XCI-265. D’un four, d’un bûcher
XCII-266. D’une hlanchisserie(^), d’un endroit où se gardent les bestiaux, d’un lieu de campementi^') ou d’un foyer
XClII-267. Et le transporte au Dàityôgâtus,
XClV-268. Quelle sera sa récompense après la séparation du corps et de Pâme ?
XCV-269. Ahura-hlazda répondit : (11 sera récompensé) comme s’il avait transporté au Dàityôgàtus soit 500 ou 400 faisceaux en flammes, soit un nombre égal aux étincelles Ç) et aux bois du bûcher (®) ;
XCVI-270. Ou comme s’il avait reporté au Dàityôgàtus soit 100, 90, 80, 70, 60, 50, 40, 30, 20 ou 10 de ces faisceaux (selon le feu auquel ils
(') ^ peut-être du fumier. C’est cependant peu probable, car il s’agit non de feux contaminés mais simplement de ceux qui sont employés aux usages profanes. Ce pourrait être aussi un feu brûlant des restes, des débris. Cp. Sadder, P. XI. inilio.
(2) Comp. sanscr. yâva, pour la leçon yâvo. Ydmô égalerait jûm, verre, gobelet. Voy. Ardâ F.V. 11.29. Les Rivâiêts semblent entendre par là un feu qui cuit des briques (tâvechpaz.) Cependant, ce rapprochement n’est pas sûr; tout point d’appui lui manque dans le texte du Vendidâd Sadé.
(*) Le sens des termes zends correspondant à ces mots et aux autres imprimés en italique, est encore entièrement inconnu ; on ne peut en donner qu’une explication toute conjecturale. Les premiers semblent indiquer une matière qui se fond deux fois.
(*) Sa place dans la phrase indique un métal inférieur au fer.
(") Ou d’un foyer de foulon (Rivâiêt : gâzar).
(®) Campement de chasseurs ou lieu de parcage des chevaux. — Oserait-on y voir un dérivé de cliahar, saliar, sucre; une sucrerie?
(") Peut-être aussi ; des scories. Ce passage se trouve au n» 288, initio, du Vendidâd Sadé.
(8) Vendidâd Sadé, 289, initio. Le texte répète, pour chaque feu et chaque degré de récompense, la formule des §§ 251-2Ô7.
On se demande comment le premier venu pourrait ainsi reporter au pyrée le feu qui sert à un artisan. Ce passage trouvera peut-être son explication dans les usages de la Perse du XVIP siècle, usages que l’on peut atrihuer sans hésitation aux temps antiques. Or, à cette époque, les artisans persans, les orfèvres même ne travaillaient presque jamais à leur domicile; ils se transportaient chez leurs clients avec outils et fourneau. Ce dernier, simple et portatif, s’établissait dans les cours ou sur le chemin, et là l’artisan allumait son feu et travaillait. Vopération terminée, il emportait ses ustensiles, laissant le feu s’éteindre de lui-même. Il était alors facile au client ou au passant même d’exécuter les prescriptions de la loi. Cf. Chardin. Voyagez, IV. 214-215.
FARGARD VIII.
ont été enlevés) et s’il y met du bois selon les rites, du sandale, du grenadier, de l’agallochum, ou de quelqu’autre bois odoriférant; de quelque côté que le vent emporte les parfums, le feu d’Ahura-Mazda viendra de là,terrible comme un vainqueur de mille ennemis pour les dévas, esprits méchants, enfants des ténèbres, redoutable pour les Yâtus et les Pairikas.
XCVII-271. Créateur des mondes! Comment se purifieront les hommes qui se seront arrêtés sur un cadavre dans un endroit écarté, dans un lieu caché? (‘) (De telle sorte qu’ils ne l’ont point remarqué d’abord).
XCVIII-272. Ahura-Mazda répondit : Ils se purifieront, ô saint Zarathustra !