‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 58 sur 686 · CCXXVIII · texte numérisé non relu

CCXXVIII

A. — Généalogie. Manuscithra.

Duraçrou.

Rajan.

Ayazman.

Vaedasht.

Çpitaman.

Hardar.

Harashn.

Paetaraçp.

Cashnus.

Haecataçpa.

Urvataçpa.

Paetaraçpa.

Araçti. Pourushaçpa.

Maidhô mâonho Zarathustra.

(!«'■ disciple.) (d’une mèi’e Dugdlia,

fille de Fcahimrava.)

B. — Zarathustra eut trois femmes qui lui donnèrent les enfants ci-dessous indiqués : Ururveza. Arenji. Hvovi.

Içatvaçtra.

(Chef des prêtres.) Frêni.

Thriti.

Pouruçiçta.

Urvatatnâra.

(Chef des agriculteurs et du Vara.) Hvarecithra.

(Chef des guerriers.)

Ukhshyateretô.

Ukhshyatnemô.

Çoshyant.

(Prophètes futurs, voy.Yesht XIII.)

La chronologie bizarre que l’on a vue au chap. 32 n’est pas uniquement le fruit de l’ignorance. Les Mages ont eu pour but, en la faisant telle, d’accorder les faits historiques avec le système avestique des 12 millénièmes des 4 périodes de 300Û ans et des successions de prophètes de mille en mille ans après Zoroastre. Entre la venue du prophète et celle de son premier héritier, Ukhshyateretô, il ne peut s’écouler que 1000 ans. C'est pourquoi probablement les Achéménides sont sacrifiés. Ceci prouve que le Boundehesh a été rédigé sous les Sassanides et que la fin de ce chapitre a été ajoutée après coup. Après les Sassanides le millénième était dépassé et il n’y avait plus lieu de fausser l’histoire. On ne peut toutefois disconvenir que le souvenir des Cyrus et des Darius devait être bien effacé en Perse à cette époque.

Chaque période de cette histoire' est marquée par le règne d’une des constellations zodiacales se succédant les unes aux autres sans interruption. Ces idées astrologiques prouvent une influence chaldéenne.

Page gui. Voy. aussi page 27 (fin).

Les casuistes mazdéens ont dressé un tableau des différentes espèces de péchés (') rangés d’après leur gravité et avec une estimation de cette gravité en istlrs (poids de 4 dirhems^ Cf. SpaYjjnri) ou 200 grains environ). Ce sont :

1» Farmân,

estimé à

7 istîrs

; alias, 3 dirhems

2° Agereft

16 istlrs

3» Avaoirist

4° Aredus

5® Khôr

6® Bâzu

7® Yâtu

8® Tanafûr

9® Margerzân

2400 à 4500 istîrs ou de 8 à 15 tanafûrs.

^') 'Voy. Rivâiets, cod. XII suppl. Anq., p. 637; Shâyastla Shâyast, chap. I.

INTRODUCTION

Dans les numéros 2 à 5 on reconnaîtra les désignations employées au Fargard IV. Le Tanafûr (8») est le tanuperetha ou peshotanus des §§37, 69, etc. et du Farg. XV. Mais ces termes n’ont plus rien de commun.

Tous les péchés sont distribués entre ces 9 catégories. Le farmân commence avec la plus petite faute; voir ou laisser tomber un cheveu à terre sans chercher à le ramasser, dit le Rivâiets, p. 633.

Le pât n'est point la sorcellerie (yâtu) mais une pollution de certaine espèce, la souillure du feu et de l’eau ; de certain degré, etc. Le tanafûr comprend principalement des souillures de ce genre.

Le margerzân est le crime digne de mort. Cette catégorie comprend le meurtre d’un juste, le suicide et le brigandage, l’adultère, la pédérastie et la sorcellerie, la souillure du feu et de l’eau par le contact de fluides impurs provenant d’un cadavre ; enfin éteindre le feu vahrâm (Ibid. p. 641).

L’idée de cette supputation par poids est venue de la croyance au mode de jugement qu’exerce Rashnu sur les morts ; ce génie pèse dans une balance les bonnes œuvres et les fautes, et fait passer l’âme au ciel ou en enfer, ou dans le hamestagan, selon que ses actions, bonnes ou mauvaises, ont été prépondérantes ou égales en poids.

