‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 253 sur 334 · La forme ancienne de ce nom n'a pas d’e muet final · texte numérisé non relu

La forme ancienne de ce nom n'a pas d’e muet final

« Noble baron, cette femme voulez ? »

Répont le comte : « Rien plus ne vous requiers !. » Par la main droite il la lui a donnée,

La prit le comte gaîment et de bon gré, Grand joic en font les barons chevaliers.

À leurs hôtels allèrent s'héberger.

Jusqu'au matin, qu'ils virent le jour clair. Lors se préparent, sans plus s’y attarder; Sur les sommiers font bagages charger,

Sur les destriers montent les bons guerriers. S'en va le comte, a sa femme emmené,

Et de la ville sortent sans nul délai.

Roi Boniface les va accompagner :

« Aimeri sire, par le grand saint Richer, Parmi tels gens vous vous en retournez,

Qui n'ont jamais votre maison aimé ;

Noble baron, si bien vous le voulez,

De mes Lombards emmenez un millier :

Auront chacun et armes et destrier,

Vous aideront, si besoin en avez.

Mais d’une chose je vous veus moult prier, Que, si l’on vient à combat commencer,

Au premier rang devant vous les mettiez. »

Dit Aimeri: « À votre volonté !

Je ne dois craindre trop grande compagnie.

Par saint Denis, que l’on doit invoquer, Quand plus j'en ai, plus j'en suis réjoui. »

Lombards l’entendent, moult en sont courroucés ;:

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