‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 590 sur 686 · Nous honorons la redoutable splendeur royale · texte numérisé non relu

Nous honorons la redoutable splendeur royale

47. Pour laquelle luttèrent Çpenta-Mainyus et Anro ; pour cette majesté inapparente. Chacun des deux lança (pour l’atteindre) ces ministres les plus agiles (®). Çpenta-Mainyus dépêcha le sien, et Vohu-

(') De par, combattre et non de pairika ; il ne s’agit ici que de guerriers.

('■^) Coinp. prajushta.

(3) Coinp. le néo-pers. ushta.

(*) Afrakatacîm^ de a priv., fraka—paroka et tac; il agissait par ruse et surprise. Coinp. zbaremnem.

(S) Barô. Comp. le védique hhara, combat.

Nyâi dâuru. Ni ne signifie que conduire et emmener, enlever et non manier. Bâuru dans les langues aryaques ne signifie que bois, pieu et non lance.

(^) Gato ne peut signifier qui va; c’est qui est allé, passé, fini. — Cette phrase est fort obscure, les faits et les personnages qu’elle mentionne sont entièrement inconnus,

(8) Çruojan. Spiegel : qui frappe avec ses ongles. Açengô, comp. le sansc. çanga, qui fait prospérer le bétail. — Goldncr fait açengô— aças ! — Gdum, peut provenir de gava.

(^) Phrase difficile par suite de l’obscurité des deux mots pareq et nsta. Il n’est guère possible d’admettre une racine qa déformation de qar ou qan; ni pareq pour paret. Nous rapprochons ce mot àe parûk, adversaire ou de parc. Asta ou jilutôt açta, (voy. K. 12 et suiv.) n’a qu’un sens dans l’Avesta; celui de ministre ou compagnon. Traduire, ils lancèrent leurs traits, est impossible. Bien d’autres cherchent à atteindre la majesté, aucun ne lance de traits; pour y arriver, il faut faire violence au texte en changeant les huit ou dix accusatifs suivants en nominatifs. Évidemment les génies cités forment le complément de franhare'c. Asta ne signifie nullement trait. Peut-être faut-il lire trois fois aste.

KHORDA A VESTA.

manô, et Asha Vahista, et le feu fils d’Ahura-Mazda. Anro-Mainyiis dépêcha son ministre et Akôman, le mauvais esprit, et Aeshma, à la course furibonde, et Azhi Dahâka, et (J’pitvura qui scia Yima (‘).

48. Alors s’avança le leu, fils d’Ahura-Mazda, pensant ainsi: je veux saisir cet éclat invisible. Mais alors accourut à sa poursuite Azhi, le serpent aux trois gueules, à la méchante nature, cherchant à l’engloutir Q.

49. “ Faisda paraître (•"'), Afar, filsd’Ahura; situ détiens cette (lumière) invisible, je t’étoufferai (^) afin que tu ne puisses plus illuminer la terre créée par Ahura et protéger la pureté des mondes (^). » Alors Atar ouvrit les mains sous l’impulsion de l’amour(®) de la vie ; car Azhi était effrayant.

50. Alors Azhi aux trois gueules, à la nature perverse, se précipita en avant, pensant ainsi : Je saisirai cette splendeur invisible ; alors Atar se remit Ç) derrière Azhi, parlant ainsi :

51. Allons, vite (®), fais-la paraître, Azhî aux trois gueules; si tu la détiens cette (splendeur) invisible, je m’élèverai en toi par l’orifice postérieur, je m’allumerai (®) dans ta bouche, de manière que tu ne puisses plus à l’avenir, infester la terre créée par Mazda, ni détruire la pureté des mondes. Alors Azhi ouvrit les mains, poussé par l’amour de la vie, car Atar était effrayant (’°).

52. Cette splendeur s’amoncèle au-dessus de la mer Vourukasha. Là, Apâm Napât, aux chevaux rapides, la saisit ; alors il s’avance, voulant saisir (^*) cette inapparente, Apâm Napât, aux chevaux rapides, disant: Je veux saisir cette majesté invisible, au fond de la mer profonde, au fond des goufres liquides.

(’) Çpityura, frère de Yima, qui se laissa gagner par Azhi Dahâka et tua son frère en le sciant. Pour les mythologues, Çpityura (l’iiomme à la poitrine blanchissante), est le nuage noir de l’orage qui scie la lumière. C’est cependant l’éciair qui scie le nuage, bouclier du démon et sa forteresse.

(') Zahhshathrem de zahhsh=jax, avaler, détruire.

(3) « Laisse la voir; si tu la i-etiens je fondrai sur toi si bien que tu n’auras plus à éclairer la terre. » Ormuzd et Arihman, p. 10. Cette traduction ne rend pas l’énergie du texte.

(1) Fra apath n’est pas la même chose que a frapat; a pat fra, est pousser en avant, en tombant dessus et, par rapport au feu, pousser au loin la flamme, étouffer.

(3) Et non <iles mondes de VAsha-» ce qui donnerait la construction inverse. (V.tcf.)

(3) Et non « par crainte pour •»{ibid.) — Frakshan, marque impulsion, mouvement en avant. Cinma, est attraction, attache.

C) Et non brilla; râz, en zend, n’a point ce sens, pas plus que dans les auti’es langues éraniennes. C’est là un sanscritisme qui violente la langue.

(8) Inja, tinja. Comp. le sausc. inj, tinj, aller vite.

(9) Non j’éclaterai. Uz raoc se dit du lever du soleil, des astres, etc., c’est commencer à briller.

(>o) Pour les mythologues il ne s’agit encore ici que de la lutte de l’orage.

(") Gerefshâné désidératif. Izyêiti, non « désirer, » mais « aller vers; » aucun mot de la’phrase ne signifie emporter vers. C’est là violentei" le texte.

YESHT XIX.

53. Nous honorons le maître sublime, souverain, brillant, Apâm Napât, aux chevaux rapides, mâle, favorisant celui qui l’invoque ; quia constitué l’homme, qui l’a formé ; le Yazata des eaux (*) dont les oreilles entendent parfaitement lorsqu’on l’honored’un culte.

51. C’est pourquoi Ahura-Ma2da dit à vous qui que vous soyez d’entre les hommes : ô pur Zoroastre, désirez vivement la splendeur invisible des Atharvans. Désirez la satisfaction brillante qui résulte des offrandes (faites) aux Atharvans (^) ; la satisfaction abondante qui provient des offrandes (faites) aux Atharvans.

55. A lui s’attachera Ashi pleine d’éclat, portant un bouclier, puissante pour (protéger) le bétail et les pâturages. A lui s’attachera la protection victorieuse pour chaque jour, et la puissance triomphante persévérant toute l’année ; favorisé par cette victoire, il vaincra les armées sanglantes; aidé de cette protection, il vaincra tous ses ennemis.

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