‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 26 sur 334 · Ahans = souffrances, faligues · texte numérisé non relu

Ahans = souffrances, faligues

Ce dit Roland : « Ganelon, mon beau-père !

Si le laissez, n’y enverrez plus sage. »

Disent Français : « Il le peut moult bien faire ; Si le roi veut, bien est juste qu'y aille. »

Ce dit le roi : « Ganelon, avancez,

Et recevez le bâton et le gant.

Ouï l'avez, c’est vous qu'élisent Francs.

— Sire, dit-il, c'est Roland qui l’a fait !.

Ne l’aimerai plus de tout mon vivant,

Ni Olivier, parce qu'est son ami,

Les douze pairs parce qu'ils l'aiment tant :

Les en défie, sire, devant vos yeus. »

Ce dit le roi : « Trop avez de colère.

Or vous irez, certes, quand je le veus.

— J'y puis aller, mais n’y aurai garant ? :

N'en eut Basile ni son frère Basan. »

« En Saragosse sais bien qu'aller me faut.

Qui là-bas va, retourner ne s’en peut.

Par dessus tout j'ai votre sœur pour femmé * ; En ai un fils, de plus beau n’en est nul;

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