‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 461 sur 686 · XLIX (L · texte numérisé non relu

XLIX (L

Mazda et Aslin sont les seuls soutiens du juste. Prière pour le pasteur, pour le guerrier. Ahura favorise ses serviteurs fidèles, Louanges à Ahura ; le poète veut le

servir avec zèle et demande que tout tourne à la gloire de son Dieu Ç).

1. Dans quelle disposition est mon âme(®)? De qui chercherai-je l’appui? Quel protecteur m’a été donné pour mon troupeau et pour moi, autre qu’Ashaet toi, ô Mazda Ahura, que j’invoque avec ardeur (®), et l’Esprit parfaitement bon?

2. Comment traitera-t-il la vache qui fournit les offrandes (*®), celui

(1) Litt. : unissent dans la récompense. Peut-être : unie dans la récompense.

(2) Peut-être « toi qui es uni à la sainteté . »

(3) Il ne s’agit point encore ici des méchants ni de châtiments, comme le prouve le at suivant. — Le sens est : je te demande de protéger. Le mot vazdanh ne peut avoir le sens de méchanceté. Cp. vohu vazd. Peut-être « apport de bien. »

(^) On vient à l’encontre avec... Urvânô (les âmes) ne peut être sujet, car ce sont les démons et non les âmes qui donnent ces mauvais aliments.

(■’’) Ils seront des êtres essentiels dans la demeure de la Druje.

(3) Quid auxilii.

g) Ce chant a tous les caractères du naturel et de la simplicité historiques. 11 nous semble même pouvoir être attribué à un réformateur. Un poète subséquent eût-il parlé du prophète mazdéen en des termes si simples, n’eût-il point cherché à relever le personnage du créateur de la religion qu’il professait ? Cela nous paraît indubitable. Quant au Bendvô dont il est question au commencement de ce chant, il ne peut en aucun cas être pris pour un Pândava, ils n’ont rien de commun.

(8) Comment est à moi mon âme ?

(3) Litt.: autre que toi invoqué avec ardeur.

('0) Le lait, le beurre, le myazda offerts aux Dieux.

GATHAS.

qui la veut pourvue de pâturages pour (l’utilité de) ce monde? Fais venir à moi, par la sainteté, avec beaucoup d’éclats (‘), des révélations qui apprennent à bien vivre (®), donne (moi) ta loi !

3. Qu’il en arrive ainsi, Mazda pur, au guerrier (^); que par la force de la sainteté qu’il s’est acquise par Khshathra et Vohumanô, il étende (ses) possessions (^) dont la voisine appartient au méchant.

4. Je célébrerai vos louanges ô Mazda Ahura, avec (celles d’)Asha et de Vohumanô et de Khshathra également ; afin qu’il se tienne dans la voie de (mon) désir (®) et que je puisse faire entendre des chants publics de louange dans la demeure céleste (®).

5. Car vous, Mazda Ahura, Asha, vous favorisez, pour le rendre parfait Ç), l’interprète de votre loi, (et cela) par un appui constant, visible, puissant, tel que par lui, on nous établisse dans la gloire (du monde futur).

6. Zarathustra qui fait entendre sa voix (^), conformément à la loi, est (votre) ami, en vertu du culte pur (qu’il vous rend). Que Mazda, qui donne au monde le parler selon l’intelligence, m’enseigne (ses) secrets, parle bon esprit.

7. Et moi, votre favori (®), (poussé) par le désir de votre gloire, je veux, uni à Vohumanô, atteindre ces passages désirables mais redoutables (qui conduisent à votre demeure) ô Mazda, ô Asha ! Par ces (voies) conduisez- (moi), soyez à mon aide.

8. Avec ces chants de bénédiction répétés à haute voix je viendrai à

(*) Des émissions de lumières, de rayons solaires ; pis pishyâmi. Peut-être: pendant plusieurs révolutions solaires, mais cela cadre mal avec le reste.

(2) Akâçténg ne peut former qu’un seul mot. Le sens que nous lui donnons (Rac. kdç, conf. kaçu), est probablementcelui qu’avaienten vue les traducteurs pehlvis ; d’où l’expression, nosk. — Erezjît d’une vie juste.

(3) C’est le sens donné par la tradition, il se réfère à nâ, vir et à Kbshathra. Yâm (b) doit se rapporter kAshôis (c).

(*) Il s’étende en enlevant au méchant la possession qui avoisine les siennes. Litt. : Telle que le méchant possède la voisine.

(^) C’est-à-dire, qu’il soit prêt à me satisfaire.

(®) Que je parvienne au paradis.

(’) Pour la perfection. Vaordzathâ ne peut venir de vraz. Il vient de vavrâj (faire avancer) intensif de vraj.

(*) Litt.: qui élève la voix.

(®) Ce passage est traduit tout autrement par Roth. Il corrige ce mot de manière à lui faire signifier chevaux, et par ce moyen il donne à la phrase une tournure poétique, très védique il est vrai, mais tout à fait opposée au genre de l’Avesta qui ne connaît rien de semblable. En outre, cette phrase, à cause de cette même tournure, tranche d’une manière très bizarre sur tout ce qui l’entoure, sur tout le reste du chant et particulièrement sur la strophe précédente où urvathô a le sens que nous donnons ici à ce mot.

GATHAS.

VOUS (pour VOUS implorer); les mains élevées, 6 Mazda ! (Je viendrai) vers vous, Asha, avec l’hommage de (mon) offrande ; vers vous, avec la force virile du bon esprit.

9. Je viens célébrer vos louanges, par ces (chants des) sacrifices, ô Mazda, selon la sainteté et par les actes (qui procèdent) du bon esprit. Si les désirs de ma justice peuvent triompher, qu’alors j’obtienne la sagesse que je désire (*).

10. Les nuages et les montagnes (qui s’élèvent) de toutes parts (^), tout ce qui attire le regard, conformément au bon esprit, les astres, le soleil, l’aurore (^) qui annonce les jours, (tout contribue) à votre gloire, ô Asha, ô Mazda Ahura !

11. Et moi de ma bouche, je chanterai votre gloire (‘), Mazda ! aussi longtemps que j’en aurai la force et la puissance, selon la vérité. Que le créateur du monde favorise, par le bon esprit, tout ce qui développe le plus les œuvres parfaites, conformément à (sa) volonté.

(') Litt.: Si je suis maître selon le désir de ma justice, que je sois obtenant la sagesse, la désirant. Gerez est évidemment le pendant de grh.

(2) Varsha, nuage pluvieux. Montagne ici ferait pléonasme.

(S) A Auras I

(*) Et moi je parlerai comme panégyriste.

N. B. Les strophes 5 et 6 suffisent à prouver que ce chant n’est pas de Zoroastre; il sembledu reste beaucoup moins ancien que les précédents. Ici, plus de luttes intestines; le poète demande seulement que le guerrier mazdéen étende sa domination pour propager la loi sainte.

GATHA VOHUKHSHATHRA

Page 1