De nouveaux bœufs
68. Et d’autres animaux de pacage mâles, lui, Airyaman-le-désiré.
69. Il apporta neuf espèces de graines (^) et traça neuf sillons (*) pour triompher de tous les maux qu’Anro-Mainyus a produits contre le corps de l’homme.
70. Qu’il vienne donc, Airyaman, qu’il détruise la maladie et la mort; qu’il fasse périr les Yâtus, les Pairikas et toutes les Jânis perverses.
(1) Litt.rce fut tout de suite et non après longtemps qu’ Airyaman s’avança empressé, actif. Pehlvi, id.
(») Probablement des entretiens d’Ahura-Mazda avec Zoroastre, comme le dit la glose pehlvie. Gaonem n’est qu’un déterminatif.
(3) Ou d’herbes, de roseaux, (persan bécf) selon le texte. Au lieu du vaegayô du Vendidâd Sadé, peut-être faut-il lire vaejayô (vîja),
(*) Nous nous abstiendrons ici encore, de reproduire la liste des maladies que le texte énumère; ces noms, d’ailleurs, sont des plus obscurs. — Ces sillons sont creusés, pensons-nous, pour semer ces graines et faire pousser les plantes médicinales. Nous avons maintenu cette énumération car elle est nécessaire au sens.
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Annonce du sacrifice, invocation des génies appelés à y présider.
(Suite du Yaçna XIII. 2.)
I- l . J’offre et j’accomplis (^) (ce sacrifice) pour le clief des êtres célestes, pour le chef des créations terrestres, pour le chef des êtres aquatiques, pour le chef des hahitants de l’Empyrée , pour le chef des êtres qui. setransportent (^) parleurs ailes, pour lechef de ceux qui se meuvent sur l’étendue du sol (^), pour le chef des animaux au sabot corné (^), pour ces chefs saints et purs, du monde pur (®).
II- 2. J’offre et j’accomplis en l’honneur des chefs saints qui président
(^) J’offre — nivaedhaijémi. Comp. le sausc. nivêdhayâmi, donner, offrir. Peut-être serait-il mieux de traduire « j’annonce et j’accomplis » et pour rendre l’effet de la tournure zende « je vais accomplir, voici que je vais accomplir. »
Le prêtre arj’aque, éranien ou indien, devait, avant chaque cérémonie, eu annoncer l’objet et l’accomplissement. On ne peut traduire : J’invite et j’annonce, je publie, aucun des mots bactidens n’a ce sens; le sansc. nimantrayâmi àe Neriosengh doit être pris dans le sens originaire. Voy. mantri, maniradâ, etc.
(2) Qui vont en avant avec des ailes.
(3) Ou peut-être, des animaux sauvages, divagants.
(1) Probablement des g,nimaux domestiques et des troupeaux.
(5) L’esprit de systématisation des mages avait fait diviser l’univers entier en catégories d’êtres, et assigner à chaque catégorie un chef présidant à l’action générale des êtres de cette classe. L’A vesta ne nous donne pas les noms de ces chefs; nous n’avons là-dessus d’autrea renseignements que ceux de la traduction pehlvie et du Boundehesh, fort incomplets du reste.
Le chef des êtres célestes est Ahura-Mazda; celui des êtres terrestres, Zarathustra; celui des êtres aquatiques est le poisson Karô {Karomaçyô, voy. Vendidâd XIX, 141). Au lieu des habitants de l’Empyrée, la version a : ceux qui vivent sous le ciel, sur la terre (ce qui est contraire au contexte) et elle leur donne pour chef l’hermine. Aux oiseaux elle fait présider l’oiseau KarsJiipta (voy. Vendidâd II, 139); aux autres classes, les animaux blancs en général. On voit qu’elle ôtait à bout de connaissance et qu’on ne peut s’y fier.
