‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 403 sur 686 · Abats l’esprit de celui qui persiste me calomniant · texte numérisé non relu

Abats l’esprit de celui qui persiste me calomniant

XHI-35. Honneur à Hôma qui rend l’esprit du pauvre aussi élevé, que celui du plus riche.

36. Honneur à toi, Hôma, qui élèves l’esprit du pauvre autant que s’élève la sagesse des grands.

37. Tu rends riche en hommes, prospère, doué de la science spirituelle

(1) Création de sagesse.

(2) Le sommet de la montagne des Dieux. Dieu ou un dieu, bagha.

(3) La traduction de ce passage ne peut être que conjecturale. La plupart des mots qui le composent sont entièrement inconnus. Sont-ce des noms propres de montagnes? nous n’oserions l’affirmer, bien que cela nous semble très probable. Les traductions pehlvie et sanscrite font ici défaut et une glose nous annonce que le Zand, la traduction de ce passage, n’existe point. Cette glose extraordinaire démontre, jusqu’à l’évidence, que la traduction pehlvie est beaucoup plus ancienne que les gloses, et que les glossateurs étaient incapables de traduire.

(*) Qui stat met calomniator. Nous lisons vî nama manô, ploie l’esprit.

YAÇNA

38. Celui qui (*) qui te mange (dans le sacrifice) mêlé au lait, ô Hôma doré !

XIV- 39. Ne vas pas en pluie rapidement passée comme la goutte de lait (du sacrifice) (^),

40. Que tes moyens de salut se répandent et qu’ils viennent (en nous), opérant avec puissance.

41. A toi, ôHôma, saint (génie), dont la naissance est pure, je donne ce corps qui m’apparaît bien formé.

XV- 12. Ecarte de moi le tort (®) que cause la Jani meurtrière, insensée,

43. Qui pense tromper l’Atharva et le Hôma et périt par suite de cette fourberie.

44. Celle qui s’assied mangeant le pain du sacrifice du Hôma(^) (dans les festins profanes), Hôma ne la rend point mère de prêtres, mère d’une heureuse progéniture.

XVI- 45. Je suis de cinq (catégories), je ne suis pas de cinq (autres).

46. Je suis (du monde) de la bonne pensée, mais non (de celui) de la mauvaise pensée.

47. Je suis (du monde) de la bonne parole, je ne suis point (du monde) de la parole mauvaise.

48. Je suis (du monde) de la bonne action, je ne suis pas du monde de l’action coupable.

49. Jè suis (du monde) de l’obéissance (à la loi), mais non de la désobéissance ;

50. Je suis du (monde) fidèle, je ne suis pas du (monde) méchant.

51 . (Je veux qu’il en soit) ainsi jusqu’à ce qu’ait lieu, au dernier temps, la lutte finale des deux esprits (^).

XVH-52. Alors Zarathustra dit : Honneur à Hôma créé par Mazda, il est parfait Hôma, créé par Mazda.

(') Litt. : tu fais, le développement et la possession de la sagesse (comme un vêtement) appartenant à beaucoup d’hommes; (çpananhem) à celui qui prend part à toi. — Lait ou viande.

(2) Passage obscur que la tradition parse interprète de différentes manières, également impossibles. Il nous paraît bien difficile d’admettre qu’il s’agisse ici d’une bannière qui flotte au vent ou passe rapidement, ou s’enfonce dans le corps d’un ennemi. Drafsa ne serait-il pas l’équivalent du sanscrit drapsa, et ne faudrait-il pas traduire : « ne sois pas d’un secours promptement passé comme le lait du sacrifice, mais reste dans nos corps pour notre salutt > Le § suivant semble le demander.

(3) Lift. : le tort, la diminution ou les coups ; (cf. la rac. van). Lis. avanhareza mê.

(*) Ou qui emploie le pain du sacrifice pour le repas profane; la première interprétation est plus conforme aux gloses.

(^) Les §§ 45-51 sont évidemment interpolés. Ils sont en dehors du sujet. Les premiers mots du § 52 le sont également. Nivaithis de ni van, coup qui abat, décide du sort.

YAÇNA

53. Honneur à Hôma ! Je chante les louanges de tous les Hômas, de ceux qui croissent soit au sommet des montagnes, soit dans les profondeurs des vallées, dans les gorges, pressés sous l’étreinte des Janis.

54. Je te fais passer, ô Hôma, de la coupe d’argent dans le vase d’or.

55. Que je ne te verse pas à terre, toi qui es d’une riche valeur. XVIH-56. C’est pour toi que ces chants, ces hymnes de louanges sont

(proférés).

57. A toi sont destinés ces mets savoureux (*) et ces paroles vraies et saintes (^).

Page 1