‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 229 sur 686 · Le pont Cinvat sera pour lui d’un abord difficile · texte numérisé non relu

Le pont Cinvat sera pour lui d’un abord difficile

9. Si pendant sa vie, il n’accomplit pas la pénitence expiatoire (prescrite) (^).

IV- 10. Créateur des mondes ! Si quelqu’un tue ce chien porte-dard, à la tête allongée, ce vanhâpara^ que les hommes au mauvais langage appellent dujaka,

1 1 . Quel sera son châtiment expiatoire ?

12. Ahura-Mazda répondit : Qu’il frappe 1000 coups de l’aiguillon, 1000 du Çraoshocarana.

(’) Litt. : des créatures qui sont la création créée de Çpentô-Mainyus.

(2) Glose pehlvie : Depuis minuit jusqu’au lever du soleil (il vient) en tuant mille (avec le meurtre de mille) et fait cela à chaque moment du jour semblable.

(®) Spiegel traduit les mots pehlvis : à la croupe noire ; mais l’adjectif pehlvi peut être lu tout autrement et se rapporter au zend çizh^ pointe(?).

(*) Tête allongée ou mince; comme le prouve la glose pehlvie : roeshman bârih, çar bûrik (comp. le persan bârih).

(^) Les gens qui parlent mal, les gens du peuple, et non les médisants, comme le prouvent le § 15 et la glose. Dujaha, de dus, mauvais (?).

(®) Jusqu’à la parenté nonuple.

{') L’œuvre d’obéissance ou le sacrifice à Çraosha prescrit par la loi. Comp. IX. § 194.

VENDIDAD

V- 13. Quel est cet être appartenant à Anro-Maynius, celle des créatures d’Anro-Mainyus

14. Qui, à chaque aurore jusqu’à ce que le soleil s’élève (sur l’horizon), s’avance, adversaire terrible de Çpentô-Mainyus ?

VI- 1 5. Ahura-Mazda répondit : C’est le déva, qui se nomme Zairimyanura (*) et que les hommes au mauvais langage appellent ZairimyâkaQ).

16. C’est là l’être appartenant à Anro-Mainyus, la créature d’Anro- Mainyus

17. Qui, à chaque aurore jusqu’à ce que le soleil s’élève (sur l’horizon), s’avance, adversaire terrible de Çpentô-Mainyus.

VII- 18. Celui qui le tue, ô saint Zarathustra, ce déva Zairimyanura^ que les hommes au mauvais langage appellent Zairimyâka.

19. Celui-là a effacé toutes ses pensées, toutes ses paroles, toutes ses actions (coupables).

20. Il a expié toutes ses pensées, toutes ses paroles, toutes ses actions (coupables) (^).

VIII- 21. Si quelqu’un tue un chien gardien des troupeaux ou des maisons, un chien de garde personnelle ou un chien habilement dressé,

22. Son âme s’en ira de ce monde dans le monde futur, poussant des cris (^) et plus en détresse encore qu’un loup

23. Dans une gorge où régnent les sinistres(®),dans une forêt profonde,

(') Oü ne connaît encore ni la signification de ce nom, ni l'animal qu’il désigne. Les Parses pensent qu’il s’agit de la tortue, mais on ne s’explique point pourquoi cette innocente bête serait frappée d’une telle réprobation. Anura, peut-être pour amihra, anlmra, (a) qara, qui mange.

(2) Ce nom ne semble être qu’une forme corrompue du précédent. Le forfait qui rend cet animal si odieux, est, s’il faut en croire la première glose, qu’il souille l’eau mingendo.

(3) Litt. : sa pensée, sa parole, son action.

(*) Le mot pehlvi doit être lu peut-être khrui.

(•’’) Tremblant mieux encore cplus exposé à périr, » comme semble l’indiquér la version. La tournure du pehlvi est différente; mais cela tient à sa construction bizarre qui remplace les noms verbaux par des formes personnelles de verbes. Le mot pehlvi ajouté le prouve suffisamment : comme un loup peut tuer... les troupeaux. Spiegel: «Tremblant comme un loup sait effrayer dans une forêt.» Il serait fort difficile d’admettre une construction de ce genre et plus encore un composé semblable à celui que cette traduction suppose. Celui-ci équivaut en effet à metuvalet ; il sait répandre la crainte. Les langues aryaques ne connaissent point de pareils modes de composition. Justi traduit « tremblante, comme un loup dans une forêt, etc., » mais, c’est là renverser les rôles. — Vayotara rac. tû, comp. vayéiti ; lith. veyu ; slav. voyvati? Peut-être vayô égale vœ.k.razùra correspond (dans

la version pehlvie); à harezisto = burand, grand. — A sa mort; nous traduisons comme le pehlvi, rien ne s’y oppose et c’est là certainement le sens le plus satisfaisant ; paiti peut être pris séparément comme au § 29. Spiegel: «en la touchant.» — Les chiens qui gardent le passage de ce monde à Tautre, le pont CInvat. Ailleurs, il n’est question que d’un seul chien, aussi la glose pehlvie ajoute-t-elle que le yazata rashnu est le second. C’est elle aussi qui nous indique indirectement quel est le passage en question. ,

FARGARD XIII.

IX- 24. A sa mort, une autre âme ne pourra délivrer (*) son âme de cette existence douloureuse et terrible.

25. Et les chiens qui gardent le passage ne la délivreront pas non plus de cette existence douloureuse et terrible.

X- 26. Si quelqu’un blesse en frappant f ) un chien gardien de troupeaux,

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