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au point de vue physique qu’au point de vue moral. A chacune de ces formations Anro Mainyus en opposa une autre en vue de détruire celles de l’esprit du bien; mais ces œuvres du mauvais génie ne se composent que de maux et de crimes (Voy. Vend. I). Les termes employés pour désigner les secondes créations d’Ahura Mazda et toutes celles de son rival signifient simplement couper, délimiter, former. Cependant, en d’autres endroits, le verbe dadhâ sert pour l’un comme pour l'autre des deux esprits (Voy. Y. LVl. 7). La création s’est donc faite sans matière préexistente.
Le monde entièrement constitué se composait ainsi des parties suivantes : l’espace immense contenant la lumière éternelle, les ténèbres sans commencement et entre ces deux extrêmes un lieu intermédiaire, siège de la création visible et théâtre de la lutte entre les deux esprits primordiaux; l’^ucsfa l’appelle miçvânogâtu (Voy. Vend. XIX. 122, note). Pour le Boundehesh c’est le vâiow haut atmosphère.
Au centre du monde est la terre et autour d’elle, comme d’immenses bandes successives, la région de l’air et des nuages, l’éther et la région des astres, puis enfin la voûte immense du ciel, le thvâshem qui contient les astres primitifs et les emporte dans son mouvement circulaire. Il est en outre trois lieux dont VAvesta parle souvent mais dont il ne donne pas l’origine. Le premier est le garonmâna (la demeure de l’honneur ou du chant), paradis d’Ahura Mazda où il siège sur un trône d’or, où se trouvent également les Amesha Çpentas et les Yazatas.
Le second est le paradis, le lieu le meilleur des justes valiisto ahu ashaonàm, que le Y. XVII. 44 place dans les lumières ou astres éternels et qui, souvent aussi, paraît confondu avec le garonmâna.
Le troisième est l’enfer, séjour des Dévas, lieu de douleur (daozhanJta), affreux, inspirant la terreur {ereghat), enveloppé dans les ténèbres, plein lui-même de ténèbres et d’horreur {ahlm temahha). Les Gâthâs l’appellent la demeure de la Druje drujo demânem. L’enfer est situé sous la terre et son orifice est au mont Arezûra. Les docteurs mazdéens n’expliquent pas comment les deux esprits originaires se sont transportés de leur séjour primitif dans leur résidence nouvelle, comment ils ont passé des lumières et des ténèbres éternelles au Garonmâna etauDuzhanh.Ce fait doit être le résultat de la création. Chacun des deux chefs du monde s’est établi dans le lieu de séjour des esprits ses auxiliaires ou plutôt c’est un effet du passage des théories à la pratique du système, passage opéré sans une attention suffisante au maintien de l’harmonie.
VAvesta ne nous dit rien des premiers temps de l’humanité. Les auteurs pehlvis et parses ont voulu combler la lacune en établissant une filiation régulière entre les héros mythiques et les rois légendaires de l’Éran. Comme ils ne sont point d’accord et que d’ailleurs VAvesta ne laisse rien soupçonner de cette prétendue histoire nous la passerons sous silence car nous n’avons point à faire ici l’exposé des antiquités éraniennes. On trouvera tous les détails désirables dans l’excellent et savant ouvrage du Docteur Spiegel, monument de science et de critique.
VAvesta semble diviser l’histoire en trois périodes et l’humanité en trois sections qui correspondent à ces périodes. Il donne aux premiers humains le nom de Para-
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(avant la loi); puis viennent les Paoiryoikaeshas ou premiers croyants, enfin les Nabânazdistas ou gens des temps rapprochés ou présents. Il est vrai que le Docteur Spiegel et d’autres éranistes ne voient dans ces derniers que des proches parents. L’étymologie du nom semble leur donner raison mais comme ce mot est constamment opposé à paoiryotkaesha , il nous semble probable qu’il a reçu en ce cas un sens développé, dérivé et qu’il désigne ceux qui ne sont pas paoiryoihaes/ia, mais qui ont reçu la loi et la foi postérieurement.
