‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 2 sur 334 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

a été déjà mis à l'épreuve!, et qui consiste à reproduire aussi exactement que possible les mots, les tournures et le rythme de nos vieus poèmes. On trouvera plus loin des explications précises sur ces archaïsmes. Notre but est de donner — si on nous permet cette expression — la « sensation » de l'original à ceus qui n’ont pas fait Les études spéciales sans lesquelles on ne peut lire dans le texte les auteurs du moyen âge. C'est moins une traduction que le texle mème rendu lisible.

Nous serons sobre de notes, ne voulant pas influer sur l'idée que le lecteur pourra se former spontanément du mérite littéraire de nos vieilles chansons de geste, et jugeant inutile de souligner les anachronismes, les procédés de style et les conceptions naïves (comme celle des mahométans idolâtres et adorateurs d’Apollon), toutes

4. Dans le Rutebeuf cité plus haut, dans deus volumes de la collection Lecène et Oudin (Poésie lyrique au moyen âge; — Littérature dramatique au moyen äge), et dans un chapitre de l'Histoire de la Langue et de lu Littéralure française de Petit de Julleville.

Nous avons publié, en 1887, dans la Bibliothèque de la Faculté des Lettres de Lyon (Paris, Leroux), une « traduction archaïque de la Chanson de Roland », à laquelle nous renvoyons pour le commentaire philologique qui accompagne chaque vers du poème. Cette traduction a été refondue pour le présent volume.

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