‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 555 sur 686 · X. YESHT DE MITRA (MihirYesht · texte numérisé non relu

X. YESHT DE MITRA (MihirYesht

O. Khshnaothra à Ahura-Mazda. Ashem Vohû. Je professe, mazdéen, Zarathustrien, antidévique, fidèle d’Ahura. En l’honneur de Hâvani pur, chef du monde pur, pour (son) culte, son honneur, (sa) satisfaction et (sa) gloire. A Çavanhi; Vîçya pur, chef du monde pur ; A Mithra, aux vastes campagnes, aux mille oreilles, aux dix mille yeux, invoqué par son nom, digne d’un culte, et à Ràma Qàçtra; Khshnaothra pour leur culte, honneur, satisfaction et gloire. — Yathâ ahû vairyô.

(') Comp. Dhuro et Dhuor. Aurvant ne peut être apposé à Asta à moins que le sens ne soit huit, ce qui est bien peu probable.

{}) Yatha doit commencer la phrase. Zainya avarat (Jaînya)t Arjat-Açpa a déjà été cité. Les autres noms sont inconnus. Ce sont probablement des noms de guerriers touraniens. Azâni de az, pousser en avant ou emmener.

(*) Contrées de la Tartarie (?)

KHORDA AVESTA.

1. Ahura-Mazda dit au saint Zoroastre : Lorsque (*) j’ai produit Mitlira aux vastes campagnes, je l’ai fait aussi grand en vénérabilité, aussi digne de louange que moi-même, Ahura-Mazda.

2. Le pervers qui ment à Mithra (^) fait périr toute contrée (où il réside) ; ô saint, un fidèle qui le fraude, nuit autant que cent impies. Ne détruis pas un mithra (^), ô saint, ni celui que tu conclurais avec un méchant, ni celui que tu conclurais avec un juste qui suit sa loi. Car (la fidélité due au) Mithra (‘) existe également pour tous deux, pour le méchant comme pour le bon.

3. Mithra qui s’étend au loin sur les campagnes donne des chevaux rapides à ceux qui ne le fraudent point ; le feu, fils d’Ahura-Mazda rend leur chemin parfaitement droit, de ceux qui ne fraudent pas Mithra. Les bons, (puissants et saints) Fravashis des justes donnent une descendance directe à ceux qui ne fraudent pas Mithra.

4. A cause de son éclat et de sa majesté, je veux honorer, à haute voix et par ses offrandes de Zaothra. Nous honorons Mithra qui règne sur les campagnes, en qui réside la joie, en qui réside le bonheur pour les contrées aryaques.

5. Qu’il vienne à nous pour nous secourir, qu’il vienne à nous pour (nous donner) l’aise, qu’il vienne à nous pour la joie, qu’il vienne à nous pour effacer nos fautes, qu’il vienne à nous pour nous guérir, qu’il vienne à nous pour (nous donner) la victoire; qu’il vienne à nous pour notre bienêtre ; qu’il vienne à nous pour nous établir en pureté, lui le puissant, l’impétueux (génie), digne d’honneur et de louange, que l’on ne peut tromper dans tout ce monde visible, Mithra qui règne au loin sur les campagnes.

6. Je veux honorer par ces offrandes, ce puissant et fort Yazata, Mithra très bienfaisant pour les créatures. Je veux l’honorer, l’implorer par ma

(‘) Ce Yesht est composé de parties d’origines diverses. Le fond est un ancien hymne rhythmé qui comprend, ce nous semble, les § 3 à 119. Le § 1 y a été ajouté pour en faire un chant liturgique. La fin, multiple elle-même, provient d’une toute autre source et a été également ajoutée par les diascevastes mazdéens. En effet, aux §§ 119 et suivants, le ton et le sujet changent, et commence un fragment de rituel ; les §§ 121, 122 et 137 sont empruntés à un livre dialogué. Aux §§ 1 00, 125 et 136 «e trouvent trois descriptions différentes du char et de la marche de Mithra. Enfin les derniers §§ (121-140) sont en majeure partie écrits en prose.

(2) Comp. Vendidâd IV, 24.

(3) Un contrat. — Conclure, 'pereç, former par interrogation, par engagement verbal, en demandant si l’on veut s’engager de telle ou de telle manière.

(*) Ou â Mithra, gardien de la foi jurée.

YESHT X.

dévotion et par mon hommage, je veux l’honorer à haute voix, lui Mithra qui règne sur les campagnes et par cette offrande de hôma uni au myazda, au hareçma, au manthra qui donne la puissance magique à la langue, par parole, par action, par des offrandes, par les paroles véridiques ! — Yenhê hàtâm.

7. Nous honorons Mithra, véridique et sage, aux mille oreilles, bien fait, aux dix mille yeux, élevé, au vaste observatoire, puissant, qui ne dort point, veillant (toujours),

8. Mithra, à qui sacrifièrent les chefs des contrées, s’avançant (au Karshvar) Arezahi(‘) contre les armées barbares, contre les rangs qui marchaient serrés, dans la guerre pour (la possession) des royaumes.

9. Du côté où les chefs (^) l’invoquent les premiers, en esprit de supplication et par une dévotion (qui part) du sentiment intime, de ce côté là Mithra aux vastes campagnes se rend avec le vent vainqueur, avec la malédiction de la pensée.

Par son éclat, etc.

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