‹ Application de la méthode vectorielle de Grassmann à la géométrie infinitésimaleChapitre 5 sur 30 · GÉNÉRALITÉS · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS

Pour que ce plan contienne la tangente en M il faut que l'on ait

[^.fjn] = o, (2)

relation qui exprime que le vecteur n doit être perpendiculaire à la tangente en M.

Le point M, infiniment voisin de M est déterminé par

// flv W d\v h"" d'.v

h étant l'accroissement donné h la variable indépendante t. Le plan (i) devant contenir ce point, on a

\ dt \ A 1.2 L 0^/- I J 1.2.3 L rf^' I J

Le premier terme est nul en vertu de la condition (2) ; supprimant le facteur — et faisant tendre h vers zéro, on aura finalement

Le vecteur n doit donc être perpendiculaire à la fois aux vec-

djc d^x ,

teurs -V- et -rr- ; on peut donc écrire

dt df '■

\r dx d\vl î r dx r/-.r -|

n = I -7- -rr I O" r^=l -r- -J-r h

|L df dl' A I L (ft dt- J

et l'on obtient pour l'équation du plan osculateur

r,. , dx d\v "1

On reconnaît immédiatement que, dans le cas où la variable

d-x indépendante est l'arc s, le vecteur x" =^ -^ est perpendiculaire

au vecteur tangentiel. En effet de l'égalité

a4 DES COURBES GAUCHES

on tire

'A dF]

as

Le vecteur x" contenu dans le plan osculateur et dirigé perpendiculairement au vecteur tangentiel détermine la direction de la normale principale. Soit Cx le vecteur-unité qui fixe cette direction ; on aura

ou

lod x" v'y'£

§ 2. — Courbure et rayon de courbure.

4. — Eltudions la variation de la direction de la tangente lorsque le point de contact se déplace sur la courbe (C). A cet efFet, considérons la courbe sphérique (F) décrite par l'extrémité du vecteur-unité y mené par le point 0 parallèlement au vecteur tangentiel e„, lorsque celui-ci se déplace d'une manière continue sur la courbe.

La courbe (F) porte le nom d'indicatrice sphérique des tangentes. A tout point M de la courbe (C) correspond un point M„ de la courbe (F). On a la relation

L'angle formé par les tangentes menées aux points infiniment voisins M et M' sera mesuré par l'arc M^M^' de la courbe sphérique.

La limite du rapport de cet angle à l'arc MM' porte le nom de

courbure de la courbe en M. En désignant cette limite par — ,

on aura

— =rnod -j- =Vy'i

ds

Le nombre p ou l'inverse de la courbure porte le nom de rayon de courbure. De l'équation de la courbe sphérique

V = e„ is\

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