‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 208 sur 334 · EE TT · texte numérisé non relu

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Car bien avait de vous parler ouï. »

Répont le comte : « À elle grand merci!

Lui sais bon gré, par le grand saint Remi!

Or j'en sais tant, par Dieu qui ne mentit, Si je ne l'ai, tel récit m'avez fait Qu'en périront mille de fer vêtus,

. Pour l'amour de la dame'! »

« Hugues, par Dieu, vous la m'avez louée, Et beaucoup d’autres la m'ont déjà nommée ; Mais, par celui qui mainte âme a sauvée, Et par la foi que j'ai juré garder

À l'empereur à la barbe mêlée,

Si je ne l'ai, bien cher sera payée,

Car mainte tour en sera éventrée,

Et mainte ville brûlée et embrasée,

Et à maint corps l'âme sera ôtée !

Si volontiers elle ne m'est cédée, Lombards auront sous peu belle mêlée, Car je irai, l’oriflamme levée,

Jusqu'à Pavie, la fort cité louée.

Si la pucelle m'est de bon gré donnée,

4. Entendez qu'Aimeri, enthousiasmé par ce qu'il vient d'apprendre, est décidé à tout pour épouser Hermengarde, dût-il causer la mort de mille chevaliers.

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