‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 10 sur 334 · XIV EXPLICATION DES ARCHAÎSMES · texte numérisé non relu

XIV EXPLICATION DES ARCHAÎSMES

affirmative avec une phrase interrogative, quand c'est un pronom sujet qui suit le verbe.

— Nous avons dû conserver quelquefois l’ellipse du de possessif : « La mort Roland; fils Capuel; le fils Sainte-Marie », pour « La mort de Roland; fils de Capuel; le fils «de Sainte-Marie. »

— L'ellipse de la conjonction que et du pronom qui est fréquente :

Bien vous savez contre païens j'ai droit; (Roland, laisse 276) c'est-à-dire : vous savez que...

Ellipse de qui:

S'il a parent m'en veuille démentir.

(oland, laisse 307.)

— La conjonction que peut équivaloir à si bien que ou à car:

Dieu le sauva, gu'au corps ne l’a touché.

(Roland, laisse 109.)

— L'i du pronom relatif qui et la voyelle de la conjonction si (se en vieus français) s’élident fréquemment :

Hors Saragosse qu'est en une montagne.

(Roland, laisse 1.) S'en rière-garde il peut trouver Roland, Le combattra avec toute sa gent.

(Roland, laisse 51.)

En revanche, on peut n'avoir pas d'élision devant il: ’ P I

Et, si il peut, Roland v périra.

(/ioland, même laisse.)

— Pour exprimer cette idée que pas une des personnes dont on parle ne s’abstient d'agir de telle ou telle facon, on emploie constamment la tournure : « N’y a celui qui ne », avec ou sans ellipse du pronom relatif:

N'y a marin, de lui ne se réclame.

(Roland, laisse 133.)

N'y a celui ne pleure et se lamente.

(Roland, laisse 162.)

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