XXI- 85. Honore Ardviçùra
86. A qui Ahura-àlazda, maître des bonnes eaux, déclara : Vas, ô Ardviçùra, rends-toi de ces (lieux) étoilés, vers la terre créée par Ahuro. Ils t’honoreront, les chefs qui commandent aux contrées, et les fils des chefs des contrées.
(') Rie’ séparer, vicier.
(-) Celui-ci n’est plus un guerrier mais un sage, à qui un sorcier dévicole propose 99 questions ou éniginrs, le menaçant de mort, s’il ne peut répoanre d’une manière satisfaisante. C’est cette hi.stoire quelque peu movliiiée que raconte le livre pehlvi Yôaht-i-FrySin6. Fryânô est le uom d’un touranien, ami du Zoroastrisme. Voy. Y’aç. 45.
P) Le sorcier lils des ténèbres, tenant sa puissance des Dévas, esprits des ténèbres.
KHORDA AVESTA.
87. Les guerriers vaillants te demanderont la rapidité des chevaux et la gloire du triomphe. Les Atharvans qui récitent les prières, les Atharvans préposés à la garde (des choses saintes), te demanderont la sagesse, la sainteté, la victoire créée par Ahura, et la force qui triomphe de tout.
88. Les jeunes filles qui doivent être unies en mariage à un maître, te demanderont un maître de maison habile et (‘) puissant; les jeunes femmes qui enfantent, une progéniture (^) heureuse. Accorde-leur ces dons, ô toi, qui as la puissance (de le faire), ô Ardviçûra Anâhita !
89. Or Ardviçûra Anâhita s’en vint, Zarathustra, de ces étoiles vers la terre d’Ahura et dit : ô toi, juste, pur et très saint! Ahura-Mazda t’a constitué le chef du monde corporel et moi, Ahura-Mazda m’a faite la protectrice de toute la création pure.
90. Par mon éclat et ma majesté, les troupeaux et les bêtes de somme circulent sur cette terre et (comme eux), les mortels à deux pieds. Et moi, volontairement, je garde tous les biens créés par Mazda et d’origine pure, comme (un pasteur) qui garde les troupeaux et leur fourrage.
91. Zarathustra demanda à Ardviçûra : Ardviçûra Anâhita! quel sacrifice t’offri rai-je, par quel culte t’honorerai-je, afin qu’Ahura-Mazda ne dirige pas ton cours dans la région entre (ciel et terre), au-dessus du soleil, pour que les serpents ne te nuisent pas par leurs humeurs, leurs jets de liquide, leurs Ûueurs et le poison de leurs fiueurs, les animaux impurs et leurs venins ne te nuisent pas (^)?
92. Ardviçûra lui répondit : juste, pur et très saint, offre-moi ce sacrifice, honore-moi par ce culte, depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher ; prends de ces Zaothras qui me sont consacrés ; qu’ils en prennent aussi les prêtres qui consultent la loi, qui récitent les prières, (pourvu que celui qui en prend soit) un prêtre instruit, plein de vertu, la loi incarnée.
93. Qu’ils ne goûtent point de ces Zaothras, ni celui qui nuit (^) ou tourmente (les autres), ni le trompeur, ni l’homme aux paroles malveillantes (®), ni le calomniateur, ni une femme, ni le ministre qui ne chante pas les Gâthâs, ni l’homme dont le corps est difforme.
94. Qu’ils ne mangent point de mes Zaothras, en s’approchant (de
(') Le ca qui accompagne takhmem prouve que huâhâo se rapporte àpaiti. Nous lisons huâpâo.
(^) Jâmi ne peut être un terme abstrait ni signifier enfantement.
(*) Le texte contient ici quelques mots inconnus qui désignent, selon nous, des animaux nuisibles, venimeux; les mots azhis, vawzaka, vishais le prouvent.
(*) Cf. srti, tdpayâmi.
(q Çae’ parler légèrement (f)
YESHT V.
l’autel) les aveugles, les sourds, les bossus (*), les idiots Q, les colériques, les impudiques (®), ceux marqués de signes honteux, ni ceux qui portent des signes qui annoncent une vie courte ; conformément (à la doctrine) des Manthras, qu’ils ne mangent pas de mes Zaothras, ni le querelleur, ni l’insulteur, ni le méchant qui a des dents démesurées.
95. Zarathustra demanda à Ardviçûra : A qui reviennent tes Zaothras lorsque les méchants dévicoles t’offrent un sacrifice après le coucher du soleil ?
96. Ardviçûra Anâhita répondit : aux corrupteurs, aux mendiants (^), aux criminels (®), aux gens aux clameurs grossières vont ces Zaothras à moi consacrés, et ils en emportent mille six cents qui ne servent point au culte des Dévas (®).
97. Je veux honorer le pic Hukairja, digne de tout honneur, fait d’or, du haut duquel Ardviçûra Anàhita coule pour moi (en un flot) élevé, de la grandeur de mille dos d’homme. Elle brille d’un éclat aussi (grand) que celui de toutes les eaux qui coulent sur cette terre, elle roule ses flots avec grande force.
Par son éclat, etc...