Comment doivent-ils s’y prendre
XLVIII-135. Ahura-Mazda répondit : Qu’ils creusent une fosse au milieu des pâturages des troupeaux,
136, (Qu’elle soit) haute d’un demi-pied en terre dure, de la moitié de la hauteur d’un homme en terre molle.
XLIX- 1 37 . Qu’ils attachent la chienne, à cause des enfants et du feu (®) , (pour qu’elle n’attaque pas les enfants et ne souille pas le feu),
138. Qu’ils fassent la garde jusqu’à ce qu’un autre chien arrive.
139. Qu’ils laissent venir cet autre chien, qu’ils en laissent venir un deuxième, en le tenant écarté des deux premiers pour qu’ils ne le blessent pas C).
LI-141. Si quelqu’un frappe une chienne pleine, çui met has trois
(') Ce 5 manque dans les manuscrits de VAvesta, nous l’avons pris au Vendidâd-Sadé parce qu’il est nécessaire au sens. Il a dû certainement se trouver dans l’édition originaire.
(^) Litt. \uhi bis septies domùs circumcursui pares sunt. Le pelilvi signifie plutôt circum nitui pares.
(3) Litt. : La garde des chiens est de 6 mois. Glose : Il faut les protéger spécialement.
(*) Ou bien : celle du feu d’Ahura est comme (celle) d’un fils pour une femme. Nous avons suivi la version pehlvie. Cette garde doit durer toujours.
(5) Si volunt copulationem tiventia producentem (fieri) ou bien prœgnationem. Le pehlvi ajoute : pour qu’il n’y ait point de faute. Ce qui nous semble prouver qu’un intérêt religieux est ici en jeu. Peut-être en faut-il chercher l’explication dans le § 131. La chienne est traitée ici jusqu'à un certain point comme la femme qui se trouve dans les mêmes circonstances. Son contact souillerait le feu et les autres objets sacrés, il faut donc la lier, etc.
(6) La traduction pehlvie mêlée de glose porte : qu’ils la tiennent en la liant (écartée) des enfants, pour qu’elle ne les morde pas; du feu, pour qu’elle ne s’y blesse pas, ou peut-être qu’elle ne l’endommage pas. Ce second sens serait certainement le meilleur.
C) Ce passage est très obscur. On pourrait traduire aussi : qu’ils laissent venir un second; qu’ils repoussent un troisième en l’écartant des deux premiers, etc. La dernière traduction proposée concorde avec le texte et semble la plus satisfaisante. Il faut probablement remplacer, au texte pehlvi, aish par pêsh. pîsh.
(**) Ce § n’est que le commencement mutilé du suivant reproduit avec suppression du verbe frapper. Il n’a pas de sens et doit être effacé.
FARGARD XV.
jeunes^ qui les 'porte ^ qui ile^ met au monde et les allaite et que s’encouraut (ou non) elle mette bas (malheureusement) par suite de ce (coup) (‘), (cette) mère de chiens.
LII-142. Qu’elle doit être la punition de cette faute ? Ahura-Mazda répondit : 700 coups de l’aiguillon, 700 du Çraoshocarana. (*)
(*) Ce verset fait le désespoir des interprètes. Il nous semble que les mots en italique forment une apposition, une sorte d’exposé des mérites de la chienne ou de ses traits caractéristiques mis d’abord en marge d’un manuscrit, puis inséré par erreur dans le texte; ainsi comprise, cette phrase présente un sens acceptable. Le sens général, du reste, ne paraît pas douteux. Il faudrait peut-être corriger taeca eu yataca. C’est ce qu’on peut conjecturer du texte pehlvi (raft et arafl)\ peut-être aussi faut-il lire rapta et la racine rap serait éranienne. Le texte serait rapta araptaca, tdca aetddha ou bien yata ayataca tdca. Le pehlvi porte : « comme une mère de chiens » litt. : une porteuse (gestaas) de chiens. Baoshdri nous semble venir de buz, délivrer (pehlvi : hôhhtano)] le sens est < qui se délivre de ses jeunes » qui les met bas.
FARGARD XVI
Ce fargard s’occupe d’une matière spéciale, indiquée dès le premier paragraphe, le traitement des femmes à certains jours.
Il forme un tout complet et régulier; les quatre derniers paragraphes seuls ne se rattachent au reste qu’imparfaitement. Nous les retrouverons ailleurs. Il n’y a là probablement qu’une formule générale, s’adaptant à tout titre traitant de fautes et de désobéissances à la loi de Mazda. Spiegel pense que les §§ 24-29, sont interpolés et trouve qu’ils troublent le sens. N’y a-t-il pas plutôt une lacune en cet endroit? Lorsqu’il a été reconnu que les dévas se sont mêlés de l’affaire, il faut, pour les expulser et arrêter leur'action, accomplir des œuvres expiatoires et faire des cérémonies conjuratoires. C’est ce que ces paragraphes rejetés expliquent d’une manière incomplète peut-être, mais suffisante pour montrer les rapports de ce passage avec le sujet précédent (22-23). Avec le § 30 commence l’exposé d’un cas nouveau. Quant au rôle attribué aux dévas, comparez le fargard II §§ 85 note et 86.
I- l. Créateur des êtres corporels. Être pur! Si dans une maison de Mazdéens il se trouve une femme qui a les signes, les marques de la menstruation, qui perd le sang.