‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 597 sur 686 · XX. VANANT-YESHT · texte numérisé non relu

XX. VANANT-YESHT

Khsbnaothra à Ahura-Mazda ! Je me confesse Mazdéen, etc. Satisfaction à l’astre Vanant, créé par Mazda, pour son honneur, sa louange, son bonheur et sa gloire. Yathâ Ahû Vairyô.

1 . Nous louons l’astre Vanant, créé par Mazda, chef pur du monde pur. J’honore Vanant, puissant, invoqué par son nom (®), salutaire; pour

(') Druje inconnue, on veut y voir la Piçaci sanscrite. Pour cela il faut faire violence au texte et changer paes, en piç. Pas n’est besoin. Paesis peut venir de pis (pêzayâmi) combattre, frapper. Ce serait le pendant du mot jani. C’est peut-être toute forme corporelle.

(2) Ayant une vie immortelle.

(3) Ou, selon le texte : offensant, chassant Mithra ; vavaz comme vaozirem. Le sens est le même.

(*) Le verbe est au singulier et plus liaut également.

(“) Plutôt que privé de sa souveraineté, akhshaijamnô opposé à khshaymnô (puissant) capable de. (®) Retour à l’introduction de ce Yeslit.

(^) Yesth de Vanant. Voy. sur cette étoile le commencement du Yesht VIII.

C^) Qui est spécialement invoqué, et pas seulement avec la foule des astres innombrables.

KHOKDA AVESTA.

55fi

arrêter tons les êtres funestes et impurs (‘) et expulser Q les Kraeftras d’ Anro-Mainyus .

2. Yathà Aliû Vairyô. J’appelle par mes vœux, honneur, louange, puissance et force sur l’astre Vanant, créé par Mazda. Ashem Vohû. A lui la gloire, etc.

AFRIN-PAIGHAMBAR-ZARTUSHT (3).

(yesht xxiii. (^) Édit. Westergaard).

1. Je suis droit, mes paroles sont de bénédiction. Tu viens 0 vers moi plein de majesté. Or, Zaratliustra dit à moi, Vîstàçpa : Je te souhaite, ô chef de ce pays, par mes bénédictions, une longue vie, une vie noble, une vie longue. Que pour engendrer Q pour toi, des hommes et des femmes, il te naisse des fils formés de ton corps.

,2. Que tu sois semblable à Jamâçpa et que cette bénédiction opère pour Vîstàçpa comme pour son pays (^).

3. Sois très bienfaisant comme Mazda, victorieux comme Thraetaona, fort comme Jâmàçpa, très actif comme Kava Uo, doué d’une longue vie comme Aoshnara (®), d’une activité vigilante (®) comme Takhma Urupa.

(') Impossible, vu la disposition des ca de rapporter ceci à Khafstras. Ajacta signifie peut-être et mieux encore qxd attaquent {a jaç).

(-) Apayanta ne peut signifier qui doit être expulsé, mais qui expulse. Apayantama peut très bien éti’e un substantif comme AauAeremu et remplacer le verl)e; le génitif peut aussi s'employer pour désigner la cause, le but. Ici donc, Aspendjarji peut avoir raison.

(3) Afrin du prophète Zoroastre. L’Afrin (de âpri, bénir) est une formule de bénédiction. Celle-ci rappelle des paroles que Zoroastre est censé avoir prononcées dans sa première entrevue avec le roi Vîstàçpa. Mais, par ci par là, il a échappé à l’auteur quelques mots étrangers à ce discours et qui nous ramènent à la formule liturgique. Voy. § 2, et § 5 en entier. La fin, § 9 n’appartient qu’à celle-ci. Le commencement de cette formule est perdu. Les premières paroles semblent devoir être prononcées par Vîstàçpa.

(i) On trouvera plus loin les Yeshts XXI et XXII, restes du Hadhaokhta Naçka ou vingt-unième livre de l’Avesta.

(■’’) Ceci montre bien que çad signifie autre chose que tomber, malgré les observations de Hübschmann.

(*') Ce mot est altéré, comme le prouvent les nombreuses variantes. Une dérivation de zan nous semble la plus probable.

(■) Ou .-comme il convient au chef du pays, en supposant la chute du mot paiti.

(») Prince de la race des Paradhâtas. Voy. Yesht XIII, 131.

(**) C’est le sens donné par la version parsie et le seul admissible, puisqu’il s’agit d’une prière de bénédiction générale, s’adressant à tout fidèle.

YESHT XX.

4. Sois majestueux comme Yima le brillant, chef des bonnes réunions ; aux mille moyens, comme Azbi Dahàka, à la nature méchante; sois fort et redoutable comme Kereçàçpa, sage et prudent comme Urvàkhsaya, beau de corps et sans souillure comme Ç}Avarsliàna.

5. Sois riche en boeufs comme les descendants d’Atliwya; riche en chevaux comme Pourusbacpa, pur comme le saint Zarathustra. Domine sur la Ranlia, si large à traverser, comme Vafra-Navaza (‘) ; sois aimé des Yazatas comme les dons de récompense (^) de^ hommes.

