Je loue Hêtumat le brillant (^), le majestueux
131. Je loue Ashi Vanuhi (la pureté parfaite^. Je loue Çiçti Vanuhi. Je loue la sagesse parfaite.
132. Je loue la majesté des contrées aryaques. Je loue la majesté (qui fut donnée) au roi Yima, le chef des bonnes réunions.
XL. 133. Çraosha-le-Saint, lorsqu’il est honoré, est satisfait et favorable ; il reconnaît (récompense) (^). 11 est majestueux, toujours vainqueur Çraosha le saint.
134. Apportez du zaothra pour (répandre dans) le feu. Apportez au feu du bois sec, apportez au feu des parfums d’espèces précieuses.
135. Honorez le feu Vâzista (®) qui frappe le déva Çpenjaghra.
136. Apportez des mets cuits, une abondance coulant à dots Ç).
(>) Ces noms sont tirés des premiers mots des Gâthâs.
(2) Voyez sur ces divisions terrestres, la note du § 43. Le Karsichar Qaniratha occupe le milieu de la terre; c’est un cercle dont l’Éran est le centre. Arezahi-Çavahi occupe le reste de l’espace délimité par les tropiques; Arezahi est la partie occidentale, Ça,vahi^ la partie orientale. Les autres Karshwars s’étendent entre les tropiques et les pôles; Vouruharsti au nord, Fradadhafshu au midi. Ces noms ne sont pas encore tous bien expliqués. Arezahi semble être la valeur, Çavahi le développement. Fradadhafshu, Vîdadhafshu signifient développement, extention de l’engraissement (des troupeaux). Vourubaresti =z aux larges sommets ; Vourujaresti — au bruit étendu.
(3) Litt. : ce Karshwar-ci, opposé aux autres. Le nom de Qaniratha rappelle l’idée de splendeur ou de bruit. C’est ce Karshwaràoat les héros éraniens ont expulsé les dévas (voy. Minokhired, XXVII.) L’épithète bâmya a aussi le sens de splendide, riche. Ou pourrait traduire : aux chars brillants ou retentissants.
(*) Le Hilmend, selon Spiegel. On ne s’explique pas cependant pourquoi ce fleuve joue ce rôle exceptionnel. Il est vrai que les termes sont ici exactement les mêmes qu’au fargard I, § 50. On dira que ce sont les nuages.
Ç>) Comp. le sanscr. 'prâtimâ, pehlvi : makdrünatano. Voy. An old zand Glossary,'^. 22. Le premier mot est rendu par il soutient. — Paitizantô, reconnaissant ou reconnu, traité avec reconnaissance. On peut traduire aussi « que Çraosha soit honoré, etc. »
(®) Le feu Vâzista est celui de la foudre. Les Mazdéens distinguaient plusieurs espèces de feu dont ils faisaient des entités différentes : le feu de la foudre, celui du foyer, celui qui existe en germe dans le bois, etc. — Le déva Çpenjaghra est à peu près inconnu. Le rôle qu’il joue ici semble indiquer qu’il personnifie les nuages noirs et menaçants comme le Veretra védique. Son nom semble signifier : qui arrête la croissance. Voy. l’introduction générale. — Le Boundehe<h dit que le feu combat dans les nuages le déva Çpenjaghra (voy. 40. 6), lequel s’efforce d’empêcher Tistrya de l’épandre les eaux en pluie (voy. 17. 9).
Ç) Et non bouillants, sens qui n’a rien à faire ici (pers. sakarphêdan).
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