‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 10 sur 686 · CHAPITRE VI DES ÉDITIONS DE L’AVESTA · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI DES ÉDITIONS DE L’AVESTA

L'honneur d’avoir édité le premier un texte avestique revient à E. Burnouf. Cet illustre savant commença en 1829 la publication du texte lithographié du Vendidâd Sâdé et la finit en 1843. Olshausen fit paraître en 1829, à Hambourg le commencement d’une édition imprimée du Vendidâd. 11 s’arrêta au chap. IV. 7. 11 s’était surtout servi du texte de Paris, tout en en collationnant d’autres. Lassen, le savant indianiste de Bonn, publia en 1851 les cinq premiers chapitres du même livre, révisés d’après plusieurs manuscrits.

Pendant ce temps, le docteur Spiegel d’Erlangen, dont le nom résume la science éranienne, préparait une édition complète du livre sacré dont l’étude préoccupait le monde savant depuis les travaux d’AnquctU. Il collationnait les manuscrits du texte et de la traduction pehlvie, étudiait les livres parses; après avoir mûri son œuvre, il se mit à l’exécuter en 1852 et publia successivement les dix premiers chapitres du Vendidâd (Leipzig, 1851) puis le reste du Vendidâd avec la version pehlvie (Vienne, 1853) et enfin le Yaçna et le Vispered avec la même version (Vienne, 1858). Spiegel n’alla pas plus loin, probablement parce que dans l’entre-temps Westergaard, professeur à l’Université de Copenhague, avait achevé une édition critique de VAvesta tout entier. D’autre part, Hermann Brockhaus, professeur à Leipzig, avait fait paraître le Vendidâd Sâdé \vci\mme en caractères européens; c’était celui de Burnouf, mais Brockhaus y ajouta les variantes, souvent importantes, de l’édition de Bombay, beaucoup plus correcte que celle de Paris.

Tels sont les moyens dont on dispose pour l’étude de VAvesta : trois éditions indépendantes, avec apparatus criticus, de VAvesta proprement dit. Mais une seule du Khordah Avesta. Il est vrai que tous les manuscrits de (|uel(iue valeur ont été collationnés et que l’on gagnerait peu de chose à en étudier d’autres. Toutefois, il en est dans la collection de Haug, qui ont une importance proi>re et que nous espérons bien pouvoir réviser. J. Piétrazewski a aussi édité à Berlin les trois livres du grand Avesta, mais il n'a fait que rejjroduire à peu de chose près le texte de Spiegel. Pour le Vendidâd, son livre offre l’avantage que les versets sont numérotés. Mais la traduction qui accompagne le texte est une œuvre fantaisiste qui en reproduit à peine de temps en temps un mot. Voy. Piétrazewski, Zend-Avesla ou plutôt Zen-Dawasta (Berlin, 1858-1862).

Le texte de Westergaard est divisé d’une toute autre façon que celui de Spiegel. Ce dernier a suivi la version pehlvie; ses paragraphes sont plus courts. Ainsi le Vendidâd I. compte quatre-vingt-un paragraphes ou versets dans l'édition de Spiegel et vingtet-un seulement dans celle de Westergaard. Les caractères employés par le savant danois ne sont pas les mêmes que ceux de Spiegel. Leur forme diffère sensiblement en plusieurs points ; ils sont outre plus fins et moins clairs.

Ou trouvera aussi des extraits du texte avestique dans les Decem excerpta et les

INTRODUCTION

Oâthâs de Kossowicz ; à la fin du Handbuch der Zend Sprache de Justi (ceux-ci en transcription) dans le Handbuch de W. Geiger et dans notre Manuel de la langue de VAvesta dont une seconde édition, revue et augmentée, sera bientôt sous presse ('),

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