Le farmân devait prob-tblement être expié par trois coups de çraoshocarana (comp. p. 42), car Vagereft qui le suit en exigeait cinq (Vend. IV. 60). D’où vînt que les fautes de cette catégorie furent estimées à trois çraoshocaranas et en portèrent le nom? Les Patets disent: Je me repents de toutes mes fautes « men harviçp vanâs, » depuis trois çraoshocaranâm jusqu’à la faute mortelle,

« men III çrôshocaranâm vad marg, je me repens, etc. » Il en résultait cette croyance que les

fautes ou les bonnes œuvres devaient l’emporter de trois çraoshocaranas pour faire mériter Tenfer ou le paradis. Voyez Patêt Khôt dans notre Manuel du Pehlevi, pp. 144 et ss. Cp. Shâyast la Shâyast XVI. 5. D’auti’es casuistes faisaient du çraoshocarana un degré inférieur au farmân (Ibid. XI. 2).

Les bonnes œuvres étant estimées au même poids que les péchés, il en résulta que les mêmes termes servirent à désigner les mérites, égaux sous ce rapport aux actions coupables. On disait donc un aredus, un yât, un tanafûr de bonnes œuvres. Les fautes effacées sont transformées en bonnes œuvres. Une bonne œuvre de poids inférieur efface d’une faute plus lourde une quantité égale à son propre poids. Ainsi, un bon aredus efface la moitié d’un khôr.

Pages cliii-chv. — Explications mythiques.

Comme raison de cette sorte de culte que VAvesta professe pour le chien, certains mythologues donnent le mythe védique dans lequel les dieux envoient une chienne sacrée à la recherche des nuages volés par les démons. Il n’est pas besoin de dire combien cette raison est insuffisante. Les Indous eux-mêmes, auteurs de ce mythe n’honorent point le chien plus qu’un autre animal. D’autre part, la mythologie éranienne n’a conservé aucune trace de ce mythe, c’est par une supposition gratuite qu’on lui en attribue la connaissance. Et l’on voudrait que cette figure, entièrement oubliée, si elle a jamais existé en Éran, eut produit des résultats aussi puissants, aussi extraordinaires, aussi durables. Cela n’est pas admissible. D’ailleurs, si le mythe de l’orage avait eu une si puissante influence, c’est la vache, image des nuées, objet principal de ces conceptions qui aurait été l’objet de cette vénération singulière et non le chien, acteur tout accidentel. Enfin, cette expiication est formellement contredite par VAvesta et la tradition entière. Le livre sacré, tout comme le Boundehesh, etc., dit expressément que le respect avec lequel on doit traiter les chiens a pour cause les services qu’il rend à l’homme. « Sans lui, dit le Farg. XIII. 165, aucune maison ne subsisterait sur la terre. Les brigands les dévasteraient et les détruiraient (Voy. Études avestiques, p. 37; comp. Boundehesh XXXII, circa med.). » La cause de la sollicitude dont les Mages entouraient le chien se trahit à chaque page dans VAvesta. Ce qui préoccupe les auteurs de ce livre c’est le lieu où le chien doit être placé pour garder les troupeaux et les villages (Voy. p. 140) ; c’est la voix de cet utile gardien qui doit être conservée forte et puissante pour que les hommes, entendant ses avertissements, accourent au lieu du danger ou que les voleurs effrayés s’enfuient (Voy. p. 142). Si Ahura Mazda a créé le chien, c’est pour qu’il garde les possessions du pasteur éranien contre les voleurs touraniens aux incursions dévastatrices (Voy. p. 144), etc., etc.

Lorsqu’on vient nous dire que VAvesta ne doit point être écouté, qu’il faut chercher l’explication de toute chose dans une métaphore védique, fait-on chose sérieuse ? Évideiument non.

Les mythes expliquent moins bien encore la puissance attribuée au chien de chasser la Naçus et de la mettre en fuite par son regard; ou plutôt ils n’ont pour cela aucune explication, car ce fait est unique dans les religions aryaques. Le système exclusivement mythique supprime un des facteurs les plus importants des religions et des superstitions, le facteur principal même, c’est-à-dire le fétichisme. La croyance à cette vertu du chien est venue d’un double fait surnaturalisé par des tendances fétichistes. Le chien qui chasse le voleur doit aussi chasser les esprits méchants qui suscitent l’homme de violence et de brigandage, et créatures du génie du mal comme le pillard et l’assassin. En outre, les aboiements du chien qu’aucune cause extérieure ne provoque semblent au peuple superstitieux dirigés contre des esprits invisibles qui hantent l’air. Ce qui prouve mieux encore l’origine extra-mythique de ces croyances, c’est que la même vertu de chasser la Naçus et de présager le salut de l’âme des morts est attribuée aux oiseaux de proie (Voy. Farg. VII. 75 et la note Anale après la traduction). 11 est, du reste, très bizarre que le chien chasse la Naçus et que malgré cela, il soit lui-même, à sa mort, infecté de ce démon (Voy. Farg. V. 93 et ss.; VII. 59 et ss. etc.).

