‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 586 sur 686 · XVIII. ASTAD YESHT · texte numérisé non relu

XVIII. ASTAD YESHT

Khshnaothra à Ahura-Mazda. . . Ashem Vohû. . . Je me confesse Mazdéen. Satisfaction à la majesté dés Aryas créées par Mazda, pour son culte, son honneur, sa satisfaction et sa gloire. Yathà Ahû Vairô.

1. Ahura-Mazda dit au saint Zarathusthra : j’ai créé, ô saint Zarathusthra, la majesté aryaque, pourvue (®) d’un nombreux bétail, de nombreux troupeaux, abondante en biens, pleine d’éclat, bien constituée (')en intelligence, bien constituée en splendeur, adversaire d’Azi, adversaire de l’être à l’esprit pervers.

(1) Nizâm, zâm pourrait avoir la même origine que zâmi, naissance, et signifier écarter de l’engendrement; peut-être aussi faire engendrer, ne faire engendrer que tard, selon qu’on fait dériver niz de ni ou de nîs. On pouirait aussi le faire venir de nis am, écarter, forcer. Le sens est, au fond, le même.

(2) Hübsclimann n’a point réussi à prouver que la rac. dâ savoir, n’existe point en zend. Lui-même ne parvient point à traduire dâonha, du Yesht XIII, 98. Que signifierait création de la création, ou même du créateur.

(3) Ceci prouve qu'antare signifie à l’intérieur.

(1) Çrirahê doit se rapporter à nmâna, ainsi que khshathrô karta.

(®) Étendu sur les chenêts qui lui servent de supports.

Se rapporte à majesté; ces biens contribuent à l’éclat de cette majesté.

(^) Hendyade. Comp. le ^&nac.samhharâmi, composer.

KHORDA AVESTA.

2. Elle écrase Anro-Mainyus, auteur de morts nombreuses, elle écrase Aeslima à l’impétuosité furibonde, elle écrase Busbyançta la p<âle, elle écrase l’impureté (*) dont le contact souille, elle abat le Déva meurtrier Apaosha, elle écrase toutes les contrées anariennes.

3. C’est moi qui ai créé Aslii-Vanuhi, la noble ; elle pénètre au sein de la vie C^), elle pénètre au milieu de la demeure(^) d’un éclat pur, œuvre de puissance.

4. Ashi-Vanulii pleine d’éclat, accorde ses dons à l’homme qui se plaît à satisfaire les saints ; elle pénètre au sein de la vie, elle pénètre au milieu de la maison, brillant d’un éclat pur, œuvre de puissance. Elle met un pied au sein de la vie, au milieu de la demeure éclatante, œuvre de puissance, pourvue de toute espèce de troupeau, de tout genre de moyens de défense, de toute sagesse, de toute splendeur. .

5. Elle devient (riche) de mille chevaux, de mille troupeaux ; bien plus, d’une descendance proche. Elle égale (^) l’astre Tistrya plein d’éclat et de majesté, le vent à l’action puissante, créé par Mazda. Elle égale la majesté aryaque.

6. billes (^) apportent la prospérité à tous les sommets des montagnes, à toutes les gorges des vallées ; elles amènent la prospérité de toutes les plantes qui croissent, des plantes brillantes, de couleur or. Elles écartent l’impureté qui souille, et le Déva meurtrier Apaosha.

7. Hommage à l’astre Tistrya, brillant, majestueux, au vent ferme dans sa force, créé par Mazda ; à la majesté aryaque.

8. Nous honorons l’Ahura Vairya; nous honorons Asha Vahista, trèsbeau, immortel, saint (®), les paroles véridiques, victorieuses, salutaires, la Manthra-Çpenta, la loi mazdéenne, le culte de Hôma ('), la majesté aryaque. Ashem Vohû. Yathâ Ahû Vairyô. — Honneur, louange, puissauce et force à la majesté des Aryas créés (®) par Mazda (^).

Ashem Vohû, à lui la puissance ?

(') Akhta. Comp. le sansc. aktu, matière propre à joindre, etc.

(2) Lire jitlm.

{^) Rien ne permet de supposer que çrlra, etc. ne se rapportent pas à nmâna.-^ Khshathro karta, ne peut signifier que fait avec ou par puissance.

{}) Elle unit également, atteint d’une manière égale par l’éclat et la puissance. Rien ne permet de supposer un changement de sujet et de prendre Ashi pour tel. La suite s’applique évidemment au sujet précédent, (barenti).

(^) Les Nmânas pures et puissantes.

(®) Le contexte prouve qu’Amesha-Çpenta doit-être séparé ; il n’y a ici que des aljectifs.

(^) Ou la cueillette pour le culte et non celui qui le cueille, il ne s’agit ici que d'êtres abstraits.

(8) Et non créée par Mazda.

(“) Ce Yesht porte le nom d’Astàd mais il se rattache par le commencement (1-2), au suivant et par le reste au précédent. On dirait deux fragments réunis.

YESHT XIX.

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