Les paciryothaeshas sont bien les premiers qui ont reçu la loi puisque Zoroastre est dit le principal d’entre eux et cela après une longue énumération de tout ce dont il fut le premier constituteur et représentant (Yt. XIII. 88-90). « Il fut le premier atharvan, le premier guerrier, le premier pasteur, le premier révélateur, etc., etc. «
Mais en voilà assez de ces choses.
Tout ce que VAvesta indique ou suppose relativement à l’histoire de l’humanité primitive se réduit à très peu de chose; le voici sans commentaire.
L’antique Éran était divisé en tribus ou clans dont les chefs avaient, sans aucun doute, souvent à lutter contre leurs voisins de même race ou contre des envahisseuis étrangers, mais ne pensaient guère et eussent difflcilement réussi à léguer à la postérité le souvenir de leurs exploits. Les Éraniens primitifs n’ont donc pas d’histoire. Les rois Achéménides ont écrit leurs hauts faits sur le roc ou sur les murs de leur palais, mais ces monuments eux-mêmes trahissent chez leurs auteurs une absence complète de sens historique. Du reste, la gloire des successeurs de Cyrus intéressait très médiocrement les disciples de VAvesta auxquels ces monarques conquérants (') étaient étrangers. La Perse des Sassanides se souvenait à peine de l’existence d’un Darius et ne soupçonnait point celle du grand Cyrus. Aussi, le Mudjmil-ul-tewarih, résumé historique d’une science et d’une critique peu communes en Perse, ne connaît, après Vîstàçpa, que Keï Bahman, son successeur, surnommé Dirazdast (à la longue main) et appelé .aussi Ardeshir (c’est-à-dire Artaxerxès longue main) puis Homàï, la fille de Keï Bahman, Daràb son fils, Darà son petit-fils et Alexandre le Grand (Skander Roumi) auquel l’auteur de ce livre fait immédiatement succéder le fondateur de la dynastie parthe.
Lorsque les prêtres et les savants parses pensèrent à systématiser complètement leurs croyances, ils voulurent aussi fixer l’histoire sacrée de leur pays et de leur religion. Pour cela il était nécessaire de débrouiller le chaos de mythes antiques et de leur donner une physionomie historique. Ces mythes, œuvres de générations nombreuses, étaient loin de concorder et d’ailleurs la signification en était perdue. Les Parses transformèrent les héros de leurs légendes en souverains de leur pays et cherchèrent à établir entre eux un ordre chronologique pour constituer des dynasties semblables à celles des autres peuples orientaux, spécialement des peuples sémitiques.
Ils remarquèrent que, àdiWsV Avesta, certains héros étaient qualifiés de paradhâlas, qu’au nom de quelques autres était préposé le terme kava ou havi ; ils transformèrent ces termes en noms patronymiques et formèrent deux dynasties de rois éraniens dont la première, celle des Paradhàtas commence avec les premiers temps de l’Arie;
(>) Comp. Études avestiques, Journal asiatique, avril-juin 1877.
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la seconde, celle des Kavis, succède à l’autre et s’éteint dans la personne du successeur du roi Vistàçpa, à l’époque de la promulgation de la loi de Zoroastre.
Dans la première, les Parses rangèrent outre les Paradhàtas du livre sacré, les héros dont les exploits ont un caractère tout surnaturel. Ces créations, du reste, ne furent point faites d’un seul jet; elles ne sont pas l’œuvre d'un seul homme, ni d’une époque unique, car ceux qui les consignèrent par écrit ne sont point d’accord entre eux. Ainsi Firdousi fait de Gayômart le premier roi d’Iran; Hamzah, au contraire, ne voit en lui que le premier homme créé. Mais tout cela nous importe peu; nous n’avons à expliquer ici que VAvesta et non les légendes qui n’y sont point mentionnées.
