = ro, — = n, il en «suite , » * a a ».

' a(aa — - Zb -f- m) } * a — 26 + » ' •

* • et cette expression représente alors uni 4° proportionnelle aux *roi* lignes a — afc + n , a et ia — 3ft -f» m. * * •

Quant aux deux lignes m et n , on peut les construire facilement , d'après ce qui a été dit plus haut.

L'artifice de ces transformations consiste à mettre ' en évidence j au numérateur et au dénominateur, tous les facteurs littéraux, moins un, gin entrent dans Vun des termes. *

Il faut toutefois avoir le soin de* faire ressortir la lettre qui

DBS EXPRESSIONS ALGEBRIQUES. 17

entre le plus de fois comme facteur dans les deux termes de la fraction , parce qu'alors il y a moins de constructions partielles* à cause des réductions qui se présentent; mais ces simplifications demandent de l'habitude.

On trouvera pareillement que l'expression

e4 — zc?b+*ab%c — b*cd A . a(m — n+2c — p)

x=z — y- — — — 77-;-; — r> revient kx = — ^ ^SJL

2a6* — 36J — 4bc*+c*d 2a— 36 — q+r '

en mettant le facteur ab* en évidence au numérateur et le facteur b* en évidence au dénominateur, puis posant

a3 239 cd 4e* c*d

m=F> *=T' p — ^9 '=Tf rs=s TF'

Ces dernières expressions étant construites, on en déduit la valeur de x, qui est une 4* proportionnelle aux trois ligne» 2a — 36 — q-\-rya et m — n -f- 2c — p.

On peut remarquer qu'il y a beaucoup d'analogie entre ces transformations et celles qu'on exécute pour rendre les expressions algébriques calculables par logarithmes.

i4« Considérons maintenant les expressions radicales du second degré. v

Soit , premièrement, l'expression x = \/a% — bd*

On peut la mettre sous la forme x — 1/ a(a — — J;

et si l'on pose — = m, ligne facile à construire, il en résulte

expression qui représente une moyenne proportionnelle entre les deux lignes a et a — m.

Autrement. Soit fait »*= bd, il vient x= {/a*— n*\

d'où l'on voit qu'après avoir construit une moyenne proportionnelle n entre b et d, il suffit de déterminer l'un des côtés de l'angle droit d'un triangle rectangle ayant pour hypoténuse a, et n pour autre côté.

lS COKSTRUCTIOH

... , /a3 — aà'c + SA»

Soit , on second lien, x= W —~r .

Cette expression revient à celle-ci :

=vA

Ha-b)

quantité qu'on pent construire aisément «J'après ce qui a été d n° i3.

Désignant donc cette quantité ou cette ligne par m, ou ob tient x = \/b x m, expression facile à construire-

En général, pour toute expression radicale du second de gré, il suffit de mtttrten évident* , sous le radical > un denfac leurs littéraux qui entrent dont les termes du numérateur , ■ par exemple; le second facteur sous le radical est alors uj* expression rationnelle qu'il faut construire et désigner ensuit par m; 1s question se réduit finalement à construire ta valeu.

N. B. Si l'on avait une expression telle que x =a \J -

coefficient a

il faudrait commencer par faire passer le coefficient a sous \i radical, ce qui donnerait

Remarque importante sur FuouoGÉiiiiTt.

■ 5. Dans toutes les expressions que nous nous sommes proposé de construire, nous avons supposé,

i". Tous les termes du numérateur, tic même degré entn

DES EXPRESSIONS ALGEBRIQUES. I£

eux, ainsi que tous ceux du dénominateur; 2°. le degré du numérateur plus grand que celui du dénominateur, d'une unité < pour les expressions rationnelles, et de deux unités pour les radicaux.

Une expression est dite homogène, lorsque ces deux conditions sont remplies; et elles le sont, toutes les fois que, dans la traduction algébrique de l'énoncé du problème , on a désigné par une lettre chacune des lignes qu'on a dû faire entrer en considération. 11 suffit, pour se convaincre de la vérité de cette assertion , de réfléchir sur la nature des relations que fournit la Géométrie pour la mise d'un problème en équation. Ce sont, en effet, ou des proportions entre des lignes exprimées chacune ' par une lettre; ou bien, des égalités entre des surfaces (telles que la proposition du carré de . l'hypoténuse et celles qui en dépendent). Mais une surface est toujours exprimée , soit par le carré d'une ligne , comme aa, soit par le produit de deux lignes, comme ab\ donc les équations du problème doivent être elles-mêmes homogènes, c'est-à-dire que tous leurs termes doivent être de même degré. D'ailleurs, on sait que toutes les transformations exécutées sur des quantités homogènes conduisent nécessairement à des résultats homogènes.