G. Qu’il naisse de toi dix fils ; que par eux, tu sois des trois (classes) comme prêtre, des trois classes comme guerrier, des trois classes comme cultivateur-pàtre. Sois uniquement pour toi comme Vîstàçpa. (^)'

7. Sois possesseur de chevaux rapides comme (l’est) le soleil; sois brillant comme la lune, étincelant comme le feu ; perçant (^) comme Mithra ; majestueux de taille et victorieux comme Çraosha le saint.

8. Sois d’une justice pleine de rectitude comme Rashnu ; vainqueur de l’ennemi comme Verethragna créé par Ahura; plein d’éclat comme Ràmaqàçtra, exempt de maladie et de mort comme Kava-IIuçrava.

9. Par suite de cette bénédiction (^) (celui qui en est l’objet) atteint le monde parfait des justes, brillant de toutes les splendeurs. Qu’il y arrive selon mes vœux de bénédiction ?

Des bonnes pensées, etc. Yathâ Ahû Vairyô. — Ashem Vohû. A lui la splendeur, etc.

(') Voy. Yesht V, 61. Il est difficile de deviner ce que veulent dire les mots ranhâm bavahi. En les comparant à un passage seiniilable du Yesht XXI, on peut supposer la disparition de â précédant ranhâm. On aurait alors â bavâhi et le sens que nous donnons ici. A ranhâm amavdo, dit le Yesht XXI, 2.

(2) En prenant la leçon tarent, la plus naturelle et qui fournit le meilleur sens.

(3) Voy. la note du § 1.

(*) Aigu atteignant rapidement les ennemis.

(®) Ou peut-être : après cela ma prière va au lieu, etc.

KHüRDA AVESTA.

XXL VISTASP.-YESHT (1).

1. Bienveillant dans ses paroles pour tout le monde, Zarathustlira répondit : Kava Vîstàçpa, mon fils,... Zarathustra vient à moi plein d’éclat... Kava Vîstàçpa, mon fils, aie une sainte vie, une vie noble, une vie longue, que telle soit la vie des liommes, la vie des femmes ; qu’il naisse des fils issus de ton corps, brillants de corps.

2. Pur comme Zarathustra, riche en bœufs comme le clan des Athwyas riche en chevaux comme Pourushâçpa ; pensant à la sainteté comme Kava Huçrava ; dominant sur (jusqu’à) la Ranha comme Vafra Navâza.

3. Qu’il (te) naisse issus de ton corps, dix fils, trois comme ceux du prêtre, trois comme ceux du guerrier, trois comme ceux du pâtre-cultivateur. Un seul fils, à toi, Jâmâçpa... Fais une prière de bénédiction pour (obtenir) les biens parfaits.

4. Sois exempt de maladie et de mort comme Peshôtanus, pénétrant comme Mithra, lumineux comme la lune, brillant comme le feu, sois riche (^) comme tout ce qui l’est le plus parmi les hommes.

5. Après cela (que les deux génies) qui conduisent au ciel te donnent (®) pour mille ans le monde parfait des justes, brillant^de toutes les splendeurs.

6. Donnez la force et la victoire, donnez la nourriture propre aux troupeaux. Zarathustra répondit : Mon fils, Kava Vîstàçpa. Donnez une abondance d’hommes posés, réfléchis, pieux, s’inclinant, frappant les ennemis, réjouissant la création, d’origine sainte, frappant les méchants.

7. O vous, dignes d’hommage, pleins d’éclat, dignes d’hommage, qui guérissez de nombreux maux !... soyez publiquement exaltés.

(') Vest XXIV, ap. Westergaard.

Ce Yesht que Westergaard n’a trouvé que dans deux manuscrits, nous est arrivé dans un état de délabrement et de corruption déplorables. Il est plein de lacunes et d’altérations qui en rendent maints passages intraduisibles. Aussi ne l’a-t-il point encore été. Le commencement manque. Celui que nous avons est incomplet et formé de débris de l’Afrin Zarthust. Le tout n’est qu’un amas de fragments mutilés et indépendants. On dirait que le rédacteur de ce Yesht, se trouvant sans texte de l’Avesta, a voulu consigner par écrit tout ce qu'il en avait conservé dans ses souvenirs, à mesure qu’il lui en revenait en mémoire quelques phrases détachées. Ce Yesht est le XXIV» dans l’édition de Westergaard.

(2) Litt. : pourvu d’or.

(*) Lis. arâithyâtô (?) subj. troisième pers. du duel; cela doit se rapporter à Çraosha et à Rashnu. Comp. Minohhired, II, 1L5-120,

YESHT XXI.

8. Et Zarathustra répondit : Mon fils, Kava Vîstâçpa ! Soyez évidemment grands, favorisez les invocations. Et vous, faites-nous obtenir la majesté donnez-nous ce don, suppliez Aslii Vanuhi, et la générosité à la vue étendue. Et que Parendi au char retentissant nous favorise.

9. Sois plein d'éclat comme son fils Kava Yîstâçpa. Sois fiorissant, obtiens cette maison aux colonnes élevées, qu’on la mette en sûreté contre la mauvaise nourriture comme on le ferait pour un Atliarvan de sa race, de race de gens illustres (ou riches).

