‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 290 sur 686 · A la reconstitution puissante (‘) du monde · texte numérisé non relu

A la reconstitution puissante (‘) du monde

112. (Rends-le moi) possédant la connaissance des hymnes sacrés, des rites et cérémonies de la loi Q et la science des enseignements divins (^), plein de sagesse et de virilité, (devenu pour ainsi dire) l’incarnation de la loi.

LII-113. Donne-lui alors un nom (tel que) Ataredâta (Atradate, donné par le feu), Atarecithra (issu du feu), Atarezantu (race du feu), Ataredahyu (pays du feu) ou quelqu’autre dérivant à^’àtare (feu) (^).

LIII-114. Çraosha-le-saint, la massue relevée en arrière, demanda à la Druje : Druje ténébreuse et fainéante ! quel est le quatrième de ces hommes ?

LlV-1 15. La Druje dévique lui répondit : Saint et majestueux Çraosha ! voici le quatrième de ces hommes ;

LV-1 16. C’est celui qui, âgé de plus de quinze ans, a des rapports avec une courtisane (^) non ceinte, non habillée.

117. Après le quatrième pas, aussitôt, à l’instant, nous, dévas, nous (nous emparons de lui et) le souillons (®) jusqu’à la langue, jusqu’à la moelle. Ces hommes alors peuvent répandre la mort dans le monde corporel de la pureté comme les Zands (^), sectateurs des Yâtus font périr les mondes corporels de la pureté.

(1) Il ne s’agit pas ici de la résurrection générale des corps. Les Perses la connaissaient, il est vrai, et y croyaient comme l’attestent Théopompe, compagnon d’Alexandre et peut-être Hérodote. (Voy. Diog. Laert. Proœm. 2; Hérod. III. 62.) Dans ce dernier passage, Hérodote prête à l’un des courtisans de Kambysc le langage suivant : « si les morts sont ressuscités (kvaoTiixoi), alors craignez qu’Astyage lui-même ressuscite. Mais si tout est comme auparavant il ne vous arrivera

I rien de mal de celui-ci. » Mais cette croyance n’était point encore connue en Perse à l’époque de la composition de ce morceau et les mots cités d’Hérodote sont simplement une ironie.

(2) Nous ne croyons pas qu’il s’agisse dans ce §, des Gâthâs et du Yaçna tels que les donnent nos manuscrits modernes. Ges divisions sont indiquées ici d’une manière différente; elles n’existaient pas, bien probablement, à l’époque où ce chapitre a été écrit.

(3) Comparez Yaçna XVII, 8. Le premier terme de ce mot composé doit être l’adjectif verbal, comme dans les deux précédents.

(*) Le culte dont le feu était l’objet chez les Mazdéens, le respect que ceux-ci lui portaient, faisait regarder les noms dérivés du mot âtar (feu) comme les plus nobles et les plus saints. Le premier de ces noms (Atradate) et d’autres semblables se rencontrent dans l’histoire.

(3) Suivent deux mots obscurs qui se rapportent à la femme et que nous analysons ainsi : an aiwi yâçta; comparez aivei yâonhayanuha, — ana bad açtô i. e. non vestita, non prœcincta.

(6) Souiller; (comparez [jitaivüj; pehlvi : vanâs, faute, souillure du crime). Peut-être aussi, « faire dépérir, détériorer gravement »; mais non « faire périr » sens impossible dans ce passage.

(') Ni le texte, ni les gloses ne permettent de disjoindre ces mots : les Zands et les Yâtus, comme

VENDIDAD

LVI-118. Çraosha-le-saint demanda à la Druje, la massue relevée en arrière : Druje ténébreuse et fainéante, quel est le moyen d’expiation de cette faute ?

LVII-119. La Druje lui répondit : Saint et majestueux Çraostia,

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