Les Paradhàtas ou Peshdàdiens, selon l’expression moderne, sont au nombre de six. Ce sont :
1® Haoshyanha (en persan Hosheng) donné comme le premier roi de l’Iran (Voy. Yesht V. 21; IX. 3; XIII. 137; XV. 7; XVII. 21; XIX. 20).
UAvesta le représente comme un roi guerrier, victorieux des Dévas ; dans les récits persans nous le voyons venger la mort de son aïeul Siyâmek, fils de Gayômart, tué par un fils d’Ahrinian ; puis découvrir l’usage du fer, apprendre aux hommes à chasser les bêtes fauves, etc.
2® Talihma iirupa (Tahmuraf), le renard rapide et fort, descendant de Haoshyanha et fils de Vivanhana (Y. XV. 11 ; XIX, 28). Il est qualifié de zinavant (armé ou vigilant) et de dévaband ou dompteur de démons. Il eut pour frères Yima et Çpityùra. UAvesta nous le montre forçant Ahriman à lui servir de monture et conduisant son infernal coursier, sans relâche, d’un bout du monde à l’autre et cela pendant 30 ans. Les légendes ajoutent qu’Ahriman finit par arracher à la femme du héros le secret des terreurs que ce dernier éprouvait en passant au-dessus du mont AiborJ. La soumission d’Ahriman dépendait de l’absence totale de crainte chez son vainqueur. Fort de cette révélation, Ahriman secoua violemment son cavalier au moment où il passait audessus de l’Alborj, le renversa et le tua. Ces mêmes légendes représentent Tahmuraf comme le propagateur de la civilisation chez son peuple, l’inventeur du culte du feu et des idoles (Hamzah); il arracha, selon le Minokhired, la connaissance de l’écriture à Ahriman, etc.
3® Yima. Les Parses et VAv>esta lui-même ont sur ce personnage des traditions divergentes. Les uns en font le premier homme et lui attribuent un règne heureux de 1000 ans (Voy. Yt. IX. 10).
Les autres voient en lui un des frères de Takhma urupa et son successeur. VAvesta le représente comme le type du roi heureux ; la terre sous son règne est un paradis. Voy. Vend. II, etc. Les Dévas disparaissaient devant lui, il les enferma dans l’enfer. Yima apprit aux hommes à manger de la viande et institua les Gahambars, le Naurôz et d’autres fêtes. Nous ne répéterons pas ce qu’en dit le Fargard IL D’après le Yesht XIX il perdit trois fois la royauté ; on verra en cet endroit quelle fut sa fin (Voy. Yt. XIX. 40. Cp.Farg. II. Hà IX. 13 ; Yt. V. 25; IX. 8; XV. 15; XVII. 28; XIX. 35 et suiv.).
4® Dahâlia. (') ou plutôt Azhis dahàka. C’est le serpent de l’orage transformé en souverain des terres éraniennes. Comme tel, nous le voyons dans VAvesta, chercher
(I) Voy. Y. IX. 25 ; Yesht V. 29 ; XIV. 40 ; XV. 24 ; XVII. 34 ; XIX. 37.
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k s’emparer de la majesté royale, de la lumière souveraine qui donnait droit de commander à l’Éran (Voy. Yt. XIX). Mais la majesté lui échappeet il reste usurpateur. Son règne, selon les légendes, dura mille ans, comme celui de Yima sa victime. Enfin, il fut défait et mis à mort par Thraetaona.
5° Thraetaona, ou Tliraetàna. Le Shalinàmeli et les historiens persans racontent mille merveilles de sa naissance, de sa jeunesse et de ses exploits. h'Avesta nous le montre comme le meurtrier du serpent Dahàka. Il y est dit fils d’Atliwya que l’on assimile, à la légère, avec l’Aptya des Védas pour en faire également l’Aptya, le fils des eaux, le représentant de l’éclair sortant de la nue. Il n’était pas besoin de ce trait forcé; l’ensemble du mythe en fait suffisamment connaître la nature et l’origine.