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aux (divisions des) années (‘) ; en l’honneur de Maidhyozaremaya qui donne le lait ("^), chef pur du monde pur ;
3. J’offre et j’accomplis en l’honneur de Maidhyoshema qui donne (^) (et développe les pâturages, chef pur du monde pur.
4. J’offre et j’accomplis pour Paitishahya, aux moissons (florissantes), chef pur du monde pur.
5. J’offre et j’accomplis pour Ayâthrema, avancé (dans l’année), saison des conceptions (^), chef pur du monde pur.
6. J’offre et j’accomplis en l’honneur de Mâidhyairya (qui amène le) froid (^), chef pur du monde pur.
7. J’offre et j’accomplis pour Hamaçpathmaedhaya, le temps des cérémonies légales (®), chef pur du monde pur.
III- 8. J’offre et j’accomplis (ce sacrifice) en l’honneur des êtres du temps à venir, saints et purs, chefs du monde pur ; de tout ce qu’ils engendreront de futur.
9. J’offre et j’accomplis en l’honneur des prières du Çtùta-Yaçna Ç) formant un ensemble, dignes d’un culte parfait, chefs du monde pur.
10. J’offre et j’accomplis pour les prières du Çtùta-Yaçna, formant un ensemble, dignes d’un culte parfait, pures; en l’honneur des myazdas purs.
IV- 11. J’offre et j’accomplis en l’honneur des années, chefs du monde pur et de l’Ahuna-Vairya, récité avec piété, pur, chef du monde pur(®).
12. J’offre et j’accomplis pour l’Asha-Vahista que l’on doit réciter pieusement, chef pur du monde pur(®).
(') Ce sont les génies des Galianbars ( voy. l’introduction). Les nonas qui suivent sont ceux de ces fêtes instituées primitivement en l’honneur des saisons. Maidhyozaremaya est le Gahanbar du mois d’avril. Les autres suivent dans l’ordre indiqué. Les Parses en attribuent l’institution au fabuleux Yima qu’ils regardent comme le créateur du calendrier de l’année solaire. Mais, chez eux, ces fêtes ont entièrement changé de caractère. Ce ne sont plus les saisons mais les six époques de la création qui en sont la raison d’être. Le peu que l’on comprend de la signification de ces noms prouve que la première explication est la seule bonne. Maidhyozaremaya indique la mesure du temps et peut-être le printemps; Paitishahya se rapporte aux épis, aux moissons; Maidhyoshema, au sol, à la culture.
(2) Litt. : pourvu de lait. Glose pehlvie : « par qui le lait est servi plus abondant. » Cf. mahmâni.
(3) Pehlvi ; Azadruntano, faire venir, entasser, recueillir. Cf. héb. shadar. Voy. Peshotun,p. 404. Qui dévelope; inya R. in. Cf. le sanscrit in.
(‘) Ce Gahanbar finit l’été. Litt. : semine emisso præditus quo tempore marex... L’année indo-aryaque avait aussi six saisons.
(^) Comp. le sansc. çarada. — Pehlvi, sart.
(®) Aux actes conformes à la loi, au droit. Ces jours amenaient des cérémonies et des prières nombreuses pour les morts, etc. Peut-être aussi : qui achève le temps, les saisons.
(t) Derniers chapitres du Yaçna.
(8) Prière Ashem-Vohu.
(8) Voy. Yaçna, 21, 1.
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13. J’offre et j’accomplis pour le Yenhê-Hâtâm digned’un culte parfait, chef pur du monde pur.
V- 14. J’offre et j’accomplis pour le Gâthâ (‘J Ahunavaiti, pur, chef du monde pur.
15. J’offre et j’accomplis (en l’honneur) des femmes qui s’unissent aux hommes de différentes races (^), créées par Mazda, saintes, chefs du monde pur.
16. J’offre et j’accomplis en l’honneur de l’homme pur quia choisi un chef et un docteur (^), pur, chef du monde pur.
17. J’offre et j’accomplis en l’honneur du Yaçna-Iiaptanhâiti (^) pur, chef du monde pur.
18. J’offre et j’accomplis en l’honneur de la source Ardvî-Anâhita (^) pure, chef du monde pur.
VI- 19. J’offre et j’accomplis pour le Gâthâ Ustâvaiti (®) pur, chef du monde pur.