Les chiens à quatre yeux du Farg. VIII. 41, se rattachent très probablement aux deux chiens çahalau (bigarrés), caturaksh.au (à quatre yeux), mentionnés une fois dans le Rig Véda (X. 14, 11) et qui sont censés protéger les morts dans leur passage à J’autre vie ou garder l’entrée du séjour de bonheur (Ibid. 10). C’est-à-dire qu’il y a une analogie dans la conception métaphorique mais point dans la conception mythique. Tout se borne à ceci que les uns et les autres sont qualiAés d’un terme qui indique la vigilance et qui est commun à d’autres êtres, à Agni (Rig Véda I. 31, 13), etc. Nous voyons les chiens gardiens du passage des âmes, au Fargard XIII. 25.

EnAn, il est à noter que VAvesta ne semble pas connaître le sagdld ou l’emploi du chien pour chasser la Naçus du corps d’un mourant. Il n’y est fait nulle part la moindre allusion.

L’emploi du gômèza (urine de bœuf) pour les puriAcations a été aussi expliqué comme ayant sa source dans le mythe de l’orage. Rien de moins satisfaisant. Si les vaches-nuages y étaient pour quelque chose, c’eût été le lait, symbole de la pluie, et non l’urine, étrangère au mythe, qui eût fait la matière de la cérémonie. En outre, c’eût été la vache qui eût dû fournir le liquide immonde. h'Avesta^ au contraire, prescrit de le prendre à un taureau intact dans ses organes. On voit que les préoccupations des docteurs mazdéens provenaient d’une toute autre source. Qui pourrait croire d’ailleurs que pour l’amour d’une simple métaphoi'e, car la vache-nuée n’est pas autre chose, un peuple se soit soumis à une opération aussi dégoûtante, aussi révoltante pour la nature ; alors surtout que le lait lui fournissait l’occasion de suivre ces conceptions mythiques beaucoup plus Adèlement et sans répugnance (Comp. nos Origines du zoroastrisme. Partie III). Aucqne de ces explications ne soutient l’examen. Il est incompréhensible que des esprits éclairés puissent s’y arrêter un instant. Aussi, M. Darmesteter a Ani par l’abandonner et se contente de dire vaguement dans sa traduction : « dans certaines mythologies la pluie était appelée l’urine d’un animal immense. »

L’inviolabilité de la loutre proclamée par le Fargard XIV, est expliquée par M. Darmesteter d’une manière extra-mythique cette fois, mais inadmissible. Il se fonde sur la traduction fautive du § 167, Farg. XIII, signalée à la page 147. Ce passage voudrait dire que chaque couple de loutres est issu de deux mille âmes de chiens passés à l’autre monde. Rien ne permet d’attribuer aux auteurs de VAvesta une conception aussi ridicule. En outre, le texte s’oppose à cette explication, ham bu signiAe « se trouver avec » et non « naître. » Comp. Farg. XIX. 110, 111.

La base de cette division des créations et de la réprobation dont sont frappés certains animaux est cherchée par les mythologues, comme tout le reste, dans le mythe de l’orage. Les animaux sont vénérés ou voués à la destruction selon qu’ils ont servi aux incarnations ou métamorphose du dieu ou

U démon de Torage. Il n’est pas difficile de montrer que cette explication est fausse et n’explique rien.

1“ Elle fausse complètement la nature du dualisme dont le caractère fondamental est la distinction physique de la vie, du développement et de l’étouffement, de la mort; et la distinction morale du bien et du mal. Les animaux utiles appartiennent à Çpento Mainyus (l’esprit viviAant), les destructeurs à Anro Mainyus (l’esprit destructeur).

