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CÉRÉMONIES DE LA PURIFICATION

1» QUALITÉS REQUISES DU PURIFICATEUR, §§ 1-6. — 2° LIEU DE LA CÉRÉMONIE, §§ 7-32. — 30 CÉRÉMONIES, PRIÈRES, ABLUTIONS, ETC., §§ 33-145. — 4“ HONORAIRES DU PURIFI- CATEUR, §§ 146-163 ; RÉCOMPENSE DE CE DERNIER DANS L’AUTRE VIE, §§ 164-166. — 50 AUTRES PRIÈRES EFFIC.ACES POUR l’eXPULSION DE LA NAÇUS, §§167-172. — 6° CHATI- MENT DE CELUI QUI USURPE LES FONCTIONS DE PURIFICATEUR, §§ 173-196.

Ce Fargarcl est le seul de toute la partie législative du Vendidâd qui traite un sujet unique, qui présente un ensemble, un tout complet. Il s’occupe exclusivement de la - J purification des Mazdéens souillés par le contact d’un cadavre. Tout ce qu’il contient, J à part peut-être les dix derniers versets, appartient à un même auteur, à une même composition; encore ces versets suivent-ils naturellement ceux qui les précèdent. La matière de ce chapitre est la même que celle de la partie principale du VIII®, mais nous ne saurions admettre que le fargard IX ne soit qu’une continuation du précédent. i Les cérémonies moins bien réglées, le ministère du purificateur laissé au simple fidèle, à la première personne que rencontre l’impur, nous semble démontrer que la rédaction du premier a précédé de beaucoup celle du second. La diversité des cérémonies et la répétition de nombreux vprsets nous portent à assigner à ces deux titres du code mazdéen une existence indépendante.

Ce chapitre n’est point partout d’une intelligence facile et il est parfois assez malaisé de se faire une idée exacte des cérémonies dont il parle. La description que nous a laissée Anquetil des pratique religieuses des Parses de son temps, n’est point sans jeter quelque jour sur ces rites bizarres. On y retrouve sans difficulté les traits principaux signalés par le IX® chapitre du Vendidâd : les sillons, les trous et les pierres, les vases d’eau et de gômeza, la cuiller et le bâton à neufnœufs qui servent aux ablutions, l’emploi de la terre pour sécher le corps du purificant, les prières et le reste. Anquetil a vu aussi amener un chien au milieu des sillons et l’impur tenir la main sur ce chien en passant d’un trou à l’autre; c’est peut-être dans un usage ' analogue qu’il faut chercher l’explicatiou du § 120 du chap. VIII, si embarrassant i

pour l’interprète. Pour le reste, les deux descriptions dift’èrent d’une manière notable. )

Les Parses ont augmenté le nombre des pierres et des trous et multiplié les cérémonies; ils ont également changé la disposition du lieu et de ses diverses parties.

Cette cérémonie la plus importante peut-être du culte mazdéen avait probablement occasionné des schismes et des divisions parmi les disciples de Zoroastre. Les dix derniers paragraphes s’élèvent avec force et prononcent une peine sévère contre une classe de sectaires qui s’arrogeaient le droit d’exercer les fonctions de purificateur, sans en avoir reçu le pouvoir.

I- l . Zaratbiistra demanda à Almra-Mazda : Ahiira-Mazda, esprit trèssaint, créateur des êtres visibles, Etre pur !

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