‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 212 sur 334 · Gonelle, sorte de tunique · texte numérisé non relu

Gonelle, sorte de tunique

4. On ne connait pas d'autre exemple du mot ganche, dont l'origine et le sens sont inconnus. ;

Capuche en tête et par devant ourlée.

Avait chacun ceinte moult longue épée, Qui une toise aurait bien mesuré,

Et un écu tout rond au cou posé.

Et ils chevauchent, comme gens insensés, Sur des juments à la queuëé rognée

Ou hauts chevaus à grand tête levée.

Et quand ils ont notre gent avisée, Hautement crient, comme gens égarés,

« Godehelèpe ! » d'une grande haleinée.

Mais Savari, à la barbe étalée,

Parlait roman, car avait voyagé.

Contre nos comtes court à toute vitesse ; Quand près d'eus fut, à haute vois s'écrie :

«a Oùirez-vous, folle gent égarée ?

Qui vous commande ? Quelle est votre contrée ? Normands semblez, c'est vérité prouvée, Vous qui pareil orgueil ici menez.

Avant de voir de Pavié l'entrée,

Vous paîrez cher la robe que voici 8!

Ne conquerrez la valeur d'un denier. »

Et dit Geoffroi au visage hardi :

« Si le faisiez 4, France en serait honnie, Notre prouesse aurions bien oubliée !

Par le Seigneur qui fit ciel et rosée,

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