2“ Elle fausse également la nature des mythes aryaques. Dans ces mythes, les animaux y interviennent comme matière à métaphores, à métonymie et nullement à métamorphose. En outre, le serpent n’est pas plus essentiellement mauvais pour l’arya védique que tout autre animal; car si le démon voie-nuage est qualiAé d'ahi (serpentj, un autre ahi (ahi Budhnyas) est un bon génie, régent de

INTRODUCTION

l’empyrée (Voy. Rig Véda II. 31, 6; VII. 35, 13; X. 64, 4). Dans ces deux derniers passages le serpent est imploré avec les autres dieux pour en obtenir le bonheur, le çam, que ravit le démon. Le coq est sacré pour le mazdéen (Voy. p. 180 et ss.), bien que le dieu de l’orage ne soit point qualifié de coq; de même la fourmi, la grenouille et la tortue (‘) sont maudits sans avoir fourni de métaphores aux qualificatifs du démon de l’orage. Si la tortue a servi à une incarnation c’est à celle d’un dieu, de Vichnou et le nom de la tortue femelle sert à désigner la lyre de la déesse Sarasvati (l’éloquence). En outre, dire que tous ces animaux tiennent de la nature du serpent et sont réprouvés pour cela, ce n’est pas sérieux.

3“ Si le serpent a été choisi pour figurer le démon de l’orage, c’est que cet animal était déjà odieux et maudit avant l’invention du mythe. C’est aussi une plaisanterie de soutenir que le nuage noir ressemble à un serpent et a donné lieu par sa forme à cette expression figurée. Le serpent a été maudit (ou adoré pour le même motif) là où le mythe aryaque était inconnu.

On n’arrive donc à rien avec de semblables explications.

Page clxv. — Année avestiqüe.

L’année avestiqüe, comme l’année persane, compte 365 jours divisés en 12 mois de 30 jours et une série supplémentaire de 5 jours terminant l’année. Elle n’a point de bissextiles. Ces 12 mois portent le nom de divers génies et sont divisés en 4 saisons. Ce sont :

Fravardîn, Artvahist, Haurvatât, composant le printemps; Tîr, Ameretât et Shatvaîro, formant l’été; Mitro, Abân (les eaux, Ardviçûra) et Atar (le feu), formant l’automne et Dîn (Daena, la loi), Vohûman et Spendarmat (Çpenta Armaiti), l’hiver. L’année commence en mars, quand le soleil sort du signe du Bélier. Les jours complémentaires tombent au solstice de mars.

Chaque jour du mois porte aussi le nom d’un génie mazdéen ; on en a vu l’énumération au Sirozah.

L’auteur du Boundehesh compte sept mois d’été depuis le 1” du mois Fravardin (21 mars) jusqu’au dernier du mois de Mithra (mi-octobre) et cinq mois d’été depuis le P' jour du mois Abân (mi-octobre) jusqu’au dernier des jours complémentaires (20 mars).

Le jour se divise en cinq parties appelées ratus dans VAvesta (cornp. le sansc. rtu et gah en persan moyen ou moderne en l’honneur des Gâthâs) : Hâvani, Rapithwina, Uzyêirina, Aiwiçrûthrema et Ushahina, marquant les points du jour suivants : lever du jour, midi, après midi, soirée jusqu’à minuit, de minuit jusqu’à l’aurore. Toutefois, en hiver, on ne compte que quatre gahs. Le Hâvani s’étend jusqu’ai^coucher du soleil, absorbant ainsi le Rapithwina et cela « parce que à cause du froid, le génie Rapithv. ia (midi) quitte la terre refroidie, s’enfonce dans le sol et va y entretenir la chaleur nécessaire à la conservation des racines des plantes. »

Les cinq gahs du jour sont placés sous la protection et la direction, chacun de trois génies, dont Tun porte e nom du gah, l’autre un des noms des divisions politiques de l’Éran avestiqüe et le troisième un titre relatif à la prospérité terrestre. Ce sont :

Ushahina.

Berezya.

Nmânya, génie de la nmâna.

Hâvani.

Çâvanh (l’utilité, la prospérité).

Vîçya, génie du vîç.

Rapithwina.

Fradatfshu, qui favorise l’élève du bétail.

Zantuma, génie de la zantu.

Uzyêirina.

Frâdat vîçpanm hujyâitim, qui développe toutes les jouissances. Daqyuma, génie de la danhu.

Gah Ushahina

Gah Hâvani

Gah Rapithwina Gah Uzyêirina

(') Voy. pp. 138 et 152.

INTRODUCTION

iAiwiçrûthrema.

Aibigaya, qui donne la vie.