10. Zarathustra ré})ondit : Mon fils Kava Yistâçpa... (Sois) pour la loi mazdéenne comme un frère ou un ami, pour son frère (ou ses amis). Pense à la loi mazdéenne... Qu’il soit celui qui sera associé à la récompense (*), celui que regarde (^)... le pur Zarathustra.

11. EtZarathiistradiraûFrashaotra etàJâmâçpa : Commandez, soignez les pâturages, mon fils Frashaotra ! Ahura-Mazda dit : Yiens, ô pur Zarathustra !

12. Et Zarathustra répondit : Mon fils Kava Yîstâçpa, ne soyez pas des sacrificateurs impies, ne soyez pas des sacrificateurs désagréables (aux génies célestes) ; car ces sacrificateurs nuisent beaucoup ; que tu formes tes désirs comme ceux qui honorent (^) les Amesha-Cpentas.

13. Et maintenant, je veux te parler, ô toi ! comme à mon fils Yîstâçpa. Je (^) t’adresserai cent enseignements, à toi qui désires des fils, qui es pourvue de lait, à toi qui es en travail (de gestation) ou qui as déjà formé ton lait, ou qui allaites, selon ce que nous t’avons dit...

14. Et Ahura-Mazda et Ashi et la loi mazdéenne, qui tout entière, règle tout, opère tout, achève tout, qui seconde les désirs, qui développe les mondes, qui est promulguée aux oreilles, qui réjouit fortement les hommes purs, la protectrice, le soutien des hommes purs.

15. De qui viennent la pureté et la science. La pureté développe les mondes purs, et ne combat pas l’homme pur, qui connaît la sainteté, toi le

(') Corrigé d’après le § 43,

(2) En protecteur.

P) âyaz pour aijas. Ou peut-être : car en ce cas tes désirs seraient semblables à ceux des gens qui n’honorent pas.

(‘) Fragment d’une prière pour les femmes mariées.

KHORDA AVESTA.

5rtO

Çoshyant. De tout Havanân, de tout Atarevakhsha, de tout Abéreta, de tout Raethwiskara de tout Çraoshôvâreza,

IG. De tout Atliarvan, de tout guerrier, de tout cultivateur-pasteur, de tout chef de nmâna, de viç, de clan, et de contrée,

17. De tout jeune homme dont les pensées, les paroles, les actions, la nature soient bonnes ; de tout jeune homme qui récite les prières, de tout qui épouse sa proche parente, etc. (Voy. V;sp. III, 29.)

18. Qu’ils viennent, tous ces chefs, ces chefs qui sont ceux du monde pur et qui, au nombre de trente-trois, entourent le sacrifice, les chefs du monde, purs, parfaits protecteurs.

19. Tous ceux-là sont préposés à la défaite des ennemis, hardis et méchants ; ils sont comme des centaines de cent contre cent ennemis, comme des milliers de mille contre mille, comme des dix milliers de mille contre mille ; comme des nombres innombrables indéfiniment multipliés pour tuer dix mille ennemis.

20. Que l’on répète cette parole proférée comme nous te l’avons enseignée. Créateur du bien, Ahura-Mazda! Je t’honorerai d’un culte, je te célébrerai par ce culte, (et) cette création qui est celle d’Ahura-Mazda.

21. Kava Vîstâçpa (^) lui demanda : Par quel culte t’honorerai-je, te(^) célébrerai- je (toi et) cette création d’Ahura-Mazda.

22. Et Zarathustra répondit : nous voulons te favoriser. Tu es (notre) fils Kava Vîstâçpa. Va vers cet arbre qui, parmi les plantes croissantes, est beau, élevé, fort, et je prononcerai cette parole : Honneur à l’arbre parfait créé par Ahura, pur... Ashem Vohû. Lève alors le bareçma, une première, une deuxième et une troisième fois (^).

23. Alors, liez le bareçma formé selon la règle, lié selon les rites et jamais sans lien (^), (ce bareçma) qui donne secours (^) et qui, parmi les choses infimes (*^) agit à son gré (^), frappe les hommes (*) à son gré, est plein de puissance (^).

(>) Le texte ajoute pwt/ird, fils.

(2) Ou bien : pour toi.

(3) Ou : un, deux, trois bareçmas; le texte est très corrompu. Ceci est emprunté au Fargard XIX. (*) An a hdata, non pas lié.

(3) Datô, donneur, constituteur.

(6) Il est impossible de dire avec certitude ce que sont ces choses infimes. Cela veut-il dire que le bareçma est peu de chose, en soi, naturellement, mais qu’il a un grand pouvoir surnaturel?

(2) Ayant sa volonté, son bon plaisir.

(8) Jannairya, de jan et nar.

(9) Ceci résume le tout. Le bareçma a un pouvoir magique.

YKSHT XXI.

24. Et Zarathustra dit : Fils, Kava Vîstâçpa. Invoque pour toi (‘), Aliura-Mazda ; dis : Aliura-Mazda, plein de majesté ! (En l’honneur) du firmament qui a sa loi propre, du temps sans borne, de l’air à l’action supérieure (^)... Invoque le vent violent créé par Mazda.

