‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 108 sur 334 · Par équivaut ici à avec · texte numérisé non relu

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2. « D'heures en autres », c'est-à-dire: de lemps en temps — « Claner ou réclamer sa coulpe », c'est crier, avouer ses fautes, fair: son med culpd.

Et que bénisse Charles et France douce,

Son compagnon Roland dessus tous hommes.

Le cœur lui manque, le hcaume lui incline!, Et tout son corps sur la terre retombe.

Mort est le comte, au monde plus ne reste.

Le preus Roland le pleure et se désole ; Jamais sur terre n'orrez ? plus dolent homme.

CLXX VII

Roland le comte, quand mort vit son ami, La face à terre, vers l'orient son front, Moult doucement à regretter le prit ? :

« Pour ton malheur, ami, tu fus hardi !

Ensemble avons été et ans et jours!

Ne m'as fait mal, et tort je ne te fis.

Quand tu es mort, c'est pitié que je vive ! » À ces paroles se pâme le marquis

Sur son cheval qu'on nomme Veillantif.

Mais est tenu par ses étriers d'or fin:

Quel part qu’il aille, ilne peut pas tomber.

1. Entendez : « son heaume (sa tête) s'incline. » 2. Orrez, futur de our.

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