‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 364 sur 686 · Esprit très-sage, qui répand la joie au loin · texte numérisé non relu

Esprit très-sage, qui répand la joie au loin

4. (D’Ahura) qui nous a créés, qui nous a formés et nous a nourris ; lui, l’esprit qui donne à tout son développement.

II- 5. J’offre et j’accomplis en l’honneur de Vohumanô, d’Asha-Vahista de Khshathra-Yairya, de Çpenta-Armaiti, de Haurvatât et Ameretât(^).

6. J’offre et j’accomplis en l’honneur de l’esprit du bœuf, du corps dû bœuf (^), en l’honneur du feu d’Ahura-Mazda, celui de tous les Ameshas- Çpentas qui s’approche le plus (®) (de l’homme) ;

(') Les gloses rapportent ce qualificatif ainsi que le suivant : de forme •parfaite, au corps d’Ahura- Mazda.

P) Dans les actes de loi dit la glose; ce qui équivaudrait à très-saint et non à impartial.

(^) Les gloses rappellent ici les fonctions physiques des Amesha-Çpentas, aussi génies de la nature. Vohumanô préside aux troupeaux; Asha-Vahista, au feu; Khshathra, aux métaux; Armait! est le génie de la terre. Haurvatât et Ameretât sont ceux des eaux et des plantes considérées en tant que salutaires et donnant la prospérité. Ce n’était pas là leur nature primitive. Aux yeux des Aryas, le feu était un être divin, l’emploi du fer passait pour une invention céleste, ou ravie au ciel, (comparez le mythe de Vulcain); la terre était animée d’un génie présidant à ses productions et distribuant, réglant tout avec sagesse. La réforme mazdéenne tendit à tout idéaliser. Le bon esprit qu’elle prêchait ordonnait avant tout de soigner la race bovine, il fut donné comme le génie des troupeaux. Le feu devint l’erablême de la pureté; le fer celui de la puissance juste. Les Gâthâs montrent de nombreuses traces de ces transformations. Quant aux derniers, nous renvoyons à la savante monographie de M. J. Darmesteter; nous croyons cependant devoir en modifier les conclusions. Haurvatât et Ameretât sont les génies des eaux et des plantes, personnifiées dans leur vertu curatrice.

(*) Des troupeaux, du génie qui les protège; mais non du bœuf primordial.

(®) Par la chaleur et la lumière.

III- 7. J’offre et j’accomplis en l’honneur de la loi perpétuelle, de la loi qui chasse les dévas, de la loi de Zoroastre, maître pur du monde pur.

8. J’offre et j’accomplis en l’honneur des chefs du monde pur qui président aux temps du jour (‘); d’Ushahina, chef pur du monde pur, de Berezya et Nmânya, chefs purs du monde pur.

9. J’offre et j’accomplis en l’honneur de Çraoshale saint, chef du monde pur, (toujours) vainqueur, qui donne la prospérité au monde terrestre, de Rashnu le juste et d’Arstât (^) qui développe et fait croître les êtres terrestres.

IV- 10. J’offre et j’accomplis, à Hâvani (^), maître pur du monde pur; à Çâvas et à Vîçya, maîtres purs du monde pur,

1 1 . J’offre et j’accomplis en l’honneur de Mithra, aux vastes campagnes, Yazata, invoqué par son nom, aux mille oreilles, aux dix mille yeux et de Râma-Qàçtra (^).

12. J’offre et j’accomplis à Rapithwina (^), maître pur du monde pur, à Frâdatfshu et à Zantuma, maître pur, du monde pur, etc.

V- 13. J’offre et j’accomplis à Asha-Vahista et au feu, d’Ahura-Mazda.

14. J’offre et j’accomplis en l’honneur de Uzyêirina (®), chef pur du monde pur.

15. J’offre et j’accomplis en l’honneur de Frâdat-Virâ et à Daqyuma, chef pur du monde pur.

VI- 16. Je l’offre et accomplis pour le maître élevé, petit-fils Ç) des eaux.

(1) Les Gahs ou divisions du jour. (Voy. Vendidâd VII, 6.) Les paragraphes suivants invoquent successivement les génies de ces cinq Gahs, en y adjoignant d’abord deux génies dont le premier contribue à la formation du Gah, et le deuxième se réfère aux divisions du sol et de la population, puis deux ou trois des génies principaux connus. Ushahina, gah de minuitau lever du soleil. Berezya, génie des moissons. Nmânya, génie de la Nmâna.

(2) La droiture et Rashnu, Injustice, accompagnent Çraosha.

(*) Hâvani, gah du lever du soleil. Çavas, génie qui protège les troupeaux, Vîçya, génie du viç. — Ces indications et les suivantes sont empruntées aux gloses pehlvi-sanscrites.

(1) Comparez Vendidâd III, initio.

(^) Rapithwin, gah de midi. Frâdathfshu, qui favorise les troupeaux, les fait prospérer. Zantuma, génie de la Zantu.

(«) Uzyêirina, gah du crépuscule. Frâdat-Vîra, qui donne la prospérité aux hommes. Baqyuma, génie de la Danhu. On voit que chaque Gah est accompagné de deux génies, dont l’un donne la prospérité à l’une ou l’autre catégorie d’êtres, et l’autre préside à l’une des divisions du pays ou des classes.

(^) Le nom de ce génie peut signifier l’ombilic ou bien le descendant des eaux. Il semble désigner la force génératrice que l’on suppose résider dans la substance humide. Il s’est appliqué probablement aussi à un lac ou à une source de l’Éran. Voy. Yesht V et Windischmann, Zor, Stud. p. 177.

YAÇNA

17. Je l’offre et accomplis en l’honneur des eaux créées par Mazda, d’Aiwiçrùthrema (Aibigaya) (‘), chef pur du monde pur.

18. J’offre et accomplis en l’honneur du génie qui développe tout ce qui rend la vie heureuse,

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