‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 589 sur 686 · Nous honorons la redoutable splendeur royale · texte numérisé non relu

Nous honorons la redoutable splendeur royale

31. Qui s’attacha pendant longtemps à Yima le brillant, chef de bonnes réunions, lorsqu'il régnait, en cette terre aux sept Karshvars, sur les Dévas et les hommes, sur les Yàtus et les. Pairikas, sur les Kavis, les Çàthras et les Karapans ;

32. Qui arracha aux Dévas, toutes deux, l’abondance et la prospérité, la plénitude des biens et les troupeaux, la nourriture et la louange ; par la puissance de qui les deux (espèces de) nourriture que l’on prend (devinrent) impérissables, les hommes et le bétail devinrent immor-

I tels ; les eaux et les plantes, exemptes de dessèchement.

I 33. Par sa puissance il n’y eut (plus) ni froid, ni chaleur ardente, ni j vieillesse, ni mort, ni envie créée par les Dévas, à cause de l’absence de mensonge ; avant qu’il eût conçu dans son désir cette parole mensongère,

I fausse,

i 34. Car dès qu’il eut conçu dans son désir cette parole mensongère,

! fausse, la majesté s’enfuit, visible, sous la forme d’un oiseau. Lorsque ^ Yima le brillant, le chef (des peuples) ne vit plus la majesté, il se livra (‘) ' tout chagrin à de mauvaises pensées ; bouleversé, il se tint étendu (“^) à j terre.

j 35. La première fois que la splendeur s’éloigna, qu’elle s’éloigna de I Yima le brillant fils de Vîvanhat, elle s’en alla sous la forme de l’oiseau ' Varàghna(^).

36. Mithra aux vastes campagnes, aux oreilles douées d’une bonne ouïe, aux milles regards (^), la saisit. Nous honorons Mithra le chef de toutes les

(>) Il se laissa tomber dans le mauvais penser. Comp. hhranç.

(2) Dâr ne peut signifier tomber. Le sens est plutôt «il s’appuya sur le sol.»

(S) Image du feu céleste, foudre, éclair.

(*) Yaokhsti. C’est le sens donné par la version pehlvie et Neriosengh. (Comp. Yaç IX). Mitlira, génie de la lumière, recueille la lumière qui s’enfuit.

KHORDA AVESTA.

contrées, qu’Ahura-Mazda a constitué le plus majestueux de tous les Yazatas célestes.

37. La deuxième fois que la splendeur s’éloigna, cet éclat (qui s’éloigna) de Yima le brillant, fils de Vîvanliat, elle s’en alla sous la forme de l’oiseau Varâglina ; le fils du clan héroïque, du clan Atliwyen, Tliraetaona (*), la saisit parceque, parmi les vainqueurs humains, il était le plus victorieux, hormis Zarathusthra.

38. Ce fut lui qui tua le serpent Dahâka, à trois gueules, à trois têtes à six yeux, à mille membres, la très puissante Druje dévique, mal terrible pour ce monde, cette Druje méchante et très forte qu’Anro-Mainyus créa contre ce monde corporel pour tuer le monde de la pureté.

39. Lorsque la splendeur s’éloigna pour la troisième fois, la majesté (fuyant) de Yima le brillant, elle s’en alla sous la forme de l’oiseau Varâghna; alors Kereçâçpa (^) (à l’àme virile) la saisit parce qu’il était, par son intrépidité virile, le plus fort des hommes redoutables, autres que Zarathusthra.

40. Parce que la redoutable intrépidité virile s’était attachée à lui. Nous louons l’intrépidité virile, aux jambes droites (^), sans sommeil, à la marche rapide, veillant toujours, qui s’attacha à Kereçâçpa ;

41 . Qui tua le serpent Çruvara, qui dévorait les chevaux et les hommes, venimeux, verdâtre, sur le dos duquel coulait un poison verdâtre de l’épaisseur d’un pouce, sur le dos duquel Kereçâçpa cuisit un breuvage vers l’heure de midi. Le monstre meurtrier brûla et se souleva, il sauta loin du vase ; répandit l’eau bouillante et Kereçâçpa à l’âme virile recula épouvanté ;

42. Qui tua le Gandarewa au talon doré qui s’élançait, la bouche ouverte (^), pour donner la mort au monde corporel appartenant à la pureté; qui tua les neufs Hunus (■''), qui infestaient les chemins (‘^), les fils de

(') Représentant du génie de l’orage.

(2) Parce que, selon la légende, il régna sur tout ou partie de l’Arie. Parce que, dit-on, il est aussi le représentant du génie de l’orage. Yima, dépouillé, c’est le génie vaincu par le démon, ülithra, Tliraetaona, Kereçâçpa, sont les représentants du génie triomphant à diverses reprises. Nous ne saurions admettre cet amalgame, qui fait du vaincu et de ses trois vainqueurs un seul et même personnage. Quoi qu’il en soit des deux autres, Mitlira ne représente certainement pas l’éclair.

(3) Dressées, toujours prêtes à foudre sur l’ennemi.

(1) Vizafâno. Comp. vijamhh, entr’ouvrir la bouche fortement; non de vi et zafan, gueule.

(*') Personnages légendaires inconnus. Les légendes recueillies dans le Shahnâmeh parlent aussi de brigands tués par des héros et de brigands au nombre de cinq ou sept.

(«) Comp. le sansc. x>(^thivâhaka, brigand.

YESHT XIX.

Nivika et ceux de Dâstayâni ; qui tua Hitâçpa à la mèche d’or, et Varshva fils de Dànaya et Pitaona, le guerroyeur (*) ;

43. Qui tua Arezoshaman à l’intrépidité virile, prompt, ardent (‘'^), vif (^), actif, se courbant, vigilant, ne fondant pas en avant (sur rennemi) (^), se plaisant à la guerre (®), lequel apprit à enlever le bois (®) d’Apastana, sorti du combat (^);

44. Qui tua Çnàvidhaka, qui abattait les sabots et les cornes et faisait périr le bétail (®). Ce dernier rétléchissait ainsi : je suis enfant et non adulte; si je deviens adulte, je ferai de la terre une roue et du ciel un char;

45. J’emmènerai Çpenta-iMainyus du brillant Garonmâna; je tirerai Anro-iNlainyus de l’afireux enfer; ils s’attelleront à mon char, l’esprit vivifiant et le destructeur, s’il ne me tue pas, le vaillant Kereçàçpa. Or le vaillant Kereçàçpa le frappa jusqu’à ce que la vie s’en allât, jusqu’à ce que la vie se séparât (de lui).

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