Zaratliustrotema, protecteur de l’autorité religieuse suprême.

Le même chapitre nous donne sur les conditions climatériques du pays dont il parle, des indications étendues et curieuses. Vers la fln d’octobre (!"■ du mois Abân) l’hiver commence à s’étendre sur la terre; en décembre il envahit l’Aii’yâiia Vaêja, glaçant tout et s’étendant sur le monde jusqu’en févriermars (mois de Çpendarmat). L'hiver, alors, perd de sa force et l’été vient de son lieu de séjour. Dans les régions qui avoisinent l’Hindoustan, proche du lieu originaire de l’été, il ne fait ni chaud ni froid. En été, des pluies continuelles tempèrent la chaleur et eu hiver une sécheresse persistante rend le froid moins sensible. Dans les contrées septentrionales il fait toujours froid, les chaleurs d’un été très court sont insuffisantes pour dissiper le froid. Dans les régions intermédiaires, le froid de l’hiver et la chaleur de l’été sont l’un et l’autre très violents.

Le jour se divise en deux parties : frayare, l’avant midi; uzayare, l’après midi. Ce dernier comprend les gahs Rapithwin et Uzyêrina. La nuit compte quatre veillées appelées hufrashmôdaiti, coucher du soleil et erezaurvaêçat (retour), formant le gah Aiwiçrûtlirema; pùm, aurore et raocanhâm fragati, départ des astres.

Le jour se partage aussi en 18 hâzars, chacun d’une heure et vingt minutes. La durée du temps diurne varie de 12 à 6 hâzars. Ainsi, le plus long jour d’eté est égal à deux des plus courts et la nuit la plus longue à deux nuits des plus courtes. Ces indications s’appliqueraient au nord de laTartarie, mais comme le dit West, ces calculs ne sont naturellement qu’approximatifs. Depuis le onzième jour du mois de Tir jusqu’au vingtième du mois de Dîn, les jours décroissent; après cela ils augmentent. A un autre point de vue, l’année est encore divisée eu six parties délimitées par les Gahambars (Voy. page CLXV).

Les relations établies entre les computs parses et européens ne sont exactes qu’en tant qu’elles concernent le calendrier de la secte d’Edalji Dârâbji qui s’est ralliée au système solaire et remplace les années bissextiles par l’intercalation d’un mois ou de trente jours, tous les 120 ans. L’année telle que la comptent les autres Parses recule indéfiniment d’un jour tous les quatre ans.

On voit d’après ce qui précède que le calendrier avestique différait complètemenj; du calendrier persan de l’époque achéménide. Les noms des mois sont tout autres. La Perse antique ne leur avait point donné des noms de génies qu’elle n’adorait point; elle désignait les jours du mois par leur numéro d’ordre.

Page clxix. — Impuretés et purifications selon le Vendidàd.

Les impuretés dont il est parlé dans le Vendidàd sont causées 1<> par la mort et par le contact des cadavres ; 2'^ par la grossesse et les menstruations ou pertes de sang des femmes.

La mort étant l’œuvre des mauvais esprits, livre le cadavre à un esprit impur qui s’en empare et le souille, à la Naçus (Farg. VIL 6). Le cadavre ne peut donc être ni enterré, ni brûlé, ni jeté dans l’eau, car par son contact il souillerait ces éléments sacrés. Il doit être livré aux animaux sauvages et aux oiseaux de proie. Dès que ceux-ci l’ont assailli et déchiré en quelque partie, la Naçus perd de son pouvoir; car ces animaux sont les ministres de Çpento Mainyus, créés pour débarrasser la terre des objets impurs.

La mort produit des effets différents selon les circonstances qui l’accompagnent :

10 Si un homme meurt dans une maison habitée par d’autres, en société {h.ôm nairinàm, Farg. V)^ la Naçus souille, outre le mort, un nombre plus ou moins grand de ses comrnençaux selon la dignité, et le rang du mort (V. 83-103; VIL 7-24). Le feu et les instruments du culte doivent être emportés hors de la maison et ne peuvent y rentrer qu’après 9 ou 30 jours, selon la saison. Les draps de lit du mort sont souillée dans la mesure indiquée au Farg. VII. 25. — Le cadavre doit après cela être déposé sur des katas à l’extérieur (V. 35-45), puis transporté par deux au dakma ou cimetière. Le cadavre d’une femme enceinte doit l’être par quatre, selon la tradition (V. 46-49 ; iii. 44-71). On voit

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