Cel an, par extension, « ce jour, à cette heure
Je craindrais trop que vous eussiez mèlée.
Si le roi veut, j'y puis aller moult bien. »
L'empereur Charles a la tête incliné,
Après leur dit : « Tous deus vous en taisez ; Ni vous, ni lui, n'y porterez les pieds.
Par cette barbe que voyez blanchoyer,
Les douze pairs à tort seraient choisis. »
Français se taisent; vous les voici calmés.
Turpin de Reims s'est levé de son rang.
À Charles crie de sa vois haute et grande :
« Beau sire roi, laissez en pais vos Francs.
En ce pays avez été sept ans,
Mouli ils ont eu et peines et ahans!.
Donnez m'en, sire, le bâton et le gant,
Et je irai au païen espagnol.
Je voudrais voir un peu quel air il a. »
L'empereur Charles répont tout en courrous :
« Par cette barbe, vous ne le ferez point.
Allez vous seoir dessus ce tapis blanc;
Ne parlez plus, si je ne vous le dis. »
« Francs chevaliers, leur dit l'empereur Charles, Élisez-moi un baron de ma terre,
Qu'’au roi Marsile me porte mon message,
Et puisse bien, s’il est besoin, combattre. »