25. Proclame les dons de Dieu selon les faveurs qu’il a faites. Tu es le fils d’une femme qui porte (son fruit) (^). Que fort et saint je frappe les Drujes, quej’obtienne(^) d’observer constamment (mes) ennemis, d’abattre les méchants qui veulent nuire(^), d’écraser ceux qui (me) combattent, actifs et hostiles.

26. Répète cette parole prononcée. Qu’il expie en son corps les actes (répréhensibles) faits avec pleine volonté. Kava Vîstâçpa, fils ! Toi qui es fort, guerrier, actif, fils d’Ahura, (combattant) pour le feu (‘^j, contre le Déva Kavanda qui est ivre sans s’ètre enivré Ç). — 11 fond sur les sectateurs des Drujes, les méchants adorateurs des Dévas, sur les hommes de vie criminelle.

27. Aux routes créées dans le temps, arrivent, pleins de crainte et celui qui appartient au méchant et celui qui appartient au (monde) pur. (Les Dévas) craignent (®) l’odeur (du juste) comme une brebis livrée à un loup craint le loup(®).

28. Dans le palais du chant sacré, à l’enceinte (*°) brillante, parée de tous les ornements (“), qu’il élève et transporte les chants de louange, vénérables, achevés(*'^). Que la parole sacrée ait été prononcée ou non, que les hommes l’accomplissent, Zarathustra, que l’homme, que la jeune fille et la vieille l’apprennent, ô Kava Vîstâçpa, fils, répondit Zarathustra.

(') Thwâ, accusatif d’état.

(2) Génitifs sans relation certaine avec aucun autre mot.

(3) Voy. Farg. XIX, 22.

(*) Dhatd'i, corrigez dadhâi, imper, moy., prem. pers. sing. Peut-être dhatâi est-il le datif d’un nom verbal; ce serait alors pour constituer, donner ou obtenir.

(3) Sansc. yahu, en mouvement continu. Roth. Cf. Yaçna XXXI, § 4, digne d’honneur.

(®) Peut-être contre le Déva (ennemi; du feu.

(n Voy. Vend. XIX. 138.

(®) Thwayetnti, craignent, de thwi. V. XIX.

(9) Voy. XIX, 109, Vendidâd.

('0) Karsti, comme l’indique § 33 et non harsia; sillon. Comp. Karshvar.

('>) Viçpô padha doit être corrigé selon § 33. Viçpô patha signifierait à tous chemins.

('3) Litt. : l’ensemble, l’accomplissement. Ahura-Mazda porte au Garonmân les chants des justes.

KHORDA AVESTA.

29. Car ce chant de louange après son achèvement, parcourt, ô saint Zarathustbra, autant d’étendue, d’espace, qu’iincheval indompté (’) atteint d’une extrémité à l’autre (de l’arène) et il tue (®) les Drujes les plus redoutables.

30. Il va plein de force; il va plein de grandeur, saintement, comme en ce jour vont les hommes elles femmes. L’homme obtient lavie(^) par le don de la récompense (qui lui est due pour sa piété). Et celui-là l’obtient qui a été le soutien des mondes existants et il n’y a pas de salut plus parfait que celui qu’obtient cet homme (^), qui aura été utile à ces mondes, qui aura été vainqueur.

31. Ainsi on lui donnera de cette récompense et(^) celui-là sera associé au mérite qui se sera purifié les mains avec de l’eau et non avec du

meçma de vache Mais tu es le fils d’une femme qui porte son fruit

Qu’il soit celui qui est pur d’esprit qui n’est pas pur de paroles, qui

n’est pas pur d’action Ecoutez-moi; ayez pour moi de l’indulgence.

32. Nous voulons venir vers toi, nous voulons t’instruire, nous Amesha- Çpentas, ô Zarathusthra ; pour la gloire durable de ce monde et du monde spirituel, pour le bonheur durable de l’àme; c’est ce qu’il y a de mieux.

33. 11 en est ainsi pour le salut, pour le paradis, pour le garonmàna d’Ahura-Mazda, à l’enceinte brillante paré de tous les ornements ; vu qu’il est donné à l’âme Ç) par le Maître suprême comme étant à moi, Ahura- Mazda. Que celui qui interroge (®), et apprend à les connaître, en enseigne les splendeurs; (car il est) tel qu’il convient à moi, qui suis Ahura-Mazda.

34. Que (les esprits célestes) accordent la richesse et l’éclat, la prospérité des biens, des chevaux rapides, et l’intelligence qu’il lui tionne

des fils, qu’elle vienne bienveillante, ô toi fils, Kava Vîstâçpa, dit

Zarathusthra; et en faveur de la loi raazdéenne, comme nous vous l’avons annoncé, qu’il soit celui qui est associé dans la récompense.

(') Leçon adhrishya. Gomp. le sansc. adhri, qu’on ne peut arrêter.

(2) Tuant; ghanânâo se rapporte aux chants, çluityô.

{■*; Ce mot inconnu et prohablement mutilé doit avoir un sens favorable comme le prouve ce qui suit; il s’agit réellement d’une récompense. Jois peut venir deji, vivre ou vaincre. Peut-être est-ce une corruption de jêniçca, la femme.

(‘) Lis. : Noit usta vanhà (meliua) paiti buat.

(•'’) Leç. âat.