L'Aresta ne nous en dit rien de plus ('). Le livre sacré semble aussi conaitre trois fils du héros : Çairima, Tùra et Arya ou Iraj. Le Yesht XIII. I3I paraît établir la succession suivante : Aryu, Aoshnara, Uzava, Agraèratha, Manuscithra. Le Fravashi de Thraetaona est invoqué contre les serpents et celui de Yima contre la sécheresse. Voy. XIII § 130 et 131.
Au mythe de Thraetaona se rapporte celui de Vafra Navàza que l’on voit au Yesht V. § 61.
60 Manuscithra (Manuoihr). Ce Paradhâia est le premier qui semble appartenir à l’Éran proprement dit; les précédents sont plutôt des héros du monde. Les légendes lui donnent pour résidence Babylone et lui attribuent mille inventions d’art. VAvesta n’en cite que le nom et cela seulement en invoquant son Fravashi. Voy. Yt. XIII. 131.
C’est sous son règne que nous devons placer l’invasion et la conquête de l’Éran par Franràçya, le Touranien criminel, lequel chercha, comme Dahâka, à saisir la lumière souveraine, la majesté aryaque pour devenir souverain légitime. Manuscithra dut fuir et la souveraineté appartint au roi dévicole ; mais d’après le Minokliired, Manuscithra parvint à recouvrer sa couronne et à chasser l’usurpateur.
7® Ici les sources se divisent. Le Shahnàmeh cite Naudar, le Naotara de VAvesta, dont les livres zends ne nous disent que peu de chose; Maçoudi intercale Çàma tandis que Hamzah n’a point d’intermédiaire entre Manuscithra et Zav.
8» Uzava (Yt. XIII. 131) (persan Zav). Les légendes placent sous son règne l’établissement d’une paix durable entre l’Iran et le Touran ; l’Oxus est assigné comme limite àAfraziàb (le Franraçyâna de VAvesta).
9’ Thrita et Kereçâçpa. Nous avons affaire ici à une branche spéciale des Paradhàthas, aux Çâmas de VAvesta dont le nom semble signifier ceux qui procurent le bien. Les légendes les transforment en princes du Sédjestan ; on sent ici une origine mythique différente. Thrita est le père de Kereçâçpa; selon le Fargard XX il fut le premier médecin. Il eut aussi un autre fils moins célèbre, Urvâkhshaya. Ce que nous savons de celui-ci, c’est qu’il fut un prince justicier et qu’il fut tué par Hitàçpa.
Quant à Kereçâçpa ses exploits sont racontés au Yaçna IX. 35, d’abord, puis aux Yeshts XIX. 40-44 ; V. 37 ; XV. 28.
Le Minokliired lui en attribue encore d’autres que l’on peut voir dans ce livre.
P) On n’y trouve point le récit de ses luttes guerrières contre Dahâka ni du châtiment qu’il inflige au vaincu en l’attachant à un rocher, non plus que le partage du monde entre ses trois fils.
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Ce héros n’a cependant point laissé de lui une réputation intacte, car au Fargard I. 36, on le voit en rapport avec une Pairika et les légendes lui attribuent un mépris affecté pour la loi mazdéenne. Un jour il frappa le feu et fut pour ce fait précipité en enfer (').
1» Les Kaianides. Avec les Kavas ou Kavis la scène semble descendre sur la terre; du moins quelques traits de leur légende sont très-vraisemblables. Le premier est Kavi Kavàta (Kai kobâd) qui, d’après le Minokhired, commença une nouvelle djmastie et rétablit la royauté aryaque (Voyez chap. XXVII. 45). Il était fils ou petit-fils d’Uzava.
De ce prince et de ses quatre fils Vkvesta ne cite que les noms (V. Yesht XIII. 132; XIX. 71). Cependant, le troisième, Kava Uçadhan pourrait être le même que Kava Uça dont mention suit.
