Nous honorons la splendeur royale
57. Que le Touranien criminel Franraçya (^) chercha à saisir dans la mer Vourukasha ; il ôta ses vêtements et les jeta (^), cherchant à atteindre cette majesté qui appartient aux contrées aryaques (à leurs habitants) nés et à naître et spécialement au pur Zarathustra. Mais cette majesté s’en alla, cette majesté s’enfuit, cette majesté s’abattit au loin. Alors se forma ce débouché de la mer Vourukasha, qui s’appelle Huçravâo.
58. Alors, Franraçê le Touranien s’enfuit avec hâte (®) de la mer Vourukasha, Çpitama Zarathustra, criant à la fourberie pernicieuse (^) : Ici,
(') Apâm Napâo n’est point clans l’Avcstace qu’il est clans les Véclas; quelle qu’ait été son origine. Dans l’Avesta, c’est le feu générateur, j^riiicipe des eaux.
Exhortation à faire d’abondantes offrandes, en vue des biens qu’elles ijrocurent au fidèle offrant. Athaw'iinô hô, etc., doit être raj-é à la fin. Il s’agit probablement des offrandes que l’on doit faire à l’c^tharvan pour le sacrifice et pour l’avantage du prêtre. C’est au fidèle offrant que se rapporte à lui.
(®) Encore un représentant du démon de l’orage, aux yeux des Véclisants. Pour l’Avesta, c’est le symbole des invasions touraniennes.
(*) Litt. : Etant nu les juta; ou peut-être : s’étant plongé; ce qui est plus conforme à ce qui suit. Comp. le sansc. magna.
(^) Ce passage suffît pour démontrer que varecdo ne signifie pas brillant. Franraçê ne peut l’être aux yeux de l’auteur mazdéeu car c’est un Toura et d’ailleurs, il n’a point saisi la majesté, la lumière. Varcas en védique rm signifie qu’activité, vie, énergie et nullement eclat.
(•■’) Ou ; le m luvais œil, la puissance magique qui nuit et fait périr jear le seul regard. On connaît les préjugés jiopulaires. Pour les mythologues, le mauvais œil c’est... l’éclair. Et les gens qui ont le mauvais œil ?
KHORDA AVESTA.
ici, car je n’ai pu atteindre cette majesté qui appartient aux contrées aryaques, existantes et non existantes et spécialement au saint Zarathustra.
59. Je veux souiller à la fois tous les êtres formés et les semences grandes, bonnes et belles (^). Ahura-Mazda viendra à toi, créant, avec joie, ses créatures Q. Là-dessus, B'ranraçê le Touranien courut avec hâte vers la mer Vourukasha, ô saint Zarathustra !
60. Or, pour la seconde fois, s’étant déshabillé, il jeta ses vêtements, cherchant à atteindre la splendeur lumineuse qui appartient aux contrées aryaques existantes et non encore existantes et spécialement au saint Zarathustra; et cet éclat s’échappa et cet éclat s’enfuit et cet éclat s’abattit au loin. Et alors se forma la mer appelée Vanhazdào, débouché de la mer Vourukasha.
61-62. Et Franraçê le Touranien sortit, en courant, de la mer Vourukasha, plein de hâte, ô saint Zarathustra, criant à la fourberie pernicieuse : ici, ici, ici, aussi bien en quelqu’endroit que ce soit, car je n’ai pu atteindre cette splendeur lumineuse qui appartient aux contrées aryaques, existantes et non existantes et spécialement au saint Zarathustra. Je veux souiller à la fois tous les êtres formés et les semences grandes, bonnes et belles. Ahura-Mazda viendra à toi, créant, avec joie, ses créatures. Là-dessus Franraçê le Touranien courut avec hâte vers la mer Vourukasha, ô saint Zarathustra.
63. Pour la troisième fois il jeta ses vêtements, cherchant à atteindre l’éclat qui appartient aux contrées aryaques existantes et non encore existantes et spécialement au saint Zarathustra. Mais cette splendeur lumineuse s’échappa, elle s’enfuit, elle s’abatit au loin et alors se forma la mer appelée Awzdânu (®), débouché de la mer Vourukasha.
64. Or, Franraçê, le Touranien, sortit en courant de la mer Voukasha, se hâtant, et criant à la fourberie pernicieuse : Ici, ici (^), malheur à elle ! je n’ai point atteint la splendeur lumineuse qui appartient aux contrées aryaques existantes et non encore existantes et au saint Zarathustra !
(1) Litt. : avec leur grandeur, etc. ; si ce sont des instrumentaux. Mais rien n’empêche qu’il n’existe aussi la forme pleine en ana.
(2) Franraçê appelle la fourberie à son secours pour l’aider à souiller le monde. Ahura va créant avec complaisance, dit-il ; va, tu le rencontreras, souille ses œuvres.
(3) Awzdânu, à l’eau coulante ; nom imaginaire ou peut-être nom oublié d’une mer existante. Les mythologues y verront une désignation des nuages ; mais cette idée explique bien mal la chose. Ces mers ne seraient-elles que des pluies successives !
(‘) Tout le reste est interpolé.
YESHT XIX.
65. Il n’atteignit point la splendeur lumineuse des contrées aryaques nées et à naître et du saint Zarathustra.
A cause de son éclat, etc.