‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 191 sur 686 · Afin que le feu se consume au plus tôt · texte numérisé non relu

Afin que le feu se consume au plus tôt

242. Qu’ils déposent sur la terre un premier (®) faisceau de bois,

LXXVI-243. A la distance d’un vitaçti du feu qui brûle le cadavre.

244. Qu’ils le défassent et le disjoignent pour qu’il se consume au plus tôt.

245. Qu’ils déposent à terre un second faisceau, à la distance d’un vitaçti du feu qui brûlait le cadavre.

LXXVII. Qu’ils le défassent et le disjoignent, afin qu’il se consume au plus tôt.

LVXXIII. Qu’ils déposent le troisième faisceau, le quatrième, le cinquièrne, le sixième, le septième et le huitième, de la même manière, qu’ils les défassent et les disjoignent pour qu’ils se consument au plus tôt(®). Le neuvième sera déposé sur la terre à la même distance du premier feu.

(1) Ce passage n’est qu’une reproduction du § 3, ch. VII; la construction grammaticale indique une interpolation.

(*) Dont le feu sort par le frottement.

(5) Us doivent allumer à la fois et du bois nouveau, et de celui qui formait le bûcher. Au premier se rapporte le § 237, au second le § 238. — Spiegel traduit : Ou s’ils sont réunis au feu, des bois qui vont au feu (?). — Qu’ils allument. Pehlvi, idem, avec la glose : Qu’ils portent du bois, des branches dans ce feu.

(^) Tout cela est résumé dans le Rivâiêt, Cod. XII. p. 115, lequel ordonne de disperser les tisons, de les déposer à un empan du bûcher et d’en reporter un, en son lieu, pour être gardé. Comp. l’introduction de ce Fargard.

(») Ou plutôt ; d’abord, en second lieu, en troisième lieu, etc.

(6) Le texte répète les indications des §§ 244-245 pour chacun des faisceaux.

FARGARD VIII.

LXXIX-246. Si alors, ô sage Zoroastre ! on apporte du bois selon les dispositions de la loi (pour attiser ce feu),

247. Du sandal, de ragallochum, du grenadier ou d’autres arbres odoriférants,

LXXX-248. De quelque côté que le vent emporte les parfums (s’échappant du feu),

249. Le feu d’Ahura-Mazda viendra de là, terrible comme un guerrier, vainqueur de mille ennemis (‘), pour les dévas,

250. Ces esprits méchants, issus des ténèbres, doublement redoutable aux Yàtus et aux Pairikas.

LXXXI-251. Créateur des mondes! Si quelqu’un reporte au Dâityôgâtus(^) un feu qui brûlait un corps mort;

252. Quelle sera sa récompense après la séparation du corps et du principe de connaissance ?

253. Ahura-Mazda répondit: (Il sera récompensé) comme si, sur cette terre visible, il avait reporté au Dâityôgatus, dix mille faisceaux enflammés ;

LXXXII-254. Et s’il y met du bois selon les prescriptions de la loi, du sandal, de l’agallochum, du grenadier ou quelqu’autre bois odoriférant ;

Page 1