GATH AS
avec les pures (*). Que l’intelligence claire du monde (®) du bon esprit me soit (donnée). Qu’Aliura-Mazda la donne pour jamais, pour (le bien de) la loi sainte.
5. J’adresse ces paroles à (vous) jeunes filles qu’on marie. Je vous le dis ainsi, imprimez-les dans votre esprit. Apprenez à connaître, avec ces lois, le monde du bon esprit. Qu’ainsi l’un de vous reçoive l’autre (^) selon la règle sainte car cela lui sera une (source de) joie parfaite (^).
6. Ces choses sont certaines, ô hommes et femmes (®) qui attendez la prospérité comme un don de la Druje. Pour celui (qui agit ainsi), je le demande, que la perte de son corps (lui vienne) de cette Druje. Qu’il n’obtienne (qu’)un éclat funeste, celui qui triomphe par des moyens mauvais, source de maux (®) pour faire périr par eux le monde spirituel.
7. Que la récompense de ce grand œuvre vous soit (donnée); aussi longtemps que Azhus qui réside dans le cœur s’agitera en avant, en arrière, du fonds du corps Ç) là où l’esprit atteignit (*) d’abord les méchants. Vous abstenez-vous de cet œuvre(®), qu’alors votre dernière parole soit un cri de détresse. (‘®)
8. Qu’ainsi les hommes dont les actions sont mauvaises soient abattus et que tous poussent des cris lamentables sous les coups quilesaccablent(“). Que par le pouvoir des bons, il les frappe de maux, de blessures ; qu’il les fasse disparaître (*^) des bourgs habités, celui qui tient souverainement la mort en sa puissance ; qu’il vienne les accablant et que ce soit bientôt.
(') Par le moyen de ce mariage qui cimente une alliance heureuse entre le réformateur et Frashaostra et détermine celui-ci, ainsi que ses frères à favoriser la propagation de la foi mazdéenne.
(2) Leçon anhéus.
(3) Il s’agit probablement ici encore du mariage.
(*) Hu shânem cause, moyen excellent de réjouir,
(^) Peut-être ; pour l’homme et la femme qui est attendant. Si mé doit rester, il faut traduire la prospérité qui vient par moi.
(®) Déjît (triomphant) aretaeibyô dreg'oôdébyô, vayô bereduhyô, apportant malheur.
(’’) Membre viril,
(8) Strophe obscure. Il nous semble que maga doit désigner le mariage (Cp. IV. I3I. VXI), L’auteur exhorte les mazdéens à se marier et promet le fruit des unions légitimes aussi longtemps que les forces morales et physiques subsisteront. Nous ne pouvons expliquer comment nous entendons les vers b. c. ; mais on le devinera aisément. Pour d nous avons suivi le pehlvi. Ce membre de phrase si obscur, deviendrait clair si l’on supprimait dregvatô qui trouble le rhythme. Le sens serait alors : là par où l’esprit atteint le corps pour s’unir à lui. Le sens .pourrait être, en conservant ce mot ; là où l’esprit mauvais atteint par la volupté.
(9) Du membre viril.
('0) Ou : que ma dernière parole soit un cri de malheur contre vous.
(H) Zaqyâ dafshnyâ.
(**) Cf. râm : Pehlvi, Akârih. Les fassent cesser des bourgs.
GATHAS.
9. Par ses doctrines perverses (le méchant) suscite la haine (*) et les actes de violence contre tes ministres, il cherche à les faire périr complètement (“^). (de tels gens) sont Peshotanus. Où est le chef fidèle qui les privera de la vie et de la liberté (^) ? O Mazda, la puissance est à toi ; par elle, donne la supériorité au faible dont là vie est sainte.
(') strophe obscure ; Vaeshô pourrait être un nom propre. Cp. vish désunir. Nous avons suivi la tradition.
(2) Ou : il cherche à vaincre la justice. Il vainc par son désir.
(3) L’aller libre.
N. B. Le Rhythrae de cet hymne n’est pas encore découvert. Il serait très facile de ramener les cinq premières strophes à un composé de 5 vers, chacun de 6 pieds. Il suffirait, pour la première, de lire dadât (b); yatôi â viçpd (c). A la strophe 2, lire at. p. atcâ; et mesurer Zarthustris.eir trois syllabes. A la S™', effacer ashahyâ et transposer thiod après khrathwd. lad™*, faire suivre Ahuro après Mazdâo. La 5™' est régulière. La le sera également si l'on l’etranche dregvato qui trouble ici le sens, et peut être une glose. Pour la 9“', il se présente plusieurs manières, toutes très simples. Les strophes 8 et 6 offrent plus de difficultés. Ou pourrait régulariser la S™® en supprimant khrunerâm cd et lisant jénrâm ou en effaçant Jena>’dm... cd, puis en mesurant îrOe.ui supprimant cà après Ala str.6,
les ([uatre premiers vers sont très réguliers, mais le 5”® compte six ou sept syllabes de trop. Peut-être faut-il considérer dregvôdehyô comme une glose de vayôberedubyô et manahlm comme une note marginale, toutes deux insérées au texte.
YAÇNA
LUI (LIY).
Prière Airyama-Ishya.
1. Qu’Airyama-Ishya vienne pour la joie des hommes et des femmes, disciples de Zoroastre.
2. Qu’il vienne pour la joie de l’esprit droit et pur ! qu’il accorde en vertu de la loi la récompense parfaite de la pureté. Je désire la sainteté pleine de bénédiction, qu’Aliura-Mazda la fasse grandir.
3. Qu’Airyama frappe toute maladie, toute mort; tous les Yâtus et les Pairikas et toutes les Janis perverses.