CHAPITRE XIV DES GATHAS
Les Gâthàs sont des chants religieux mazdéens, écrits dans un dialecte propre et datant, pensent quelques auteurs, de l’origine du zoroastrisme. Ils sont divisés en dix-sept hymnes, partagés en cinq groupes et occupent les chap. XXVIII-XXXIV et XLII à LU du Yaçna. Chaque groupe (le premier excepté) porte un nom tiré du mot initial du premier hymne. Ce sont les Gàthàs Ahunavaiti, Ustavaiti, Çpenta-Mainyus, Vohukhshathra et Vahistoisti. Le premier compte sept hymnes; le second et le troisième quatre; les deux derniers un seulement. Mais entre ces deux derniers est intercalée une prière qui se réfère au Gàthâ Vohukhshathra. Les Gâthâs constituent un livre distinct à cause des particularités qui les caractérisent, mais ils n’ont ni unité ni ensemble.
En vain y chercherait-on une notion fondamentale se développant, sous diverses faces, dans des chants spéciaux. Il serait même difficile de dire pourquoi certains hymnes, plutôt que d’autres, ont été réunis dans tel ou tel groupe. Quelques chants mêmes paraissent composés d’éléments hétérogènes. Ainsi, dans le premier groupe, à une prière de déprécation (chant I) succède une sorte de chant élégiaque du génie des troupeaux, se plaignant des mauvais traitements dont ces derniers sont les constants objets; puis vient une profession de foi, un exposé de doctrine. Peut-être fautil chercher, dans le rhythme seul, le motif de ces assemblages.
Les Gâthâs traitent donc de sujets divers et le ton y est aussi très varié; ce ne sont cependant en général que des exposés de doctrine ou des prières. Les hymnes 2 et 11 (XXIX et XLV) ont un sens élégiaque et le dernier (LU) semble être un épithalame. Ils sont écrits en vers partagés en strophes. Nous ne nous arrêterons point ici sur les règles de versification qui y sont suivies ; elles ont été exposées précédemment.
INTRODUCTION