20. J’offre et j’accomplis, en l’honneur des montagnes brillant d’un éclat pur, d’un éclat étendu, créées par Madza, pures, chefs du monde pur.
21. J’offre et j’accomplis en l’honneur du Gâthâ Çpentâ-Mainyù Ç) pur, chef du monde pur.
22. J’offre et j’accomplis pour la victoire (®), créée par Ahura et la supériorité qui abat, chefs purs du monde pur.
VII- 23. J’offre et j’accomplis en l’honneur du Gâthâ Vohûkhshathra (®) pur, chef du monde pur.
24. J’offre et j’accomplis ce sacrifice (en l’honneur) de Mithra aux vastes campagnes et deRâmaqâçtra (^®), pur, chef du monde pur.
(1) 1" Gâthâ. Yaçna 28-34.
(2) La version pehlvie rapporte cette épithète au mot « femmes ». Si l’on en juge d’après le Yaçna I. 58, il s’agit ici des Fravashis des femmes fidèles et pieuses.
(3) De celui qui s’est choisi un protecteur parmi les Yazatas et un docteur parmi les Atharvans, un ahu et un ratu.
(‘) C.-à-d. aux sept chapitres ou divisions. Yaçna 35-41.
(5) Voy. l’introduction.
(®) Yaçna 42-45,
(^) Yaçna 46-49.
(8) Veretraghna doit être une simple abstraction, une personnification de la victoire. L’emploi des mots verethri, verethra, avec le sens de « défense, valeur » ne permet pas d’affirmer que veretragna soit le pendant du védique vrthrahâ. La glose pehlvie y voit un Yazata, car elle ajoute en glose Bûhrâm^ nom du génie Veretraghna (cf. l’introduction générale).
(9) Yaçna 50.
(10) Yoy. fargard III. 5.
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25. J’offre et j’accomplis en l’honneur du Gâthâ Vahistoisti (*) pur, chef du monde pur.
26. J’offre et j’accomplis en l’honneur de la bénédiction sainte et parfaite de l’homme pieux et juste et du génie violent et fort de la malédiction de l’esprit f), pur, chef du monde pur.
VIII- 27. J’offre et j’accomplis en l’honneur d’Airjama-Ishja (^), pur, chef du monde pur.
28. J’offre et j’accomplis en l’honneur du Fshùsha Manthra Q pur, chef du monde pur.
29. J’offre et j’accomplis en l’honneur du chef sublime Hadhaokta {^), pur, chef du monde pur.
IX- 30 J’offre et j’accomplis ce sacrifice en l’honneur des entretiens (®) d’Ahura-Mazda, de la loi d’Ahura Ç), du chef de la contrée d’Ahura et du chef spirituel suprême d’Ahura, pur, chef du monde pur.
31 . Je l’offre et l’accomplis en l’honneur (du génie) de la demeure où (se dépose) le fourrage (®) (amassé), du haut (amas de) fourrage (^) (fait) pour la vache aux dons excellents, en l’honneur de l’homme juste qui soigne les troupeaux.
(') Yaçna 52, dernier des Gâtliâs.
(’) Ces derniers mots qui se représentent plusieurs fois dans l’Avesta sont très-obscurs. Les traducteurs pehlvis semblent avoir lu dahmô (upa) mananhê et traduisent le dernier mot par esprit (fc. Yaçna, XXXII. 1; XXV.24). Une glose de Nériosengh (Yaçna, II. 58) nous apprend qu’il s’agit ici de la malédiction que l’esprit conçoit intérieurement et que la voix ne profère point. Cette malédiction est la plus redoutable et la plus puissante. Il nous est impossible de voir dans upamana un mot signifiant malédiction ou serment (Spiegel, Windischmann) ou le nom propre d’un Yazata (Justi). Ces explications sont sans fondement. Bâmois-upamana désigne quelque chose qui est dans l’esprit ou de l’esprit. Ces mots, qui devraient rester joints à Yazata, ont été employés plus tard séparément comme termes consacrés; c’est ainsi qu’ils le sont dans les Yeshis. On ne peut donc les traduire littéralement, étymologiquement. Nous voyons aussi par la traduction sanscrite que dahmô a un autre sens que pieux {uttama et peut-être utkrista).