('■’) Il sera en société, en récompense; hanairê de han (san), mérite. Comp. Vend. VIII, 39.

C) Ou«don pour l'âme, (ait pur... » selon qu'on lie baklUi ou bakhta. Ce lieu est beau comme il convient au lieu de la récompense de l’âme.

(8) L'interrogateur est toujours, pour le mazdéisme, celui qui cherche à connaître les choses divines et qui s’adresse pour cela aux esprits célestes.

YESHT XXI.

35. Répète ces choses (*) continuellement... ta seras assis devant la porte (demandant l’aumône); ils te donneront des aliments donnés en miettes (^), ils te porteront des biens qu’on a en surabondance. L’on n’ira pas vers toi. La loi mazdéenne puissante, brillante, chasse la Druje de sa souveraineté ; qu’elle ne te renverse pas de cheval.

36. Tout le monde corporel (^) est debout pour te rejeter; debout sont les associations (^), tu viendras constamment à la porte de l’étranger parmi ceux qui mendient leur nourriture. Constamment ils te trouvent assis à la porte de l’étranger, et ils apportent leurs dons excellents (^) créés par Mazda, à l’homme pur.

37. De la race des hommes illustres (®). Kava Vistâçpa, mon fils, reprit Zarathustra. (Tu es) aussi fils de la loi mazdéenne pour triompher de la race des méchants qui lui est hostile; que la colère d’Anro-Mainyus ne te souille point comme (souille) les meilleurs des vœux celui qui fait des bûchers funéraires (?), qui pratique la magie, qui détruit les biens (des autres) ou qui fait des abattis d’arbres.

38. Que le feu le bénisse, qu’il vienne à lui avec des parfums, content, nullement offensé, rassasié. Qu’il t’advienne un troupeau de bœufs. Qu’il t’apporte ses dons, celui qui les distribue et les répand par sa parole ("). Çatavaeça t’a invoqué pour cela, pour obtenir la plénitude de l’éclat en ce monde corporel (disant) : que je sois, pour toi, ô Mazda, donnant de l’éclat, bénissant par moi-même (*), nullement opposé à la splendeur lumineuse (®),

39. En prononçant ces paroles, il reçut (‘°) la force, la victoire, la santé; la guérison, le développement, la croissance, l’augmentation. Je (les) invoque et (les) implore. Conduis par cette parole des chants sacrés, au garonmâna ; qu’Ahura-Mazda y vienne le premier. Il te demandait cela par ses invocations.

(>) Lis.: tâ. Tâ est amené par la répétition (?).

(2) Passage extrait du Farg. III, 92; où il s’agit de ceux qui ne cultivent pas la teire.

(3) Litt. : Status erectus omnis mundi in rejectione tui. La phrase est embrouillée par le mot le.

(*) Brdthraraiti=fratemitas? Il est impossible de découvrir aucun renseignement sur l’objet que

désigne ce mot. Histenta, développement de histent.

(5) Le texte est certainement altéré, dhdtê peut être un pluriel neutre et vanhê attiré par la consonnance.

(6) Ceci semble être un lambeau de phrase repris de plus haut. Litt. : du même sein.

(^) Qui les appelle en bas; ni vac.

Ou : ayant une bénédiction propre, en avançant par moi-même, prospérant, etc. Si l’on admet fréra.

(®) Opposé aux ténèbres, selon la nature des deux esprits.

(*®) Actapta. Comp. le sansc. dctaÆé; peut-être ces mots sont-ils isolés et le reste dépend-il de ; /* invoque.

KHORDA AVESTA.

40. Les Amesha-Çpentas parlèrent; Zaratlmstra répondit : Fils Kava Vîstàçpa. Qu’ils interrogent et Çraosha le saint et Nairyo Çanha, à la taille majestueuse, et le feu d’Ahura-Mazda, et la majesté royale qui donne la victoire, qu’ils scrutent les actes commis avec pleine volonté, relativement au corps (‘).

4L Mais, qu’il t’interroge pendant toute la nuit, toi, l’intelligence pure; pendant toute la nuit, toi qui excites les désirs de l’intelligence. Trois fois pendant tout le jour, pour le corps de la vache aux dons parfaits en le nourrissant (^).

42. Que Zarathustra soit à la tête de toutes ces choses parmi les plus sages — Que Zarathustra, le chef de ces choses, montre le chemin de la pureté. Que l’on suive, avec toute intelligence, ce chemin où est la victoire, delà loi mazdéenne. Ainsi (va) l’àme de l’homme qui s’avance, désirant la pureté parfaite, vers le pont Cinwat, renommé au loin, puissant, bien gardé, gardé par la pureté.

43. C’est que les créatures ont été créées avec grande pureté (^), répondit Zarathustra : Fils Kava Vîstàçpa. Invoque pour toi tout ce qui protège (^) et défend, la lune et le soleil; qu’il soit celui qui est associé à la récompense. J’ai porté là des regards de malheur, dit Anro Mainyus, à l’éclat sinistre, cause de nombreuses morts.

