‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 208 sur 686 · Un petit enfant pour une bête de petit bétail · texte numérisé non relu

Un petit enfant pour une bête de petit bétail

XXXlX-154. Lorsque les Mazdéens possèdent (en nombre suffisant) des bestiaux ou des bêtes de trait, qu’il les donnent au purificateur (comme il est ici indiqué);

155. S’ils ne possèdent pas ces animaux qu’ils lui donnent d’autres objets en nombre assez grand,

156. Pour (^) qu’il s’en aille satisfait et sans froissement.

XL-157. Car si le purificateur se retire mécontent et froissé,

158. La Naçus aussitôt après pénétrera (les habitants de cette demeure) par (^) le nez, par les yeux, par la langue, par les oreilles, par le membre viril et par l’anus.

XLI-159. La Naçus se jette sur eux (et les souille) jusqu’aux ongles ;

160. Et dès-lors ils sont impurs pour jamais, pour l’éternité.

161. Car c’est à regret que le soleil luit sur (®) l’impur, c’est malgré elles que la lune et les étoiles (l’éclairent).

XLlI-162. p]t celui qui purifie (un homme souillé), qui délivre de la Naçus, répand la joie (dans le monde), ô saint Zarathustra !

163. 11 réjouit le feu, il réjouit l’eau, il réjouit la terre, il réjouit le troupeau, il réjouit les plantes, il réjouit l’homme et la femme fidèles.

XLIIl-164. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda (®) : Créateur des

mondes corporels. Etre pur !

(0 Ces qualificatifs de la vache et du bœuf (§§ 150-152) n’ont point encore reçu d’explication satisfaisante ; le premier (§ 150) désigne probablement une vache laitière de la meilleure qualité à l'âge où elle produit le plus et fournit la meilleure viande. Neriosengh traduit : Tri-cârshiki gaus.

(*) Ces deux mots sont au génitif et dépendent bien probablement du mot épouse sous-entendu ; le contexte l’indique clairement. Le pehlvi j^mstak doit se rapporter à prastidanô servir; que le mot persan parstdr ne désigne plus que les femmes, cela ne prouve rien dans cette question. Les traductions proposées sont donc à rejeter.

Nous ne saurions admettre l’assimilation de garebus avec garbha (fœtus et non petit d’animal). Peut-être pourrait-on le rapprocher dcjarb néo-pers. gras, bête grasse. Il est à remarquer que patft fait ici défaut et que garebus n’est pas au génitif. Ce dernier mot tiendrait-il lieu de la préposition ?

(3) Litt. : Jusqu’à ce que.

(*) Par le nez. Pehlvi : min nâi...

(3) Et non : regarde.... ; pehhi idem.

('l Litt. : Lui demanda, ce qui prouve une lacune ou le déplacement de ce passage.

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