2° Kava Uça (Kai Kàus). Sous ce régne, les guerres avec le Touran recommencèrent. Son fils Çyavarshâna fut probablement le chef de l’armée éranienne ; il périt de mort violente (Yt. V. 45 ; XIV. 39).
Çyavarshâna laissa une fille qui épousa un vaillant guerrier du nomd’Aghraeratha, fils de Nara. De cette union naquit Kava Huçrava qui vengea la mort de son père et défit le tyran Touranien. Haoma le lui livra chargé de chaines. Voy. Yt. XVII. 38.
Z°Kava Huçrava (Kai Khosrû).Le trait le plus importantclté de lui, c’est qu'il réunit les contrées aryaques en un royaume ; le texte zend semble indiquer qu’il opéra cette réunion par la conquête , car elle le qualifie de valeureux réunisseur des contrées aryaques. On peut cependant supposer que les Touraniens avaient soumis toutes ces régions et que leur défaite laissa Kava Huçrava seul chef de l’Arie.
VAvesta mentionne trois épisodes de cette lutte des deux races, le combat de Tuça contre les Aurvas (Yt. V. 53) et celui de Huçrava contre Aurvaçâra (Yesht XV. 31); un troisième enfin dont la vraie nature nous échappe par suite de l’obscurité du texte (Voy. Yesht V. 50).
Huçrava eut un fils nommé Ahhrûra dont VAvesta ne nous donne que le nom (Yt. XIII. 137). Les Naotaras, semble-t-11, s’emparèrent de la souveraineté après la mort de Huçrava, car ce dernier eut pour successeurs Aurvat açpa, puis Vistàçpa, l’un et l’autre naotarides.
4° Aurvat açpa (Lohrâçp). VAvesta ne nous en donne que le nom, mais les historiens persans en content mille choses (^).Ce prince laissa deux fils, Vistàçpa et Açpâydaoha.
50 Vistàçpa. C’est ce prince qui, selon VAvesta, adopta la réforme de Zoroastre et l’établit en Bactriane. Sous son règne, les guerres avec le Touran recommençèrent ; le roi éranien avait à venger le meurtre de son aïeul Naotara. Avec l’aide de son frère Açpâyaodha (Voy. Yesht V. 117), il vainquit les Touraniens et leur redoutable chef Arejat-Açpa (Voy. Yesht V. 108-118; IX. 29). Les Yeshts IX. 31 et XVII. 51 signalent
{>) D’autres légendes lui font épouser une fille d’un roi hindou et c’est peut-être là qu’il faut chercher l’origine de la Pairika Khnâthaiti du Fargard I. 36. Il est à remarquer que les héros du Sédjestan qui figurent dans le Shahnâmeh et spécialement le héros des héros Rustem y sont donnés comme attachés encore au paganisme.
(2) Tabari lui attribue la conquête de la Chine. D’après ce même auteur, suivi par le Mudjmil, ce fut Lohraçp qui envoya Nabuchodonosor détruire Jérusalem ; il fut dépossédé par son fils Vistàçpa uni à l’empereur des Grecs, (Kaisar-i-Roumi), etc., etc. Voy. la note finale p. xxvi.
aussi ses exploits contre le farouche Asta aux 700 chameaux et le qyaonien Çpinjarisla dont il ravagea les terres. Vîstâçpa enleva la loi aux Hunus et la propagea par les armes (YeshtXIX. 86, 99).
Le même Yesht signale les exploits accomplis dans cette guerre par Jâmâçpa le ministre de Vîstâçpa protecteur de Zoroastre, par Vistaurusha prince de la race royale et par les vaillants guerriers Zairivairi, Asliavazdâo et Thrita (Yesht V. 68-79, 111-114).
Vîstâçpa eut pour femme Hutaoça qui favorisa également le reformateur (Voyez Yesht XV. 35 ; XVII. 46 ; IX. 26).
On trouve encore dans \' Aviesta quelques traits épars qu’il serait bien difficile de rattacher â un règne ou â un temps déterminé.