‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 532 sur 686 · XV. 56. Honore Ardviçûra · texte numérisé non relu

XV. 56. Honore Ardviçûra

57. A qui les Aurva-Hunava de Veshaka, à la porte Khshathroçaoka, la plus avancée de Kanha élevée et sainte, offrirent en sacrifice cent chevaux,

. mille bœufs, dix mille bêtes de petit bétail.

58. Ils lui demandèrent cette faveur : Donne-nous, ô sainte et vivifiante Ardviçûra, de vaincre le vaillant Tuça, le monteur de chars. Que nous frappions les contrées aryaques, ensortedetuercinquanteparlespa^a^/ma5, cent par leshazanraghnas, mille par les baevareghnas, dix mille par les tueurs d’innombrables ennemis (^).

59. Ardviçûra ne leur accorda pas cette faveur, elle qui accorde toujours sa faveur à celui qui lui apporte des offrandes de Zaothras et des présents à celui qui l’honore d’un culte et l’implore.

A cause de son éclat...

(1) Guerriers touraniens plusieurs fois cités dans les légendes; ils semblent former une race guerrière redoutable. Khshathroçaoka doit être une forteresse construite pour défendre une gorge étroite des montagnes qui séparent le nord de l’Éran des pays touraniensou tartares. Vesliakaest une localité touranienne. siège des Hunus ou proche de la forteresse susdite. Kaiiha doit-être au contraire la dernière localité aryenne proche des portes touraniennes (l’autear mazdéen la qualifie de sainte, pure, ashava). En ces temps et ces pays le nom de porte était donné aux. gorges de cette espèce. Les Hunus se retrouvent dans la légende de Vîstâçpa. Veshakavan est le nom d’un autre guerrier touranien. Vesha est celui d’une famille que Kava Huçrava extermina, selon le Shahnâmeh.

(■■^) Ce membre de phrase nous paraît pris d’ailleurs et placé ici, bien qu’il 'fiole toutes les règles d’accord. Il semble ne devoir se rapporter qu’a un sujet au pluriel. Le sens littéral est : pour le meurtre de Cinquante etc., c’est-à-dire, de manièi e à ce qu’il soit tué cinquante. Ces dénominations de tueurs de cent, de mille etc. désisrnent peut-êti’e l’importance des guerriers plus ou moins redoutables à l'ennemi selon le dommage qu’ils étaient capables de lui faire. Nous ci'oyons cependant que ce sont des noms d'armes plus ou moins meurtrières. Comp. la çaiaghni sanscrite, et aussi les çatahan, sahasraghnî, etc.

YESHT y.

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