‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 221 sur 334 · Pourvu · texte numérisé non relu

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Dessous leurs chapes en ont tant apporté, Que ils en ont un grand mont entassé.

Et ils les vendent aussi cher qu'il leur plaît, À bon argent et à fin or pesé.

Et les vilains mènent en quantité Muls et sommiers, qui sont de noiïs chargés, Qu'ils ont vendues tout à leur volonté.

Et les Français ont tout au feu jeté ; Avec les bons hanaps, qu'ils ont cassés, Et les nois gauges ! ont le feu allumé.

Jaillit la flamme, qui jète grand clarté; Jusqu'’aus toitures ont les brandons volé, Et peu s’en faut qu'ils n'aient tout embrasé. Tous les Lombards en sont épouvantés ; Dit l’un à l’autre : « Mal nous est arrivé !

Ce sont ici diables et démons!

Que le dommage tout en soit retourné Sur Boniface, le fol écervelé,

Qui les mit dans Pavie?! »

Vingt jours séjournent les barons et les pairs. S1 richement qu’on peut l’imaginer,

Font chaque jour les mangers apprêter ;

Les venaisons et les ours font tuer,

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