‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 166 sur 686 · Un chef de district, pour un quadrige · texte numérisé non relu

Un chef de district, pour un quadrige

XLII-110. S’il soigne en premier lieu, la femme d’un chef de nmâna, son salaire sera de la valeur d’une ânesse.

111. Qu’il traite l’épouse d’un chef de village, pour la valeur d’une vache ;

1 12. L’épouse d’un chef de clan, pour la valeur d’une jument ;

113. L’épouse d’un chef de district, pour la valeur d’une chamelle ;

114. Un enfant d’un village, pour le prix d’une bête de trait de grande espèce.

XLIII-115. Qu’il soigne une bête de trait de grande espèce, pour la valeur d’une semblable bête d’espèce moyenne;

116. Une bête de trait d’espèce moyenne, pour une de petite espèce ; une bête de trait de petite espèce, pour la valeur d’une tête de petit bétail ;

117. Un animal de cette espèce, pour la valeur de la nourriture d’un bœuf.

XLlV-118. S’il se présente à la fois plusieurs médecins, ô saint Zarathustra ! qui traitent par incision, par médicaments ou par des prières conj aratoires ;

119. Que l’on recoure à celui qui guérit par (les parolesde)laloisainte(^).

120. Car celui-là est le médecin des médecins, qui guérit par (les paroles de) la loi

121. Et qui exerce l’art de guérir pour le bien d’un hommejuste(®).

(q Litt. : en coupant, par la coupure.

(2) 11 s’agit des prières liturgiques ayant une vertu magique, surnaturelle, comme l’indique le qualificatif zend et non d’une parole quelconque de bénédiction. Pehlvi « afrin. »

(5) Ou bien de valeur infime; le texte distingue peut-être l’âne, le cheval et le chameau.

(*) Glose pehlvie : qui emploie les incantations.

(q La médecine conjuratoire était en grand honneur en Arye comme chez tous les peuples superstitieux. V. fargard XX. Le sens que nous donnons aux derniers mots de ce § est celui que nous indique la nature de la loi de Zoroastre. Cette dernière ne connaît pas de but plus élevé que le bien

FARGARD VII.

XLV-122. Créateur des mondes! combien de temps (*) après qu’un cadavre humain a été déposé sur le sol exposé nu au jour, regardant le soleil (^), la terre redevient-elle libre Q?

XLYI-123. Ahura-Mazda répondit : La terre redevient libre, ô saint Zoratliustra ! un an après qu’un cadavre humain a été déposé sur le sol, exposé nu au jour, la face tournée vers le soleil.

XLVII-124. Créateur des êtres visibles ! Combien de temps après qu’un cadavre humain a été enfoui dans la terre, celle-ci redevient-elle libre?

XLVlII-125. Ahura-Mazda répondit : Cinquante ans après, ô saint Zarathustra ! que le cadavre humain a été enfoui dans le sol, la terre devient libre.

XLIX-126. Créateur des êtres visibles ! Combien de temps après qu’on a déposé un cadavre humain dans un dakhma, la terre en redevient-elle libre ?

L-127, Ahura-Mazda répondit : Pas avant, ô saint Zarathustra, qu’il ne se soit mêlé à la poussière.

128. Presse, ô sage Zarathustra! tout ce qui habite ce monde visible de travailler à la démolition (^) des dakhmas.

LI-129. Celui qui a démoli une portion de dakhma, grande seulement comme (la longueur de) son corps,

130. A effacé toutes ses (fautes de) pensées, paroles et actions (^).

131. 11 a expié toutes ses pensées, toutes ses actions (coupables).

LII-132. Les deux esprits n’auront point à lutter (®) (contre Anro-

Mainyus) au sujet de cet homme.

des sectateurs fidèles de ses ordonnances. Pehlvi : Celui-là est le bon d’entre les méde(ûns ciui ne fait point de mal et qui guérit, etc. (Le texte pehlvi contient une répétition eri’ouée des mots : ne fait pas).

(0 Litt. : Après ou par une déposition de combien de temps, d’un homme mort en gisement (çaêrê de ci?) sur le sol, avec la couvei’ture de la lumière.

(-) Regardant le soleil ou sous le regard du soleil. Cette dernière interprétation a l’avantage de mettre plus d’harmonie entre les deux termes, les deux épithètes. Le pehlvi, dans les deux expressions différentes des §§ 122 et 123 laisse le choix entre les deux interprétations.

(3) C’est-à-dire : proprii juris, telle qu’on puisse en faire ce qu’on veut. — La racine hvaf qu’admet Spiegel (avec le sens de pur, bon) ne se retrouve nulle part bien que l’occasion d’employer ce mot, s’il existait, se présentât fréquemment. Le pehlvi rend l’idée et non le mot.

(*) Litt. : au creusement pour défaire. Bien singulière est cette horreur des dakhmas, que les principes delà loi rendaient nécessaires. Comp. farg. 111, p. 30

(5) Les plus grandes fautes sont anéanties, dit la glose, de grands mérites lui sont acquis.

(®) Litt. ; la lutte n’incombera pas aux deux esprits. — Pehlvi : Les deux esprits ne seront pas en lutte touchant cet homme. — Quand cet homme mourra, les deux esprits qui jugent les âmes et les conduisent au ciel, n’auront point à lutter contre les dévas (il s’agit de Mithra et de Craosha). Cet homme ira tout droit au ciel. Spiegel et Justi ti'aduisent : les deux esprits n’auront pas à lutter entr’eux. Il s’agirait donc d’ .Ahura-Mazda et d’Aiiro-Mainyüs. Mais cela est impossible, car Ahura- Mazda ne lutte pas directement contre l’esprit du mal.

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