44. S’il est un persécuteur qui se plaît à abattre(^) ou un trompeur (®) ou un ennemi de ses parents (^); si d’intelligence non saine il blesse un chien (®) ou un homme, qu’il fasse expier la blessure causée par celui qui a frappé, qu’il fasse expier la blessure du chien par la peine du haodho-

(') Mots isolés peut-être, à moins qu’il ne s’agisse des personnages de l’énumération précédente, Çraosha, etc.

(2) Ou : pourvois... de choses nourrissantes; uç râ.

(*) Fratare nikhmem, de fratare nij.

(^) Lis. : ni'patayâi.

(®) Avagyayama (comme Aryama), de ava gpay.

(*) Comp. davanç.

(’’) Apaqaetéus. Apa, contrai>'e.

(S) Ou un rliien non sain d’intelligence.

YESHT XXI.

varsta. Au premier fidèle qu’il fait mourir(‘) au premier fidèle qu’il blesse, qu’il (expie) la blessure qu’il a causée par la peine du baodhovarsta.

45. Attire-toi, ô pur, fils Kava Vîstâçpa ! cent ans de vie, dix mille chevilles, dix mille pertuis, tout le long de l’an. Pur Vîstâçpa ! Sois sans vieillesse, sans mort, sans putréfaction, sans infection, riche en troupeaux, riche en aliments, riche en vêtements, riche (plus) que tous les autres mazdéens.

46. Qu’il ait ces dons tels que je te les annonce, la majesté des Amesha- Çpentas. Qu’ils donnent en part la richesse et l’éclat ; des biens prospérants, des chevaux rapides et l’intelligence ; qu’il lui en fasse naître des fils vaillants, et lui procure tout ce qu’il y a de plus grand, (l’élevant) pour proclamer la puissance de la richesse d’Ahura-Mazda.

47-48. L’esprit vivifiante! le destructeur l’ont cherché(^), l’un et l’autre pour faire amitié (^) et (obtenir) un culte; s’il s’attache à celui-ci (^) il régnera d’une manière coupable, pour notre honneur et notre gloire. Celui-là (^) ne règne pas d’une manière illicite. Ici s’établit l’état illicite du pays, où celui-ci est chef du pays. Là sont des chevaux portant bien (leur cavalier), là des chars marchant bien. C’est là la bonne constitution delà puissance, ô Zarathustra. Une autre constitution du royaume...

49. Aat anaparô, etc. (®) Je veux purifier ta naissance et croissance, etc. Je te rendrai mère d’enfants, riche de lait, que tu sois en travail de conception, allaitant formant le lait, ou déjà mère, etc. (^)

50. Ne m’attaque (®) pas, ô méchant! Si tu m’apportes, méchant, la fièvre par (^) méchanceté, on a établi une justicière parfaite, la Çpenta- Armaiti. Enlevez au meurtrier le don qui vient d’elle, le lait de toutes les femmes qui n’ont point encore allaité !

(') Ou plutôt qui meure; mais le sujet est à l’accusatif.

(2) Hikhshatha forme tha de thâm, comme bhya au duel de bhyâm.

(^) Urütâta, développement urvatha.

(*) A Anro-Mainyus (?) Pour notre honneur, etc. Cela même tournera à notre honneur. ('’) Çpento-Mainyus (?)

(6) Voy. Fargard XXI, 24.

(^) Voy. Fargard XXI, 26.

(®) Ou : « ne me regarde pas » selon la leçon.

(®) Contrairement à la bienveillance, comme pay'a tanvô, loin du corps.

KHORDA AVESTA.

51. Le méchant triomphe dans les angoisses, il enlève au feu (et emporte) au loin, les parfums qui sont la joie du créateur, Ahura-Mazda. Le bon esprit n’est point pour toi. Car, par la cuisson des offrandes et parta prière à toi, sont blessées Q) toutes les créatures deÇpenta-Mainyusqui existent

52. Celle à laquelle pensent au loin Mithra et Rashnu le juste, c’est la loi mazdéenne. Ceux-là sont hommes en y pensant, en l’accomplissant, en l’observant, l’enseignant, l’honorant, comme je le proclame devant vous. Fils d’une mère gestant pour l’heureux sort des Çairimas.

53. Récitation, chant du Gathà Vahistoisti. Salut, certes, fils Kava Huçrava, ]Dur. Salut à celui, salut à quiconque, à qui veut le donner, Ahura-Mazda, maître souverain.

54. Où demeure son âme cette nuit? Or, Ahura-Mazda répondit : Elle se pose là près de sa tête, ô fils Frashaostra, chantant le Gathà Ustavaiti, répétant le (souhait de) salut : salut à celui, salut à tout quelconque. La première nuit son âme demeure dans le Hûlihta (lieu de bonnes paroles); la seconde dans le Huvarsta (le bien faire). La troisième aux chemins bifurcants (^)

55. Lorsque la troisième nuit s’est écoulée jusqu’au point du jour, ô fils Frashaostra, l’âme de l’homme juste arrive au milieu de plantes. 11 lui arrive (un parfum) apporté (des plantes). (Un souffle) parfumé, plus parfumé que tous les autres vents. (L’âme de l’homme juste) aspire ce souffle par le nez. Et il lui demande d’où souffle ce vent le plus parfumé que (j’aie) jamais (aspiré) de mes narines ?

