XLI-137. Honorez Çraosha-le-Saint
138. Que Çraosha donne la mort au déva Kunda, au déva qui est ivre sans s’enivrer (‘).
139. Qu’il frappe Q les méchants serviteurs de la druje, les adorateurs des dévas, les hommes qui vivent dans le crime.
XLII-140. Qu’il travaille la terre pour (^) le prêtre purificateur de contrée, (qui lui est) le plus proche (^) ; qu’il soigne les pâturages, nourriture des troupeaux, nourriture des boeufs.
XLIIl-141. Je louerai le poisson Karô (®) qui habite sous l’eau, au fond des gouffres marins. Je louerai Merezu pârô(®) existant en lui-même, le plus guerrier parmi les créatures des deux esprits (^). Je louerai les sept prières brillantes, qui procurent le bien être, des enfants et des richesses (®).
XLIV-142. Les dé vas parlèrent, discoururent; se concertèrent, délibérèrent ; Anro-Mainyus, le meurtrier, le déva des dévas, Andra le déva, Çaurva le déva, Nâonghaitya le déva, Tauru le déva, Zairika le déva (®), Aeshma le déva, l’impétueux, Aghatasha le déva (‘“), le déva de l’hiver, créature des dévas, le temps qui fait périr et disparaître, qui fait le tourment des pères, les dévas Buitis, Driwis, Daiwis et Kaçuis et le chef des dévas. Anro-Mainyus, le plus pervers des dévas, Anro-Mainyus auteur de nombreuses morts, l’auteur des êtres mauvais, s’écria : Qui les
(1) C’est le démon de l’ivrognerie; son nom {hanga) signifie ivre.
(2) La version pehlvie est semblable à la nôtre; avo y renforce le verbe et n’a point drujask pour complément, comme le pense le docteur Spiegel. C’est une tournure toute éranieune.
(S) Haca a ce sens ailleurs encore. Voy. Yaçna XXXV, 26. C’est le seul possible ici.
(*) Comme pai’ent ou voisin. Le Code de Manou impose aussi des devoirs envers les prêti’es voisins; on doit les inviter aux repas religieux, etc.
(^) Poisson merveilleux qui habite au fond de la Ranha, dans un goufre de la hauteur de mille hommes; il est doué d’une vue qui perce tous les obstacles. Voy. Yesht X\'I, 7. C’est lui qui veille à la garde du Gaoherena ou arbre de vie, contre les ennemis créés par Anro-Mainyus. Voy. Mmokh. LXII, 9-30; Boundehesh 42-43.
(®) Personnage inconnu, mais qui doit appartenir aux génies des astres ou du firmament, comme le prouve l’épithète qadhâtô. Le sens et l’étymologie de son nom paraissent introuvables.
(f) Il n’y a probablement dans ces termes difficiles à expliquer grammaticalement qu’une imitation maladroite du § 124, tardivement insérée. Ou plutôt il faut effacer çavanhentis avec certains manuscrits. Ce mot disparu, tout est dans l’ordre. Ce mot d’ailleurs est impossible. Un même être ne peut favoriser les deux créations. En l’effaçant nous avons une tournure fréquemment employée.
(*) Litt. : qui ont des enfants, des troupeaux. Toute cette partie du § 141 ne se trouve qu’au Vendidâd Sâdé. Elle présente également des points très-obscurs.
(9) Les darvands. Voy. l’introduction générale.
(10) Ou bien l’auteur du mal, cet adjectif se rapporterait alors à Aeshma.
(11) Bévas de l’astuce, de la pauvreté, de la tromperie et de la difformité ou de l’étiolement. Tout ce commencement du § 142 ne se trouve qu’au Vendidâd Sadé. Il présente de grandes difficultés.
FARGARD XIX.
dévas méchants, créateurs d’êtres mauvais, amèneront-ils par leur effort au sommet de l’Arezura? (*)
XLV-143. Les dévas méchants, créatures d’êtres mauvais, accoururent et délibérèrent; ils se répandirent et crièrent, les dévas, méchants, mauvais créateurs :
144. Le déva de l’astuce perverse, dirent-ils, c’est lui que nous amènerons au sommet de l’Arezura.
XLVI-145. Malheur ! il est né le juste Zoroastre dans la demeure de Pourushaçpa.