(3) Voy. fargards XX-XXII.
(*) Yaçna LVII.
(^) Probablement le Iladokht-Nosk, 21' livre de l’Avesta. Rien n’autorise à exclui’e de cette énumération les morceaux qui ne font pas partie du Vendidâd Sadé.
(®) Les entretiens d’Ahura avec Zarathustra, les livres dialogués.
(") Les lois traitant des droits, des crimes et des peines; le chef préposé par Ahura.
(f*) La glose fait de ce lieu un palais céleste. Il s’agit des génies qui président à la récolte et à l’emmagasinement des fourrages.
(3) Du fourrage en tas élevé.
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Consécration du Bareçnia et du Zaothra. (Suite du Yaçna 11.2,?).)
I-l. Avec cette eau sainte et ce Bareema j’invoque par ce sacrifice (*) les chefs célestes; j’honore les chefs terrestres; j’honore les chefs aquatiques ; j’honore par ce sacrifice les chefs de l’Einpyrée; j’honore par ce sacrifice les chefs ailés; j’honore les chefs sauvages, j’honore les chefs au sabot corné.
IL Avec ce Zaothra et le Bareçma, je veux honorer par ce sacrifice les années, chefs purs du inonde pur. Avec ce Zaothra et le Bareçmaje veux honorer par ce sacrifice IMaidhyozaremaya qui donne le lait, chef pur du monde pur. Avec ce Zaothra et- le Bareçma, je veux honorer parce sacrifice jMaidhyosema qui donne et développe les pâturages, chef pur du monde pur. Avec ce Bareçma et ce Zaothra, je veux honorer par ce sacrifice Paitishahya aux moissons florissantes, chef pur du monde pur. Avec ce Bareçma et ce Zaothra je veux honorer par ce sacrifice Ayâthrema avancé dans l’année, saison des conceptions, chef pur du monde pur. Avec ce Zaothra et le Bareçma, je veux honorer d’un culte Màidhyairya, qui finit l’année, chef pur du monde pur. Avec ce Zaothra et le Bareçma, je veux honorer Hamaçpathmaedhaya, temps des cérémonies légales, chef pur du monde pur.
III. Avec le Zaothra et le Bareçma, j’honore par ce sacrifice les êtres du temps à venir, purs, chefs du monde pur et tout ce qu’ils engendreront de futur.
2. Avec ce Zaothra et ce Bareçma, je veux honorer par ce sacrifice tous les chefs
3. Qu’Ahura-Mazda a fait connaître à Zarathustra, comme devant être honorés et invoqués en vue de la sainteté parfaite.
IV- 4. Avec ce Zaothra et ce Bareçma, je t’invoque par ce sacrifice, ô toi céleste Ahura-Mazda,
5. Souverain et chef des créatures spirituelles, de la création spirituelle.
6. Avec ce Zaothra et ce Bareçnia, je t’invoque par ce sacrifice, ô toi terrestre Zoroastre,
7. Maître et chef des créatures terrestres, de la création terrestre.
V- 8. Avec ce Zaothra et ce Bareçma, j’invoque par ce sacrifice l’homme fidèle qui invoque les Ratus, persévérant dans sa piété.
(’) Sacrifice d’offrande et de prière. Litt. : « je vais vers ciyêçê de â yâç « j’invociue ou j’honore » et non « je fais venir », car yâç est inchoatif mais non causatif.
VISPERED.
9. Dont l’esprit a de bonnes pensées, la voix, des paroles saintes, et l’action des œuvres parfaites (^) ;
10. Qui honore l’auguste Sagesse, le manthra de l’apôtre de la loi (^);