‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 277 sur 686 · N’écoute pas la loi, celui qui lui est infidèle · texte numérisé non relu

N’écoute pas la loi, celui qui lui est infidèle

33. Sont infidèles tous ceux dont le corps est pénétré d’impureté.

mythe; elle justifie toutefois notre traduction du § 5. Cependant, s’il faut en croire un passage des Rivâiéts, VAshozusta de VAvesta n’est autre que le Hibou (Voy. le texte persan; Spiegel, Commentaires^ p. 374, t. I.). Mais la tradition a étendu le rôle de l’oiseau nocturne au-delà des indications du XVII* fargard et du Boundehesli.

FARGARD XVIII

I. ENSEIGNEMENTS D’AHURA-MAZDA A ZOROASTRE : 1° FAUX ET VRAIS PRETRES DE LA LOI, §§ 1-17 ; 2“ DE L’ATHARVAN INFIDÈLE, §§ 18-28, CRIME DE CELUI QUI LE FAIT PARTI- CIPER AUX SACRIFICES, §§ 29-31 ; 3» L’OISEAU- PARODAR MINISTRE DE ÇRAOSHA. — SERVICE DU FEU PENDANT LA NUIT, RÉVEIL DES HOMMES. — MÉRITE ACQUIS PAR UN DON DE PARODARS, §§ 32-69.

II. ÉPISODE DE ÇRAOSHA. — LA DRUJE FAIT CONNAITRE LES QUATRE CRIMES QUI FAVO- RISENT LE PLUS LE DÉVELOPPEMENT DE SA PUISSANCE ET LES MOYENS D’EXPIER CES CRIMES, §§70-121.

III. NOUVEAUX ENSEIGNEMENTS d’aHURA-MAZDA : 1» CULPABILITÉ DES UNIONS ENTRE MAZDÉENS ET INFIDÈLES ; 2» PEINES EXPIATOIRES DES FAUTES CONTRE LA PURETÉ.

Ce fargard est, comme on le voit, composé de deux parties très-différentes l’une de l’autre. La première, qui comprend le commencement et la fin du chapitre, contient des enseignements d’Ahura-Mazda ; la deuxième intercalée, au milieu de la première, est une scène entre Çraosha et une Druje, scène unique en son genre où le puissant génie force le satellite d’Anro-Mainyus de lui dévoiler les secrets de son influence et les moyens de paralyser ses efforts. Rien de semblable ne se retrouve dans le Vendidâd que nous possédons, partout ailleurs Ahura-Mazda et Zoroastre sont seuls acteurs. Sous ce rapport l’autre partie de ce fargard ressemble au reste du Vendidâd ; mais elle s’en distingue en ce qu’ailleurs les enseignements du Dieu mazdéen sont provoqués par les demandes de Zoroastre et l’annonce des paroles d’Ahura-Mazda est faite dans la forme directe; tandis qu’ici, non-seulement il n’est point fait mention de questions posées par le réformateur, mais à dater du § 18, c’est le dieu qui interpelle Zoroastre et l’exhorte à provoquer les enseignements célestes. Peut-on conclure de là que ce fargard est d’un autre auteur, d’un autre siècle que les précédents ? Nous ne le pensons pas; ce serait affirmer à la légère. Est-il certain, en effet, qu’un auteur ne varie jamais d’expression, de manière ? Est-on sûr que cette forme des §§ 18, 32, 122 n’existait point primitivement ailleurs, qu’on ne la trouvait point en tête des autres chapitres dont quelques-uns sont certainement acéphales? (V. par ex. : les chap, IV, V, VI, VIII, XII, XIII). Un faussaire n’eût-il pas cherché à imiter avec plus de fidélité ? La forme d’énoncîation indirecte du § 1 n’a pour but que de suppléer aux paragraphes perdus. Spiegel avait cru reconnaître dans le § 111 des signes certains d’une époque récente ; il a corrigé par la suite sa première interprétation. On signalait en outre une différence considérable entre ce chapitre et les autres, au point de vue

VENDIDAD

de la nature des sujets, Mais cette différence n’est pas facile à saisir. Le cas des §§ 135 à 152 rentre complètement dans la matière du fargard XVI ; ceux des §§ 122-133 et 18-32 se rattachent a ce qui a été dit ailleurs de l’Ashemaogha ; tout comme le premier cas de la Druje, aux passages qui traitent des bonnes œuvres et les deux derniers, au XV® fargard. Quant au reste, les §§ 1-17 et 33-70 ne tiennent pas plus aux choses extérieures que le XVII® chapitre traitant de la coupe des cheveux et d’autres morceaux analogues. Le choix inusité des personnages du dialogue entre Çraosha et la Druje, porte à croire que ce passage est le reste d’un ouvrage différent du Vendidâd bien que sous tout autre rapport il lui ressemble parfaitement. Mais on ne peut rien inférer de là contre l’antiquité de son origine. Le § 119 prouve qu’il appartient a l’époque du l®"" fargard. Dans ces deux endroits l’irrémissibilité des crimes est également proclamée, sans aucun de ces correctifs que l’on voit aux §§ 137-151, chapitre III et autres semblables. On lira dans ce fargard des détails assez intéressants sur les mœurs mazdéennes et les sectes qui existaient à cette époque, malheureusement indéterminée. On y trouvera généralement aussi plus de vie et de poésie que dans tout ce que l’on a vu jusqu’ici.

I- l. Il y a beaucoup d’hommes, ô saint Zarathustra! dit Ahura- Mazda,

2. (Qui) portent \q paitidâna sacerdotal (*) et qui ne sont point ceints de la loi (^).

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