56. De ce parfum, vient s’avançant vers lui sa propre nature sous la forme d’une jeune fille, belle, brillante, aux bras vermeils, forte majestueuse, à la taille élancée et droite, au corps renommé par sa beauté, noble, de race illustre, de l’âge de quinze ans, plus brillante de corps que les plus brillantes créatures.

(') Il s’agit probablement de ceux qui sacrifiaient autrement que la loi mazdéenne prescrivait. Ciçrâ. Comp. çrâ, cuire le havi et les ofFrandes. Dhùhana est la forme que donne la comparaison des deux textes. Comp. le védi'jue dhishand. prière.

{-) Tout le reste du Yesht est tiré du Hadôkt Nask. (V. page 573). On y rencontre quelques lacunes, mots omis, quelques changements de forme sau< inifortance. La seule différence notable est qu’après la citation des premiers mots du Gâthâ Ustavaiti : salut à celui, etc. (H. N. § 2), il est ajouté dans ce Yesht; « La première nuit, l’âme séjourne dans le lieu des bonnes paroles (Uukhta) ; la seconde nuit, dans le lieu des bonnes actions (Huvarsta) ; la troisième au lieu de la bifurcation des chemins (qui conduisent au paradis et en enfer). » Enfin, la parole est adressée à Frashaostra, comme l’indique l’interpellation (fils, Frashaostra) que l’on rencontre deux fois daiis la rejicnse d’Ahura-Mazda. Rien, mieux que ce passage, ne démontre que ce Yesht est le produit de souvenirs incomplets. Les mots omis ont été mis ici entre parenthèses.

YESHT XXI.

57. Or, l’àme du juste, lui adressant la parole, lui demande : qui es-tu, toi, la plus belle des jeunes filles que j’aie jamais vue?

58. Alors (sa propre nature) lui répond : Je suis, 6 jeune homme, tes bonnes pensées, tes bonnes paroles et tes bonnes actions, la nature même de ton propre corps. Qui t’a faite de cette grandeur, de cette excellence, de cette beauté, avec une odeur si parfumée, ainsi triomphante, dominant tes ennemis, telle que (tu te présentes à moi)?

(C’est toi, ô jeune homme, qui m’es faite ainsi (formée de) ton bon penser, de ton bon parler, de ton bon agir, la nature de ton pi'opre corps avec cette grandeur, cette excellence, cette beauté, cette odeur parfumée, cette force victorieuse triomphant des ennemis),

59. Lorsque, (là-bas), nous voyons pour toi (quelqu’un) pratiquant les feux delà magie, se rendant coupable de séduction ou repoussant violemment les demandes, ou faisant des aljEittis d’arbres, tu t’inclinais récitant les Gàthàs à haule voix, honorant les eaux pures (et le feu, fils d’Aliura- Mazda) et cherchant à satishiire l’homme fidèle, venu de près ou de loin.

60. Ainsi tu m’as rendue, moi aimable déjà, plus aimable encore; belle, plus belle encore ; (désirable, plus désirable encore) ; (j’étais) assise sur un siège élevé, (tu m’as fait) asseoir sur un siège plus élevé encore par ces bonnes pensées, par ces paroles saintes, par ces bonnes oeuvres.

— Ainsi les hommes après cela m’honoreront, moi Ahura-Mazda,’ honoré depuis longtemps déjà, et consulté.

61. L’àine du juste fait un premier pas et (le) pose dans le Hvmâta ; elle fait un second pas et le pose dans le Hiïkhta; elle fait un troisième pas (et le pose d'ans le Huvarsta\ elle fait un quatrième pas l’àme du juste) et le pose au lieu des lumières sans commencemdnt.

62. Un juste, mort auparavnnt, l’interrogeant, lui dit : (Comment, ô juste), es-tu mort, comment es-tu venu des habitations ou (vivent) les troupeaux, du lieu des unions prolifiques, du monde corporel, au monde spirituel ; du monde périssable au monde impérissable ? Comment le bonheur durable t'est-il advenu ?

63. Alors Ahura-Mazda (reprit) : Ne demande rien à cet homme que tu interroges, à lui qui est venu en cet(endroit du) chemin redoutable, horrible extrême (‘) à savoir, à la séparation du corps et de l’intelligence.

64. Des aliments qu’on lui apporte, cequi est d’huile du printemps est ce qui convient le mieux, après la mort, au jeune homme aux bonnes pensées.

(') Qui pous«e ou est situé en avant.au bout.

aux bonnes paroles, aux bonnes actions, à la règle de conduite sainte. C’est l’aliment (qui convient) après la mort(') à la femme qui a eu en plus grand nombre des pensées, des paroles et des actions saintes. C’est la nourriture de la femme qui a eu en plus grand nombre des pensées saintes, des paroles saintes, des bonnes actions, toujours bien dirigée, soumise à son chef, pure.

65. Réclamons (cela) Zarathustra-le-saint ! fils Kava Yîstàçpa... Vers quelle terre me dirigerai-je ? Dans quelle direction irai-je ? (^) Ashem-Vohû.

HADHAOKHTA-NASKA (3).

FRAGMENT I (yESHT XXi).

