‹ Avant-projet d'un chemin de fer de Strasbourg à Mulhouse et à Bâle, demandé en concessionChapitre 10 sur 18 · DU TRACE EN PARTICUUER · texte numérisé non relu

DU TRACE EN PARTICUUER

Station à Strasbourg.

Ne voulant pas entamer, pour Favant-projet que nous avons étudié, les longues conférences avec le génie militaire , qui précéderont tout projet d'entrée dans la ville de Strasbourg , nous avons arrêté provisoirement notre tracé hors de la ligne des fortifications ; mais l'importance de Strasbourg, d'une part, et de l'autre, la difficulté de construire dans la zone militaire d'une manière durable les établissemens de tout genre que nécessite un chemin de fer , nous ont engagé à préparer notre tracé de telle sorte qu'il pût être ultérieurement prolongé jusque dans l'intérieur de la place.

Or , nous croyons avoir choisi le point pour lequel le génie militaire fera le moins d'opposition , vu que ce côté de la place est inabordable. C'est entre la porte de l'Hôpital et la porte d'Austerlitz , et en franchissant l'enceinte du corps de place à une hauteur convenable , au moyen d'une courbe de 5oo mètres de rayon, qu'on arriverait au milieu des bàtimens de peu de valeur qui séparent la rue des Jardins et celle 4es Bouchers, emplacement sur lequel il serait facile d'établir une station.

Néanmoins , en s'arrétant hors de l'enceinte près du chemin communal qui, de la porte de l'Hôpital, aboutit à la route royale N^ 68 de Strasbourg à Baie , on se trouve encore fort près de la ville; et la station est mise en communication avec l'intérieur par la porte de l'Hôpital. C'est en ce dernier point que nous avons fixé provisoirement notre station.

Nous disons provisoirement , car si le chemin de fer de Paris à Strasbourg était mis à exécution , tel qu'il a déjà été étudié, l'on pourrait proûter, pour l'entrée dans Strasbourg , des arrangemens pris entre l'administration et l'autorité militaire. Il est peu probable qu'on autorise plusieurs entrées dans la place ; tous les chemins de fer aboutissant à Strasbourg , devront sans doute avoir une entrée commune. Cette question ne peut manquer d'être prochainement résolue , et sa solution pourra modifier notre tracé aux environs de Strasbourg.

Dans l'avant-projet du chemin de fer de Paris à Strasbourg , le tracé pénètre dans la ville y à côté de la porte de Saverne , au droit des terrains vagues qui avoisinent la nouvelle Halle-aux-blés ; mais la partie des fortifications qu'il faudrait traverser , est trop voisine des points d'attaque , pour qu'on n'éprouve pas de grands obstacles de la part du génie militaire : si l'on restait en dehors de l'enceinte , on aurait une station assez éloignée du centre de la ville. Sous ces deux rapports , le choix que nous avons fait , est plus avantageux. Nous avons néanmoins indiqué sur notre plan les lignes de raccordement de notre tracé et de celui de Paris à Strasbourg , laissant à l'administration l'initiative qui lui appartient dans une pareille question.

Pour compléter notre opinion sur ce sujet , nous ajouterons que dans le cas où les chemins de fer auraient sur un même point , accès dans la place de Strasbourg y nous doutons qu'on y trouve un emplacement assez convenablement disposé pour que le service de chemins de fer y tels que celui de Paris à Strasbourg y de Strasbourg à Baie , de Strasbourg à Manheim puisse se faire sans confusion et dans les conditions d'ordre et de sécurité si nécessaires et si difficiles à remplir. L'établissement et l'organisation des stations de chemins de fer, présentent dans tous les cas d'assez grandes difficultés, mais principalement lorsqu'elles sont le centre de plusieurs lignes. On peut s'en convaincre par l'exemple des chemins de Belgique. Il serait donc possible que des considérations de ce genre fissent décider que les chemins de fer aboutissant à Strasbourg y seraient arrêtés en dehors de la ville.

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