‹ Calcul des probabilitéesChapitre 17 sur 69 · Nous sommes donc ramenés à considérer, en posant h · texte numérisé non relu

Nous sommes donc ramenés à considérer, en posant h

l'expression suivante

Elle représente la probabilité pour qu'une quantité x soit comprise entre a?. et œ -h dx; pour qu'elle soit comprise entre x0 et xx, la probabilité deviendra

hdx e~h*x\

pour qu'elle varie de — oo à -h <x>,

hdxe-h'-x%

En posant hx=y, cette dernière intégrale se transforme en

• - r^dye-y

C'est une intégrale connue, dont la valeur est i.

49. Arrêtons-nous surquelques conséquences dece calcul. La probabilité pour que X soit comprise entre — oo et H- oo est ij ce qui paraît une tautologie. Cette conclusion

n'était pas si sûre : la formule dont nous nous sommes servis, était approchée, et vraie seulement si X est petit par rapport à sfm.

.Soit d'abord

a - mp -h 1 sj m ;

la probabilité pour que X soit compris entre 10 et Àj tendra, d'après ce qui précède, vers

sjntpq

quand m croîtra indéfiniment. D'autre pari, quand \ et \ s'éloignent indéfiniment, l'intégrale tend vers l'unité. Posons maintenant

a > mp{ \ — e),

et

a < mp( i -+-£).

Soit F (s, m) la probabilité pour qu'il en soit ainsi. Je dis que je puis prendre m assez grand, s étant donné, pour que la différence

soit plus petite qu'une quantité donnée rj. Choisissons d'abord un nombre 1 assez grand pour que la différence

soit plus petite que ^- Cela est possible puisque l'intégrale

tend vers i , quand 1 augmente indéfiniment. Une fois X choisi, je prendrai m assez grand,

APPLICATION DE LA FORMULE DE STIRLING

i° Pour que

d'où

F(e, m) > F 20 Pour que la différence

À <. sp <J~m,

\p\/m ) J i spxïzpq

cela èst possible, car, pour \ donné, la limite de l'a probabilité

(pV™ )

est représentée par l'intégrale J~

pour m =

On aura alors

En résumé, la probabilité pour que a soit compris entre mp ( j — e) et mp ( 1 4- s), quelque petit que soit e, tend vers U unité quand m augmente indéfiniment.

50. On peut se demander quelle est la valeur probable de xn ; ce sera par définition

hxndx

r hxn a

Si n est impair, cette intégrale est nulle. Si n est pair, elle vaut

t r hxn

Jo v

hxn dx

Nous avons cherché la valeur probable de l'écart en valeur absolue; cherchons la valeur probable de la valeur absolue de xn, \xn\. C'est

h\xn \dx

La fonction sous le signe J est paire; cette intégrale vaut

donc

" hxn dx

t Ç hxn d J0 S/K

51. Ainsi, dans tous les cas, nous sommes ramenés à cette intégrale, qui se ramène elle-même aux intégrales eulériennes.

Posons

Wx^z^y,

d'où

h dx — ~ v 2 dy.

L'intégrale ci-dessus devient

Ire

i r"L dyy y J„ 2 h" v/tt

C'est l'intégrale eulérienne

APPLICATION DE LA FORMULE DE STIRLING. g-

Si n est pair et égal à 2 jx,

et, comme

la valeur probable de | x'1 | est

j i.3...(2fx-i)

Si h est impair et égal à 2fx + i, la valeur probable de \xn | est

ou

Faisons « = o; la valeur probable de 1 1 1 est égale à 1. Faisons n — 2 ; la valeur probable de \ x- \ est

Nous avons cherché la valeur probable de (ct — mpY et nous avons trouvé mpq. Ici, nous cherchons la valeur probable de a2, c'est-à-dire du carré de

a. — mp V m

ce doit être pq.

Cela se vérifie sans peine, puisque

A2 — — — ipq

La valeur probable de est

Nous avons clierché la valeur probable de \oc — mp\; c'est le produit par -2/npq du terme maximum de 2wa» impfju^ où a diffère très peu de mp.

Pour calculer ce terme maximum, il suffit de faire \ — o; on trouve

Donc, la valeur probable de | a — mp | est 2 mpq

y 2 TZmpq

c'est-à-dire

On en déduira la valeur probable de |^.| en divisant par \/7n; on trouve

52. Nous avons cherché la valeur asymptotique, pour m très grand, du terme

ml

en supposant a = /«yo -+- ).

Celle valeur asymplolique de </a esl

APPLICATION DE LA FORMULE DE STIRLING. 99

Cherchons, maintenant, la valeur asymptotique de ua pour oc = me.

On trouve, en comparant les deux expressions de oc,

On pourrait donc être tenté de croire que la valeur asymptotique est

e *Pt s/ntmpq '

mais cette expression est inexacte.

La valeur exacte de u„ est

txl{rn — a)\

Si m et oc sont très grands, l'expression asymptotique de ua est

aPe-* \/27Ta (m — oc)"1'* £-<»*-«) y/27r(m — a)

Le rapport de ces deux expressions de ua tend vers l'unité, toutes les fois que m et m — oc augmentent indéfiniment, et qu'on a

e tendant vers une valeur finie.

Je vais simplifier l'expression asymptotique de ua

m"1 r — oc)"1-* y s

oca(m — a)'"-a y 2 7ra(/?i — a) Soit a — s m; je pose

m — oc — sr m,

d'où

ÎOO CHAPITRE V.

L'expression asymptolique devient

(me)mE(m s et, comme mm — m'nz x mm£'

I / î n'ntar

Soit alors

/ mp\"lZ ( mq\mz' l~ \ mi ) \mz' ) y 2

\f2nmie'

53. Je dis que A est toujours plus petit que 1. £, e' restant constants, je fais varier p et q, en les laissant liés par la relation

Quel est le maximum de A?

Ce maximum a lieu quand pzqz' est maximum, c'est-à-dire quand p et q sont proportionnels à leurs exposants :

£ £' s -+- e' Ainsi le maximum sera atteint quand p — z, p — t',

et alors

Le raisonnement suivant nous fera d'ailleurs mieux connaître les variations de A.

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