1. Zarathustra demanda à Ahura-Mazda : Créateur !... Quelle est la prière qui contient à elle seule (^), l’expression de tous les biens, de tout ce qui a une origine pure ?

2. Ahura-Mazda répondit : C’est la prière de louange Ashem^ ô Zarathustra !

3. Celui qui la récite avec esprit de piété et d’un cœur dévoué, celui-là me loue, moi, Ahura-Mazda; il loue l’eau, il loue la terre, il loue la vache, il loue les plantes ; il loue tous les biens créés par Mazda et d’origine pure.

4. Car cette prière véridique, récitée, atteint l’Ahuna-vairya, et fait croître (®) en puissance, en force victorieuse, l’àme et la loi.

5. La récitation de VAshem, ô Zarathustra, a la même valeur et utilité qu’un Khshnaothra de fidèle, que cent repos de la nuit(®), que mille manducations de viande de bœuf, que dix mille de viande de petit bétail, que l’arrivée de tout corps à l’immortalité.

6. Quelle est la récitaiion àeV Ashem <\\x\ vaut, au point de vue de la grandeur, de la bonté et de la beauté, celle de dix autres récitations ?

(') Le mot employé îti est par extraordinaire celui qui désigne la mort des méchants.

(2) Ceci se rapporte à la mort du méchant.

(2) Vingt-unième Naska de l’Avesta, selon les Parses. Il traitait, disent-ils, des bonnes œuvres et des miracles, et se composait de trente chapitres. Il en reste deux fragments. Le premier est appelé Yesht XXII et le deuxième, Yesht XXIII, dans le texte de Westergaard.

(*) Litt. : dans quelle unique prière est.

(6) Le texte devait avoir ç'panvaiti.

(®) Cent sommeils. Il ne s’agit ici que de jouissances et non de prières.

YESHT XXI.

7. Ahura-Mazda lui répondit : C’est celle, ô saint Zarathustra, qu’un homme mangeant récite saintement, en l’honneur de Haurvatât et d’Ameretàt, louant toutes les bonnes pensées, les paroles saintes, les bonnes actions, repoussant les mauvaises pensées, les mauvaises paroles, les mauvaises actions.

8. Quelle est la récitation de V Ashem qui égale seule cent autres quant à la grandeur, la bonté et la beauté ?

9. Ahura répondit : C’est celle, ô saint Zarathustra, qu’un homme récite saintement après avoir goûté du jus de Huma exprimé (pour le sacrifice), louant toutes les bonnes pensées, toutes les bonnes paroles, toutes les bonnes actions ; repoussant toutes les mauvaises pensées, toutes les paroles mauvaises, toutes les mauvaises actions.

10. Quelle est la récitation de 1’ Ashem qui seule égale mille autres, quant à la grandeur, la beauté et la bonté?

11. Ahura-Mazda répondit : c’est celle qu’un homme couché pour prendre sonrepos(*), sur le pointée s’endormir, récite en louant les bonnes pensées, les bonnes paroles, toutes les bonnes actions; repoussant les mauvaises pensées, toutes les paroles mauvaises, toutes les mauvaises actions.

12. Quelle est la récitation de V A shem qui égale seule dix mille autres quand à la grandeur, la beauté et la bonté?

13. Ahura-Mazda répondit : c’est, ô saint Zarathustra, c’est celle qu’un homme réveillé, composant ses vêtements (“^), récite en louant les bonnes pensées, les bonnes paroles, les bonnes actions; repoussant les mauvaises pensées, etc.

14. Quel est l’Ashem Vohu qui vaut autant que tout le présent Karsh var Qaniratha et tous ses habitants avec les troupeaux et les chars ?

15. Ahura-Mazda répondit : c’est, ô saint Zarathustra, celui qu’un homme récite pieusement au dernier terme de sa vie, en louant les bonnes pensées, les bonnes paroles, les bonnes actions ; repoussant les mauvaises pensées, les mauvaises paroles et les mauvaises actions.

16. Quelle est la récitation de l’Ashem qui, au point de vue de la grandeur, de l’excellence et de la splendeur, vaut seule autant que tout ce qui est dans le ciel et la terre, autant que cette terre, que les astres et tous les biens d’origine pure ?

(*) A cause du sommeil ou secouant le sommeil (un instant).

(*) Comp. le néo-pers. pîrdyésh. Frabudhyamno doit être le premier.

KHORDA AVESTA.

17. Ahura-Mazda répondit: c’est, Ô saint Zaratlinstra, cellequi éloigne(^) de toute pensée, de toute })arolc, de toute action mauvaise.

FRAGMENT II (yESHT XXll).

1. Zarathustra demanda à Aliura-Mazda : Ahura-Mazda, esprit trèssaint, créateur des biens visibles. Etre pur! Lorsqu’un juste vient à mourir, où son âme séjourne-t-elle cette nuit même?

2. Alors Ahura-i\Iazda lui dit : Elle se pose près delà tête, récitant le Gàthâ Ustavaiti, répétant le souhait de salut : Salut à celui, salut à tout (homme) à qui veut le donner Ahura-Mazda qui gouverne à son gré. Pendant cette nuit^ l’àme goûte (^) autant de joiequetout ce qu’en (éprouve) le monde vivant.

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