Enfants des ténèbres
58. La propre nature des méchants, par l’effet de leurs propres actions, les précipitera dans ce lieu pour (y mener) l’existence la plus misérable.
XXlII-59. Créateur des mondes, Ahura-Mazda, Être pur! Comment pourront-ils se purifier ces hommes qui ont mangé de la chair (‘) d’un homme ou d’un chien mort.
XXlV-60. Ahura-Mazda répondit : Ils sont impurs (à jamais) ô saint Zarathustra !
61. Ces hommes sont destructeurs des familles, destructeurs des esprits (^) ;
(■) Litt. : du cadavre.
(2) Spiegel pense qu’il s’agit ici d’un supplice mérité par ces hommes et qu’on doit les enteri'er vivants. Mais les doctrines de l’Avesta sont tout-à-fait contraires à cette pratique. Les rois Achéménides, il est vra\ violaient les lois de la religion mazdéeune, mais l’Avesta lui-même ne peut autoriser cette violation. D’ailleurs les §§ 67-69 montrent qu'il n’est ici question que des résultats funestes de ces prétendus crimes. Pour suivre le savant interprète il faut traduire le § 62 : Qu’on enlève à ces hommes, alors que le texte dit: ces hommes (ces criminels dont il s’agit), enlèvent, etc. L’explication ‘de Justi, ces hommes sont des creusements de cavernes, est forcée et inadmissible.
FARGARD VII.
62. Ils enlèvent aux yeux la vue claire (*) (et produisent la cécité).
63. La Druje Naçus s’élance sur eux (et les pénètre) jusqu’aux ongdes ;
64. Ils sont désormais impurs pour toujours, pour l’éternité.
XXV- 65. Créateur des mondes, Ahura-Mazda, Etre pur! Comment se purifieront-ils ces hommes qui souillent le feu ou l’eau par le contact d’un cadavre avec ses immondices(^)?
XXVI- 66. Ahura-Mazda répondit : Ils sont impurs (à jamais), ô saint Zarathustra.
67. Ils favorisent la puissance du chien Madhaka, ces méchants qui se livrent à la Naçus (^).
68. Ils favorisent l’action de la sécheresse destructive des pâturages, ces méchants livrés à la Naçus.
XXVII-69. Ils développent la puissance de l’hiver, cette création des dévas qui tue les troupeaux, répand la neige et les inondations ; de l’hiver pernicieux (‘), méchant, source des maux ; (telle estl’œuvrede) ces hommes pervers qui se livrent à la Naçus.