‹ Calcul des probabilitésChapitre 66 sur 78 · Je dis qu'on a identiquement · texte numérisé non relu

Je dis qu'on a identiquement

En effet

/i = £A,-he'B,.

2///;-^£2A/y/-h£'2B/.)v=£[x-+-Ê'fx', 2/i-' :;=£2A,/;.4-e'2iB,/;=:£|:x-^£>'.

CALCUL DE l'erreur A CRAINDRE. 267

Autre identité

En effet» en développant i(7—r')-,

ce qui est bien une identité, puisque en vertu de la précédente identité

ly"—2lyy'-hly'^—o,

194-. Cherchons la valeur probable 2./' . C'est une forme quadratique par rapport aux r.

On multiplie m^ par la somme des coefficients des termes carrés, ou, autrement, on considère Yéquation en S.

Soient F et F' deux formes quadratiques par rapport à n variables; si S est une constante,

F - SF'

sera encore une forme quadratique par rapport aux n variables.

En écrivant que le discriminant est nul, on obtient une équation d'ordre n en S, dite équation en S.

La propriété de cette équation est de ne pas changer quand on fait un changement linéaire de variables : c'est une équation invariante.

Supposons maintenant que nous nous proposions de calculer la valeur probable d'une forme quadratique ; je prends F'=:2/^ Écrivons que le discriminant de

F-S2/= est nul.

La somme des racines de cette équation est la somme des coefficients des carrés.

^8 Soit

Le discriminant donne

ou

S»H- (A -h A'-f- A'')S*H-. . .rz;: G.

La somme des racines est bien A ■+■ A' 4- A"; d'autre part, la valeur probable de y\ étant m* et celle de ri/2 étante, celle de F sera

mVA-h A'H-A").

Comme règle, on forme donc F — S2/*, on prend la somme des racines de l'équation en S et on multiplie par m*.

195; Aj^pliquons ceci à la forme quadratique 2/*. ^oit la forme

ôu< d'après le paragraphe 193,

Formons l'équation en S et cherchons la somme des racines.

Les quantités y'- s^xpriment linéairement en fonction de n - p d'entre elles; 2v'* se décompose donc en une somme de n —p carrés, et Ton a, les J étant des fonctions linéaires des y.

Les 7 — y s'expriment en fonction de p d'entre elles, et

Ton a, les tq étant des fonctions linéaires des j.

Les n fonctions linéaires ainsi obtenues sont linéairement indépendantes. Remarquons en effet qu'on a

Le premier membre est une somme de n carrés

le discriminant de la forme du premier membre est i. Le second membre ne peut avoir pour discriminant o. On a ainsi

Le discriminant est

n — p racines sont égales à i, et/? égales à o, la somme des racines est /i — /?.

La valeur probable de 2y* est ww*; d'après la règle exposée plus haut, la valeur probable de 2/' sera

Donc

par différence,

Ain&i : i® la valeur probable de la somme des carrés des erreurs commises est «m*; 2» la valeur probable de la somme des carrés des corrections faites est (n — /?) m* ; 3° la valeur probable de la somme des carrés des erreurs après corrections est pm*.

196. La valeur probable de ly' est plus petite que la valeur probable de ly'K

C'était aisé à prévoir.

Nous cherchons à déterminer les corrections de façon que la somme des carrés des corrections soit minimum : c'est le principe même de la méthode des moindres carrés.

A mesure que les observations augmentent, si nous considérons l'erreur commise sur une observation, nous allons démontrer qu'elle tend vers zéro.

Supposons que lesobservalionsaugmententconstamment; le nombre^ demeure constant, ainsi quepm-; le nombre des termes va en augmentant: il y a des chances pour que chaque terme diminue constamment.

Si nous considérons la plus petite des quantités [j'/c— y'kï^f

elle sera certainement inférieure a -^ —

Observons une même quantité n fois; une seule variable indépendante :/? = I .

Mf-y'r

Nous avons n termes; n observations faites dans les mêmes conditions; donc

197. Jusqu'à présent, nous avons supposé que la précision était connue, mais que les observations n'étaient pas faites.

Le problème se pose autrement; on ne sait rien sur la précision, mais les observations sont faites. . Nous voulons en conclure la valeur de h ou celle de m^

Voici la solution.

Les j ne sont pas connues; les >' le sont par la méthode des moindres carrés. 2/'2 est connu.

J'égale sa valeur à la valeur probable calculée a priori

d'où m^.

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