Des présages sinistres Ç) et une chaleur pernicieuse
ville située à l’est de la Parthie (Ptolémée, VI. 5, 4.). Cette opinion serait préférable ; car elle conserve, au pays décrit par Ahura-Mazda^ ses limites naturelles ; mais le contexte ne permet pas de s’y arrêter. Tout dépend du restede l’âge de ce chapitre. Les trois tribus dont parle le § 60, étaient dit-on, trois tribus de racesoude^e«fe5 différentes et se gouvernant d’une manière indépendante; ce seraient les trois classes de la nation que Zoroastre aurait instituées à Raï si l’on en croit les traditions intéressées des Mages ; on sait qu’à Raï était le centre de leur puissance. Il pourrait y avoir ici une adaptation conforme au génie avestique.
(1) C’est-à-dire : l’infidélité complète, le polythéisme ou l’abandon complet de la religion mszdéenne. La glose pehlvie indique un doute grandissant (porté à l’extrême).
C^) Chakra; pi’obablement l’actuelle Charuck dans le Khorassan.
(3) Varena. Les gloses placent cette ville au Sud de la mer Caspienne, là où se trouve Vareh. Elles avertissent cependant, qu’une autre tradition, regarde Varena comme le nom antique de Kirmân. D’aprèsces mêmes gloses le qualificatif «aux quatre angles > signifierait quequatre chemins conduisent à cette ville. Impossible d’assimiler Varena à Oùpavoç et à Varana-, les lois de la linguistique s’y opposent. Comp. Journal asiatique, février-mars 1878. — Angles. Traduction incertaine.
(*) Litt. : « pour lequel. »
(^) Voy. § 75, note. Litt. : des fléaux non aryaques, ce qui peut signifier des invasions étrangères ou des crimes inconnus aux Aryas ou bien aussi des crimes honteux.
(*) Hapta-hendu ; les sept fleuves. C’est le nom que l’antiquité aryaque donnait à l’Inde occidentale, spécialement à la région de l’Indus. A l’époque de la composition de ce fargard, ce nom devait s’appliquer aussi au pays situé sur la rive droite de ce fleuve, pays traversé par de nombreux cours d’eau. Le nombre sept, du reste, n’est ici qu’un nombre mythique que l’on retrouve dans la plupart des conceptions religieuses des Aryas.
(^) Ce seraient, selon les gloses pehlvies, certains accidents arrivés aux femmes. — Litt. : Des signes mauvais, causés par l’esprit du mal ou provenant de souillures ou de crimes.
VENDIDAD
XX- 76. J’ai créé le seizième des lieux et des séjours excellents, moi qui suis Ahura-Mazda :
77. (Les régions qui s’élèvent) au-dessus des eaux de la Ranha (*).