SE
si l'on a représenté par /?, la probabilité de l'effet quand la cause agit.
Iwi porte sur toutes les probabilités relatives aux valeurs des u compatibles avec les observations; ni, est la probabilité a priori pour que les diverses quantités u soient comprises entre certaines limites.
La k'lème inconnue a pour probabilité d'être comprise entre
THÉORIE DE LTNTERPOLATION.
uk et uk -+- duk,
e-h*uîdk;
gt,- comporte/? facteurs analogues,
j'écrirai pour abréger
T3i=YL duA du» . . . dup,
11 faut intégrer pour toutes les valeurs des u compatibles avec les observations, c'est-à-dire satisfaisant aux inégalités
xh < Cj. Ui -+- C| uz + . . . 4- C% up<xh-+- dxh. La probabilité cherchée sera
cj, II du-i dui . . . du„
l7*1' Jlld^diu...
du,
quand les « satisferont aux inégalités ci-dessus. Sinon l'on aura © comme probabilité.
220. Si je cherche la valeur probable d'une fonction quelconque des u,
f FUdui du.2 . . . du,
/ II du. du» . . . dup
Nous allons transformer ces deux intégrales. On a
#h<fh< xh+dxh.
.le vais prendre pour inconnues j2, y„, et j'y adjoindrai p — // fonctions linéaires des // tout à fait quelconques, zu s2, . . . , zp„.
II diii dit2. . .du p
va se transformer en
II A dyx dy2 . . . dyn dzt dz* . . . dzp^n .
A est le déterminant fonctionnel des u par rapport aux r et aux s; comme ce sont des fonctions linéaires, A est constant. II vient
/ Fil dy i dy2 . . . dyn dzx dz.2 . . . dzp-„
J^TI dy{ dy* . . . dyn ds, dz, . . . dzp n
Nous avons à intégrer d'abord par rapport aux y; yx par exemple variera depuis xx jusqu'à t, -t-(/,r„ c'est-à-dire
très peu; la fonction sous le signe J" va rester sensiblement
constante, et l'on pourra écrire
dxx dx* . . . dxn f VU dzx dz2 . . . dsP-„
dxx dx2 . . . dxn ^ TI dzx dzt .
Les différentielles des x disparaîtront.
FIT et II sont des fonctions des z, et nous intégrerons par rapport aux : de - « à + «.
II est le produit d'un facteur constant par une exponen-
THÉORIE DE L'iNTEBPOLATlON. 297
tielle, e-V'i'ti+h*u*+- -+h"v)- l'exposant est un polynôme — P du second ordre et non homogène par rapport aux z.
221. Supposons F fouction linéaire des z. Cherchons la valeur prohable de F.
Les valeurs probables des différentes, quantités z s'obtiennent en cherchant les valeurs qui rendent minimum l'exposant P : soit z°£ la valeur de zt qui rend P minimum.
Alors
P0 est une constante, et P2 est un polynôme homogène et du second degré par rapport aux quantités zt — z?. L'intégrale
j ( s, - ) e~ p dz, dz,... dzp n
porte sur une fonction impaire par rapport à Zi — zj; en intégrant de — » à -+- oc, on aura zéro pour la valeur de cette intégrale.
On en déduit que, si F est égale à F0 quand on y remplace z£ par zf,
f (F-T0)e-*dzldzî...dzp n
est nulle, prise de — oc à 4- 00.
De même
J (F — F0)Jldzi dzt. . .dzp-h=o;
et par suite
^F II dzx dz2... dzp n = F0 f H dz, dz2... dzp n,
c'est-à-dire
Ainsi on obtiendra la valeur probable de F en substituant à z.j les valeurs qui rendent minimum le polynôme P.
'222. Appliquons ces principes au problème posé au paragraphe 216.
Au sujet de f{x), nos inconnues a sont les A et nous
avons
P = h, A\ -h hi A\ 4- . . . + h, A] + . . . .
11 faut rendre ce polynôme minimum.
Les valeurs des A seront d'ailleurs arbitraires, sauf les relations linéaires données par les observations
fia,,) B,,.
Ecrivons que P est minimum. L'accroissement dP devra être nul quand les A/ s'accroîtront de dk,
dP = h0A0 d\0 + . . . -+- ht A4 dAt-h . . . — o.
Les accroissements dA0, . . . , dA,, . . . sont liés par
df(a,) = o.
Or, /'(a,) par exemple est égal à
f(at) = A0-f- A,a, + . . .-+- A/a', -t-
Donc
dA0-t- a{dAx + . . .-\-a\ rfA,-f-. . . = o, dA0 -+- a.2 dAt ■+-... -+- a\ dA,- 4- . . . = o,
dAQ + a„ dAi -f- ...-+- aln d\, ; + . . . = o.
THÉORIE DE L'INTERPOLATION. 2g9