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Probabilités des causes dans les épreuves répétées

Un événement s'est produit m fois en a epreiwes (^identiques) ; quelle est la probabilité pour que ce fait ait pour cause une râleur y de la probabilité de l' événement ?

Soit îô (^y ) ily la probabilité a priori (supposée coimue^ pour que la probabilité de l'événement ait pour valeur/.

Si la cause qui produit l'effet observé, c'estrà dire l'arrivée des m événements, est la valeur j, elle donne à l'arrivée de ces m événements la prohabilité

en posant m -h n = a.

La probabilité pour que le fait considéré ait pour cause une probabilité de l'événement comprise entre j et v + c/x est, d'après le théorème de Bayes,

r"'{i — y)" Tn{y)ily

j""(i— j)"5T(j)rfy

Les limites de l'intégration sont nécessairement comprises entre zéro et un.

La dernière formule exprime la probabilité a posteriori pour que l'événement considéré ait pour probabilité^.

668. Expression finale de la probabilité. — Si le nombre u. des épreuves était infini, l'événement considéré et l'événement contraire se produiraient proportionnellement à leur probabilité, de sorte que

la fraction ~ exprimerait exactement la probabilité de l'événement

considère.

Cette valeur correspond nécessairement à la plus grande probabilité a posteriori. Cette plus grande probabilité s'obtient en annulant la dérivée par rapport a y du numérateur de l'expression générale du paragraphe précédent, c'est-à-dire en posant

Si m et n sont infiniment grands, la formule devient

■^ m -+- Il

669. Étude d'un cas particulier. — Lorsque le nombre a des épreuves n'est pas très grand, à chaque hvpothèse faite sur la fonction tu correspond une valeur différente pour la probabilité a posteriori.

'|SS I,. lîAnnKi.iF.R.

Si l'un n'a aiicuin' idée a p/ion >iuv les prciljabililcs, riiyitullit'sf la plus simple consiste à poser ts — i, ce qui revient à considérer comme également vraisemblables lonli's les valeurs de la probabilité entre zéro et un.

Alors le dénoniinaleur île la probabilité a posteriori (\\" ()()7) est l'inléurale eulérienne

f y'"(i-.y)"dy=^

ni

La probabitité cherchée a donc pour valeur

G70. La valeur la plus probable de j est La valeur niovenne de y est

'i^!L±f±lllr-(i-y)"<v:

671. Expression pénultième de la probabilité. Lorsque le nombre des épreuves est très grand, les probabilités a posteriori sont, comme nous l'avons vu (n" 652), indépendantes de toute hypothèse sur les probabilités a priori.

La formule relative à ce cas, obtenue indépendamment de la théorie des probabilités des causes, peut être également démontrée en faisant appel à cette théorie en supposant que le nombre des épreuves soit très grand.

L'événement s'étant produit m fois en jj. épreuves, sa probabilité est

voisine, lorsque a est très grand, de — =/>; désignons cette probabilité

Si l'on développe cï(j)-- î7î(/j-H£) par la formule de Taylor, cette fonction se réduit, puisque £ est infiniment petit, à sa partie constante, de sorte que la probabilité a posteriori est la même que si l'on avait supposé a priori rrr égal à un.

CALCUL DF.S PROBABILITES.

La probabilité a posteriori d' une valeur y est donc

{m -h II -1- 1 ) !

VHi)

r"'(i —y)" dv

En remplaçant V par/? -h i, on obtient la probabilité d'une valeiii

( m -r- Il -\- \)\

■ l)"'ll"

Le premier crochet a pour valeur asvmptoti(|ue

III '\- Il + \

\l'iT.{in -+- /O/"/

Désignant par a le second crochet, on a

log« = m log:( I +

«log(.-i)

£- / /« Il

2 \p- 7^ en négligeant les termes en a', on a donc

et l'expression de la probabilité devient, en remplaçant m [)ar ^p et « par u. q,

dE.

Nous retrouvons la même formule que précédemmeiil.

672. Étude du cas généraL — Supposons maintenant que gï(j; soit quelconque, mais développable en série entière

et que les valeurs de j s'étendent depuis zéro jusqu'à un ; alors le B. — I. 62

/|(-)o !.. I!.\»;iii;i.ii:k.

clciioiniiialeur de roxprcvssioii générale de la prubabililé a posteriori

(n» GG7),

se compose d'une série d'intégrales euléricnnes.

Si l'on désigne par S la somme de cette série, la probabilité a posteriori est

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