Ainsi , soit x = — - , d'où Àx = B , le résultat auquel on

est parvenu pour l'une des inconnues.

i°. B et A doivent être séparément homogènes;

a°. Gomme x exprime déjà une ligne, il faut que A soit d'un degré moindre d'une unité que B; autrement, l'équation Ax=B ne serait pas homogène. '

Donc enfin, dans l'expression x = ~j- , les deux conditions

énoncées ci-dessus doivent être satisfaites.

Quant aux radicaux du second degré qui peuvent être généralement représentés par x=l/A, comme on en déduit x* = A, et que le premier membre xa exprime une surface, il s'ensuit que le second membre A doit aussi exprimer une sur-

20 OOWTlUCTiOK

face. Donc, si A est fraction ne ire, le degré du numérateur dsît surpasser de deux unités celui du dénominateur.

Mats st , dans la vue de rendre les calculs plus simples, m convient de prendre ponr unité l'une des lignes que l'énoncé àa problème prescrit de faire entrer dans le calcul , comme les diverses puissances de i sont égales a i, le degré de chacun ds ternies où cette ligne se trouvait élevée à diverses puissances, doit nécessairement diminuer d'une ou de plusieurs unités; et, dans le résultat obtenu pour la valeur de l'inconnue , les deu conditions de l'homogénéité doivent, en général, cesser d'exister.

Par exemple , si dans les expressions

ab a<rVc a" — bd

, elles se réduisent à

— gv+jg

on suppose t

'ïZFg'

Cependant, comme la construction de la ligne cherchée dépend des grandeurs de tontes les lignes données , et , en particulier , de la ligne prise pour unité j il faut préalablement h rétablir dans l'expression de x; ce qui n'offre aucune difficulté, car, en désignant cette ligne par une lettre, m, par exemple, il suffit de l'introduire dans les différent termes, comme facteur , il une puissance d'un degré tel que tes deas conditions d'homogénéité soient remplies.

.. ■ .,„ «*— an+3ftc

Ainsi, soit I expression x= r * — .

* a — aA'+i '

qui n'est pas homogène, parce qu'on a supposé l'une des lignes de la question égale à 1 . /

Puisque l'un des termes du numérateur est du 3" degré, et qu'un de ceux dn dénominateur est du 2* degré , tous 'les autres ternies doivent être respectivement ramenés à ces mêmes degrés.

Donc, en désignant par m la ligne prise pour 'unité, ou a

DBS EXPRESSIONS AldéBHIQUES.

a8 — aam* + 36cm pour 1 «pression, x = am^ + m,

ai

qui peut se

construire d'après les règles établies précédemment.

De même, x^^-^^j, devient __-^-^ — .

Soit encore a?

Chacun des termes, sous le radical, devant être du a* degré,

dm1

aef" aefm ce cem* a*f atf on transformera ^ en -^-, ^ en -^-, 3- en 35; et

l'expression deviendra

ST + "jg^ dm7'

Posant alors

'-Ï-T^i «f-^xÇ.

cent

* ce .. „ m* ,, . . /ce m*

F=7x7i do* «"^7*7;

et construisant/», 9, r, d'après les principes connus, on obtiendra pour x la valeur x = v/pa + ça— r* , expression qui rentre dans celle du n° 10.

16. JV. B. Dès qu'on applique l'Algèbre à une question de Géométrie, la représentation des lignes de l'énoncé par des lettres , suppose toujours qu'on ait pris une certaine ligne pour unité; mais il faut distinguer deux cas :

Ou le résultat auquel on parvient, pour l'expression de l'inconnue , est homogène; ou bien , il ne l'est pas.

JJane le premier eaêj la connaissance de la ligne prise pour est indifférente à la construction du résultat.

Dans le tecond, cette ligne est, pour ainsi dire , en évidence,

>n introduction dans le résultat est indispensable pour la ftruction.

n doit donc , jusqu'à un certain point , distinguer deu :cea d'unités linéaires : I'cne qu'on peut appeler Vunité imite; c'est celle qui correspond à des résultats immédiatement logènes, et que la représentation algébrique des lignes sup- ! toujours, au moins d'une manière tacite; I'autke, qui it alors V unité explicite; c'est une des lignes données de ueatiou, que, pour simplifier le calcul, «n a juge' à prode faire égale à i. Son rétablissement dans le résultat calcul est toujours facile , au moyen dés deux condition} unogénéité.

tous aurons sourent, surtout dans le a" chapitre, occasion >pliquer ces derniers principes.

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